Le pire n'est jamais décevant

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Jocelyn D.

Jocelyn D. ----------------------------------------- Homme. 21 ans. Avignon. Licence 3 Sciences de l'information & de la communication. Elu étudiant UNEF. Chroniqueur à RCF. ---------------------------------------- Etats d'âmes, réflexions, confidences, photographies, analyses, vidéos & mp3, portraits, chroniques, émissions, espoirs & idées noires.

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''Tremblement des yeux''

Par Jocelyn D. :: 24/03/2008 à 3:51 :: Général

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Treize minutes vingt-quatre

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Je la devance, votre satanée question. Pourquoi diable déserter ce blog qui me tend les bras ? Hein ? Bin alors dis donc ?
Pourquoi maltraiter ainsi mes environ-quarante/cinquante-visiteurs-quotidiens (moins je publies, plus leur nombre augmente), qui ne demandent qu'à disséquer, percer, pénétrer mes tirades incertaines ?

Il y a pourtant tant de choses à dire pensez-vous. Et vous avez bien raison : Les charmantes fredaines de notre président, Carpentras qui passe à gauche, la hausse du prix du pamplemousse, mes expériences radiophoniques, ma réélection triomphante au Conseil d'administration de ma faculté, mon nouveau forfait Orange, l'arrivée de Radio Nova à Avignon, mes haltes intempestives à la Fabrik Théatre, et plein d'autres sujets distrayants, captivants, émouvants, qui, je le sais que trop bien, vous apportent (apporteraient) extase et félicité... Bon...

Déjà, j'écris ailleurs, j'écris pour moi, et pour mes amis, et j'envoie des choses par mails, parce que c'est trop brouillon, ou parce que c'est trop personnel, ou les deux.

(...)


Google Analytics ( service d'analyse de sites web gratuit proposé par qui vous savez ), me donne les mots-clefs les plus populaires des gredins qui ont atterrit sur mon blog. J'en ai sélectionnés quelques-uns, parce que c'est sympa tout plein : « blog d exhibe de couple sur rouen », « blog de couple rouen libertin », « blog video femme exhibitionniste en robe transparente dans la rue », « blog peur angoisse mélancolie », « gros seins et tetons pointus sous chemisier blanc transparent », « j ai 21 ans et j'ai des tremblement des yeux » (je l'aime bien celui là), « jocelyn le macho », « présentatrice de télévision montrant leur décolleté sexy », « Banette mazan » et le meilleur pour la fin, « vieilles salopes de 80 ans avec vieux puceau ».

Je m'attarde quelque-peu sur cette dernière requête, vous conviendrez que ça vaut le coup. Et on se plonge dans l'ambiance, les amis. Ainsi donc, le 4 mars 2008, m'affirme ce service, dans la jolie ville de Lille, un obscur internaute (abonné à France Télécom) tapote non-sans enthousiasme sur son moteur de recherche favori, la phrase : « vieilles salopes de 80 ans avec vieux puceau ».
Le tout d'un bloc, prépositions comprises. ( Pour info, j'ai vérifié : effectivement, je suis assez bien placé). Alors le gars, forcement, il clique (je pars du principe que c'est un monsieur, personne ne me contredira), l'espoir soudain l'envahit, il se dit que peut-être ici, il trouvera son bonheur, enfin j'imagine (je précise que n'ai aucunement les mêmes moeurs que ce curieux surfeur, contrairement à ce qu'affirme hâtivement le moteur en question).


Bref, jusqu'ici, tout va bien. On va dire ça. Certes, quatre-vingt pour cent des « nouveaux visiteurs » sont à priori de gros pervers... Mais normalement, une fois arrivés, il ne restent pas longtemps, cinq secondes tout au plus, réalisent que je ne propose pas tout à fait ce qu'ils recherchent avec véhémence.

Seulement voilà, celui-là est différent. Oui, celui là même qui cherche des « vielles salopes » avec des « vieux puceaux » a squatté bien plus longtemps sur ma page. Treize minutes vingt-quatre secondes très exactement. Et on dira ce qu'on voudra, ça fait beaucoup treize minutes vingt-quatre secondes...
Alors de deux choses l’une : Soit le chenapan était convaincu que mes mots contenaient ce qu'il désirait ( avant de se faire une raison ), soit il s'est dit ''wha délire ce blog il déchire'' (ou quelque chose du genre) et m'a soigneusement lu oubliant, pourquoi pas, la raison première de sa visite. Allez savoir.

Ce service d'analyse ne me dit pas si tu es revenu, oh grand malade. Mais saches que la durée de ta visite à remis sérieusement en question l'existence de ce que tu es en train de lire... Et je veux savoir, si il y a, à tes yeux, un lien entre ta quête, et mes mots. Le pourquoi de tes treize minutes vingt-quatre.

(...)


03h31. Deuxième canette de Coca Light. Cette nuit est fraiche je me dis, j'ouvre la fenêtre de ma chambre, Mazan chez mes parents (week-end de Pâques oblige), je regarde mes messages sur facebook, sans que rien arrive. Quelque chose s'est passé la semaine dernière.

Quelque chose de pas commun. Quelque chose de tout à fait agréable, que je n'avais nullement anticipé. Deux ou trois chansons, frottements de vêtements, lacets défaits, et se sentir un peu différent. Sentir l'évidence de l'instant. De la beauté.

Le désir simple et mystérieux d'un heureux hasard qui se répète.



 

Le symbole de la bestiole

Par Jocelyn D. :: 18/02/2008 à 2:22 :: Général

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L 'angoisse en camera subjective
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« Et lui c'est qui ?... Lui, c'est le client. Il pense qu'il a bien fait de couper par le jardin... »

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1]
Et celui là alors ? Lui, c'est l'étudiant, il sort de la banque, il est amer, il n'a qu'une cinquantaine d'euros sur son compte, ce qui est un peu juste pour vivre pendant deux semaines. Mais il fait beau, un bleu ciel pur, comme si la nuit hésitait à tomber... et, heu...

2] C'est toujours difficile de vouloir faire un article un un tant soit peu original dans mon blog, de se dire, allez on va raconter une histoire destructurée, ça va les épater. Elaborer un compost synthétique où la langue s'exprimerait sans retenue apparente mais dans un contrôle total de ses effets et de ses intentions. Une roue libre autoritaire, une frivolité d'apparence.
Une expérience de laboratoire, une aventure chimico-lexicale où l'on aurait fourré tous les réactifs existants sans intention d'observer un précipité. Un exercice de style assez prétentieux, un peu vain. Une grande arnaque en somme.

3] Depuis ces derniers jours, j'ai joué le rôle du disparu. Cela consiste à ne pas répondre au téléphone, à ne pas être sur Gmail, et autres Windows live messenger. Ne pas bouger lorsque l'on sonne a la porte. Garder les volets croisés. Faire ses courses aux Halles très tôt, ou très tard dans l'épicerie arabe, rue des lices. Au travail, parler peu, faire ce qu'il y a faire et partir sans dire au revoir. Je pourrais crever d'une hémorragie Interne dans mon studio, ils mettraient une éternité à le découvrir. Comme ces vieux qui croupissent chez eux pendant des années, morts. Avant que les voisins se plaignent dune odeur étrange dans l'escalier...

3,5] Chercher l'indifférence, la provoquer, c'est une sorte de suicide expérimental, permanent, en principe non-fatal, donc mieux toléré.

4] J'ai assez bien passé la turbulence normée Saint Valentin. J'ai relu Alain Soral. J'ai regardé «A vous de juger » sur France 2. Il y avait Pierre Moscovici et Manuel Valls d'un coté, Rachida Dati et Xavier Darcos de l'autre, et Bayrou au milieu. Le sujet c'était, si je m'en souviens bien, quelque chose comme : «  Sarkozy la fin de l'embellie ?» (d'ailleurs ça marchait aussi avec ''embolie'').

Bref, ce qui était rigolo dans l'émission de Chabot, c'est que la dite droite défendait farouchement le principe d'interventionnisme d'état en faisant fi de la situation de nos finances publiques, alors que la dite gauche prônait la politique de rigueur, le serrage de ceinture au dessus de la taille en jouant la partition : « Arrêtons les promesses dont nous n'avons pas le sou ». C'est l'effet Bayrou 2007 ça.
En tout cas, c'était plaisant à suivre cette (nouvelle) opposition, qui rejoint celle entre démocrates et républicains, en période primaires aux States.

5] J'ai reçu un texto, dans la matinée de Samedi. C'était remy : « ce soir ciné ça vs di? ». Et comment que ça me dit, ouais, c'est une bonne idée, ça me changera. Et je décide de répondre, je fais mon sociable, et je clos du moins temporairement ma période casanière.

Un film est proposé : Ps I love you . Je trouve intéressant d'aller voir un film que je ne serais pas allé voir de moi même (un mélo tire-larmes un peu nunuche), alors j'étais partant... Ce qui ne fut pas le cas de tout le groupe. Voulant à tout prix éviter les conflits (la fameuse volonté partagée d'unité) on se redirige en urgence sur Cloverfield. Une sorte de mix entre La guerre des mondes et Blair Witch. En gros, un film de monstre filmé en camera subjective avec un camescope familial. Un Blockbuster emballé comme un film indépendant. Un compromis qui satisfait tout le monde, alors on y va.

6] Malin, et surtout très bien foutu, ce film. On rentre dans la peau du personnage - cameraman : comme lui on ne sait pas, on comprends pas, on subit. Et lorsque tout le monde court, la camera virevolte dans tout les sens. Burp !

6,5] Auparavant, les films de monstres étaient souvent utilisés à des fins propagandistes. Par exemple, l'ennemi-monstre catalogué ''URSS'' violente les pauvres yankees innocents. On avait le bien et le mal, et après moult péripéties, le bien triomphait, prouvant que c'était bien eux les meilleurs, et qu'ils ne fallait pas les faire chier. Avec Cloverfield, on quitte le point de vue global pour se recentrer sur l'individu.
Le cameraman-personnage commente ce qu'il voit :
« putain, putain, c'est énorme», il répète qu'il « immortalise », que c'est important, pour pouvoir le mettre « sur internet » et ainsi prouver aux gens « qu'il était là ». Dans de nombreuses scènes du film, ont voit des gens qui prennent le chaos en vidéo avec leur portable, réflexe « youtubisé » même devant la mort. On ne voit pas le monstre, on l'aperçoit furtivement, on le ressent... boum, boum...

La bestiole serait alors une métaphore de la peur, mutante, insaisissable et destructrice. Une peur inhumaine enregistrée à taille humaine, mal cadrée, tremblante.

Une expérience cinématographique unique en son genre, à conseiller.


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( bonus ) Ah oui, je me suis amusé à faire une émission lors d'une nuit d'insomnie,
entre ''musique'' et ''actu". Je vais le proposer à RCF, sans franchement y croire.
Quelque part, c'est ma playlist du mois de Février...

[ATTENTION : quelquefois, la musique tourne au ralenti : re-essayez]


(à écouter au dessus ou à télécharger içi)

ps : téléchargez firefox pour avoir le player


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02:05

Par Jocelyn D. :: 04/02/2008 à 2:04 :: Général

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La soirée du premier paragraphe


« Des va-et-vient, des lamentations, quelque chose de lancinant, de régulier, propice au sommeil.
La mer, les pédalos, et un trois-mâts accroché à l'horizon comme un affiche.
Un coup de soleil, les épaules et les bras comme de la viande grillée.
Courir dans l'eau qui achève de me cuire comme un court bouillon ».


Ça a commencé comme ça. Se retrouver fin de soirée, vouloir consoler une fille bien qui pleure l'infidélité toute récente de son petit ami, entre deux copines compatissantes. Rester figé, pas savoir quoi faire. Pis se dire la vache, j'aimerai bien qu'on chigne comme ça pour moi. Ou bien même, moi aussi je veux pleurer un amour déchu, épandre des carafes de larmes, crier mon désespoir, exhiber mon déshonneur. Dire aux gens que les filles, bin, c'est toutes des connasses, que ouais de toutes façons, on ne m'y reprendra plus. Ce genre de choses.

Préparer un exil. Prendre un rendez-vous avec la conseillère d'orientation. S'imaginer dans dix ans. Se concentrer parce que quelqu'un me fait confiance dans l'écriture de bribes qui pourraient se transformer en spectacle (sait-on jamais). Imaginer des sujets consensuels mais impertinents pour la radio. Et on m'explique que je bafouille, que mon débit est saccadé, que je ''mange'' mes mots. Et alors vous m'emmerdez quoi, Colombe Schneck elle fait bien vingt minutes quotidiennes sur Inter, alors.

Préparer un exil. Vouloir reprendre à zéro, tout. Tromper les gens sur sa vraie nature. Être le parfait adolescent bien dans sa peau dont parlait Halv, cliché dont personne ne croit, cliché dont tout le monde aspire. Donner deux euros au gueux qui fouille les poubelles devant chez soi, s'en vouloir de ne pas l'avoir invité à avaler un morceau, même si le frigo est vide, il doit rester des oranges, quelques cookies nougatine ''prix malin''.

Quand on me demande quel est mon tube de l'année 2007, je réponds « Forever Young » de Sex in Dallas. Parce que les paroles, d'un cynisme absolu, me parlent, parce que l'album est génial, parce que le clip ne veut rien dire. Ouais, j'aime bien regarder les clips de musique électronique sur dailymotion. Comme celui, beau et idiot des Micronauts (misogyne m'affirme t-on, parce que voyez-vous, on y voit une femme seins à l'air). Aussi, le mythique « Signature » qui réussit en une poignée de minutes à fédérer les fans de tuning et ses détracteurs, susciter l'admiration chez les uns et la raillerie chez les autres.

En plein milieu d'un conseil d'administration, défendre un amendement tête baissée pour le jeu. Se demander si je cautionne ce que je blatère. Si ma lutte contre le corporatisme étudiant n'est pas en soi un nouveau corporatisme. L'Unef et sa doctrine Jacobine du pouvoir, des cadres qui s'évertuent à nous expliquer le bien et le mal, les gentils et les méchants dans des week-ends de formation où les repas sont payés par le Crous Montpellier. Je fus d'une discrétion irréprochable même si un repas, j'ai eu envie de crier « Pauvre conne » à celle-là qui m'expliquait que toutes les filles doivent être automatiquement féministes, et même de par leur sexe, bien plus féministes que les hommes.

La discussion se poursuit sur internet avec Marion, une semaine plus tard. Je me demande si s'affirmer féministe est une bonne façon d'être féministe, que je lui dit alors. Au lieu de multiplier les journées thématiques (femme, homos, jeunes, racisme, nains) on devrait faire une journée de l'homme, ou de l'humanité, qui lutte contre toutes les discriminations, sans distinctions, sans classements et surtout sans vengeances sous-jacentes, j'ajoute. « Avec certaines personnes j'ai envie de leur en faire baver », elle me répond. Humilier un macho le confortera dans son rôle de macho, je lui rétorque.

De toutes façons, faut arrêter l'hypocrisie avec le macho, le drageur, le phallo. C'est lui le roi du monde. Regardes, tu prends un macho et un timide: le garçon timide n'osera jamais te voir, alors que le macho s'empressera de venir vers toi pour te faire la cour. Et statistiquement, à partir de là, il y a bien plus de chances que le macho réussisse son opération (même si on est dans le court-terme) que le timide qui restera dans son coin, au loin, et regardera avec effarement cette scène de drague brutale, rentre-dedans. J'entendais une amie ce week-end dire « Au point ou j'en suis, je prends tout ce qui vient », j'ai trouvé ça révélateur. Marcher à l'usure, à la flatterie, z'êtes drôlement jolie mam'zelle.


Dans la soirée du premier paragraphe,  j'aurais bien aimé être un gros macho.



Multimédia, comme qui dirait

Par Jocelyn D. :: 24/01/2008 à 8:16 :: Général

Décembre review

Par Jocelyn D. :: 31/12/2007 à 10:41 :: Général
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Mélancolie / Nuit Blanche


« Je pourrais dresser la liste d'une multitude de ces menues idylles à sens unique »


Quand une nana sent les approches d'un pauvre garçon un peu trop appuyées, elle glisse, l'air de rien, au beau milieu d'une phrase, deux simples mots : « Mon mec ». Voilà, il n'en faut pas plus. Et tout s'effondre. Le sous-entendu est d'une intensité redoutable : tu peux toujours ramer mon coco, je suis casé, bien casé, avec un type qui a le permis et un BEP, qui a un salaire et des gros biscotos. Il m'amène à La Station le samedi dans sa 206 rouge-vif et on danse toute la nuit, il sait me faire jouir et quelquefois regarde France 5 avec moi le dimanche après-midi. Mais continue à flirter avec moi, quand même, ça flatte mon ego de salope, ça élève ma place au classement des pouffiasses. Non, non, prend pas la peine d'essayer de me le dire, je sais bien que je t'attire. Grâce à toi, d'ailleurs, je me sens un peu exister. Ouais, continue à me regarder avec tes beaux yeux tristes quand je te parle de « mon mec » le sourire aux lèvres , dans une file d'attente.

J'ai l'impression de te contrôler, c'est marrant, c'est apaisant. J'aime te faire souffrir, en te miroitant que tout peut-être encore possible. Comme le dit le viel adage, sur un malentendu ça peut... Enfin rêve, rêve petit con, ça justifie ma vie.


« Réaliser l'impossibilité et la nécessité de la tâche dans le même mouvement de la pensée »


Figé telle une enclume. Plus d'élan, plus de colère, embourbé dans le collimateur de la mélancolie. Mélancolie collante, encochée et encombrante. Malencontreuse mélancolie. Mélange de manques qu'on ingurgite, coulis de mélancolie qui nous ankylose. Mélancolie, donc tu picoles, t'oublies les protocoles. Coliques de souvenirs colossaux. Remembrance de vacances rêvées, colorées, amicales. Mélancolie de ces rencontres pleines de candeur. Mélancolie d'une lady, d'un décolleté, de câlineries dans mon lit. Mélancolie sans accalmie. Mélancolie cancéreuse. Mélancolie alcoolique.


« Quoi de plus agréable que de sentir que l'on est la source unique, la cause arbitraire et irresponsable des joies et des malheurs d'autrui ? »


Avant, j'avais deux connexions non-sécurisées. Et c'était bien comme ça. Quand l'une ne marchait pas, hop je passais sur l'autre. Alors, c'était pas évident, certes, mais je me débrouillais, et j'avais le net tous les soirs, tous les matins aussi. Pourquoi ces confessions intimes ? Parce que pendant un mois et demi, je n'ai plus eu internet dans mon studio. Plus de connexions gratuites,  c'etait fini. Ainsi, ma vie s'est affadit. Grand constat : je suis un drogué de la toile, je m'en rends compte juste maintenant. Petite bizarrerie remarquée : Je n'arrive pas à écrire quand mon ordinateur n'est pas connecté à internet. Je dois me sentir lié au monde pour pouvoir pianoter sur open-office.

Je hais le vent. Le Mistral Avignonnais, surtout. Et le pire dans tout ça, c'est que tu trouveras toujours un gars dit « du pays » t'annoncer fièrement que le vent, lui, « ça lui fait rieng », qu'au moins « c'est bieng parce que l'on voit le soleileuh ». Après, ces mêmes érudits te font généralement une grande théorie, comme quoi à paris, et dans « tout les pays, là-bââ, dans le Noreuh » ils dépriment à plein tubes à cause de la «sinistre grisailleuh ». J'arrête là.


« Du reste la vie est faire d'événements sans importance, fugaces, interchangeables, dont le degré de réalité demeure à l'appréciation de chacun ».


Semaine dite contre le SIDA avec L'Unef Avignon. Au «sortez couvert » de rigueur depuis des années, j'essaye d'imposer « sortez couverts, si tant est vous en ayez l'occasion. »... Qui me parait plus juste, plus honnête. Troublé par les étudiants qui me répondaient, lorsque je faisais la distribution de préservatifs LMDE, que non, ils n'en voulaient pas, que cela ne leur servirait à rien, parce qu'ils étaient toujours puceaux, et que cette morne situation n'était pas prête de changer. Et ils te disaient ça, droit dans les yeux, l'air désolé mais sans honte aucune.

Une personne somme toute respectable (élevée hiérarchiquement, surtout), accompagnée d'une autre qui l'est presque tout autant, m'a affirmé dans ce même Stand que je ressemble considérablement à Eric Forman, de la série that's 70 show.

Enfin, j'ai internet. Ouf. A peu près 20€ de communications hotline (Bien réflechi, ça fait pas cher la découverte tourisitque du Maroc) cinq aller-retours en boutique, mais finalement Numericable, ça marche pas si mal.


« Comptabilise tes victimes, garde un oeil sur tes ennemis, dévalise les vitrines, applaudi lorsque les morts s'animent, souviens toi comme c'est beau la vie. »


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31 décembre. Dernière nuit en 2007. Et une nuit blanche comme j'en ai rarement faite. Tout le borgnion sans le moindre dodo. Alors, j'ai écouté des MP3 avec mon casque Technics que j'ai gagné à Noël. Le dernier Album d'Autour de Lucie (il sonne drôlement bien au casque, je me suis dit), Loney Dear (ça c'est super bien, aussi), Burial, Laurent Garnier...

Demain, je prendrais tout un tas de résolutions : faire du sport, arrêter de « maltraiter » mon « rythme naturel » en me couchant plus tôt et à des heures plus régulières, arrêter de travailler dans l'urgence pour tout, remplir plus souvent mon blog, manger équilibré, ne pas laisser passer des occasions, avoir confiance en moi.

Bref, ça s'annonce bien.


PS : Quelques justifications de mon absence bloguesque, ici, ici, ou encore ici... Et pour me faire pardonner, une playlist des fêtes bien sombre, programmé par moi, en écoute : cliquez là.


Voilà.


JD

Retour blog, détour vie

Par Jocelyn D. :: 09/12/2007 à 22:56 :: Général
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Dernière ligne.
Une chambre, froide et vide. Une Attente.
Un homme, et des pensées.

(Extraits...)

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Il compte les jours à l'envers. Il essaye de pleurer devant la glace. Il a du insister pour qu'on le laisse un peu. Il veut se voir désagréger, être l'unique témoin de cet incident planifié.

Dans ce mourroir, il brûle de l'intérieur, il se consume et le ressent secondes après secondes.
A travers la fenêtre, Il s'avoue être bien incapable de voir s'il fait beau ou s'il fait un temps de merde.

Le bip et le bip et encore le bip de la machine lui rappelle que le temps passe, désormais. Avant, il n'y faisait pas franchement attention. Bien sur, il sentait l'heure tourner, mais ne voyait rien venir, rien de bien concret, pas d'échéance qu'on dirait fatale. Avant, c'était avant cette chambre glaciale, et vide, et blanche. Il n'ose plus bouger par peur de défaire sa couverture bleue qu'on lui a si bien bordé la veille. Cette petite couverture bleue qui le protège un peu.

Sur le chevet, il y a un livre de Joanna Russ, l'autre moitié de l'homme, de la collection ailleurs et demain. Le théâtre complet I et II de Tchekov en Folio. Un aimant plastifié où l'on voit la tête de Charles Bukowski avec une citation : « Some people never go crazy. What truly horrible lives they must lead », il y a une Pink Lady un peu pourrie, aussi.

Dans son dernier rêve, elle fermait les yeux, elle était allongée avec lui et elle semblait heureuse. Avec son pouce il lui frôlait les lèvres de sa petite bouche. Un peu humides, un peu froides, ses mignonnes petites babines. Dans son dernier rêve, elle respirait profondément en le regardant, comme pour le remercier, avant d'éclater de rire, susurrer « je t'aime ». Il aime son sourire, elle est belle quand elle sourit. Dans son dernier rêve, il était encore quelqu'un important, encore, important pour elle.

Sur son Ipod, il écoute le dernier Radiohead (qu'il a décidé de payer 5£). Quelquefois, il verse une ou deux larmes quand il écoute Vidéotape : «  No matter what happens now / I won't be afraid / Because I know today has been / The most perfect day I've ever seen  ».
Et ses mains se mettent à trembler, sans qu'il s'en aperçoive, pas tout de suite, en tout cas.

Des gens viennent le voir. Avec un bouquet, comme toujours. Il les remercient, et leur demande de déposer les fleurs sur la petite table, celle près de l'entrée. Il vaudrait mieux les garder pour son enterrement, qu'il se dit. Mais il garde ses réflexions dans sa tête désormais, il l'a promis le mois dernier. Et il se force à sourire, à dire oui, et à dire merci. Il a mal à la joue gauche. Il joue pourtant son rôle comme il faut. Un objet de pitié pour ses amis, un objet de tristesse pour sa famille. Un vulgaire objet, jetable, pourrissable, où la date de péremption flotte là, un peu partout.

« C'est le manège de ma vie », qu'il se dit souvent. Lui était malin, il prenait l'avion, celui qui monte et qui descend. C'était important de chopper ce ballon, car il donnait la possibilité d'effectuer un tour gratuit. Mais sa mère lui disait qu'il était temps de rentrer, qu'il était déjà très tard, qu'ils reviendraient, tout ça, et elle disait vrai. Seulement voilà, il avait si peur d'assister à son dernier tour, le der des ders. L'évocation du manège lui rappelle qu'il n'a pas encore vomi.

Sur Europe 2 Tv, il a vu une émission ou une jolie nana devait choisir entre deux garçons très musclés, et bronzés, aux dents blanches, chemises à fleurs ouvertes, gel dans les cheveux, et baggys marron à poches. Choisir entre les deux, c'était le jeu. Elle leur a demandé s'ils voudraient la baiser, là, tout de suite, et ils ont répondu « ouais ». Alors, elle a rigolé, et elle a dit « Okay ».

Il se sent proche de Macha Afanassievitch Chamraev, qui aime secrètement Constantin Gavrilovitch Trèplev, le poète maudit qui n'a d'yeux que pour la jeune actrice Nina Mikhaolovna Zaretchnaia, qui, elle, fond littéralement pour Boris Alexévitch Trigorine, l'écrivain qui a du succès. Et lorsque Macha dit, déséspérée «Il ne faut pas se laisser aller, c'est tout, ne pas attendre éternellement le beau temps sur je ne sais quel rivage... Si l'amour pousse dans ton coeur, arrache-le, j'arracherai tout, jusqu'aux racines » au milieu de l'acte 4, il a des frissons.
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Après sa mort, il se souviendra de l'odeur de souffre de la cave de sa grand Mère d'Isneauville, près de Rouen. De son copain Julien, écrasé un jour humide d'avril par un chauffard en Alpine Bleu, à quelques mètres de l'école. De la découverte de la masturbation avec son voisin Jean devant les Minikeums. Du génocide au Rwanda, de l'élection de Jaques Chirac. Du suicide de son père au Seychelles en plein Téléthon 1997. De la fin du Disney-Club. De Julie Malpoux, en 4ème B, dont il était très amoureux mais qui a fini par lui dire désolé je préfère les garçons bronzés t'es trop pale. De sa première cuite un dimanche après-midi derrière le Shopi rue Grenetta. Du tour de France 1998.

Il se souviendra du sourire fragile de sa mère lorsqu'elle lui disait je suis fier de toi mon grand, t'es un beau garçon. De son premier téléphone portable, un Alcatel OLA HD1, du « Temps est l'image mobile de l'éternité » de Platon, de son bac mention AB. Du choc provoqué par la lecture de « Voyage au bout de la nuit », du voyage en Italie avec ses potes en 106 Kid. Du concert de R.E.M en Avril 2001 à Lille, avec Alexandra. Alexandra, sa première fois... et dernière fois, trois minutes montre en main. De cette rupture injuste, et des larmes qui s'ensuivirent.

Il se souviendra aussi de cette grande maison, rue des justiciers, et de ces enfants qui couraient dans le Jardin, et cette moiteur enivrante, cette lumière incandescente, l'intuition d'être dans le dispositif, de compter un peu.



Vendredi, son estomac l'a réveillé. Mais ce n'était pas la faim.



Les doux tremblements de la timidité

Par Jocelyn D. :: 22/10/2007 à 0:16 :: Général

Porte-à-faux


Université : atelier « écriture-créativité ».
Quelques dizaines minutes pour gribouiller un texte, et le clamer ensuite devant tout le monde.
Un thème imposé : celui de ''la porte'', et un début obligatoire : ''j'ai rêvé d'une porte".

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J'ai rêvé d'une porte-bagage (ou la porte insupportable)


Un songe, une illusion, mais un espoir. Je passe mes journées à étouffer entre quatre murs, à essayer de trouver –en vain– une porte de secours, un défi important, une jolie rencontre inopportune. Je suis prisonnier, enfermé. Impossible de s'en aller : les issues sont bouchées, mon esprit étouffe, et j'hurle mon malaise dans le vide, l'indifférence la plus totale.

Je veux être libre. Du moins, j'aimerais l'être. Donc je rêve. Je rêve d'avoir en ma possession une porte bagage. Une porte que l'on porte, ma porte bonheur. Pour pouvoir partir avec partout, nulle part. Oh, joli rêve ! La vie s'ouvre enfin à moi, l'espoir entre !
Cette porte est magique : quand je me sens épié, je m'enfuie. Je pose la porte et hop, j'pars ailleurs, salut les loulous, j'ai rien à faire ici, je suis un homme libre je vous dis ! sans attaches!...Plus question de me laisser emporter par mes turpitudes, empoisonné par des torpeurs imbéciles. J'ai plus peur maintenant, libéré, ouais, totalement libéré.

Une personne ne veut, ne peut pas se dévoiler ? Qu'à cela ne tienne ! Je pose ma porte et hop, je rentre dans son esprit, ses angoisses, ses passions. Fini le temps ou je regardais honteusement à travers le trou de la serrure. Dorénavant, j'rentre franchement, j'rentre franchement dans les gens. Plus aucun secret, plus aucun mensonge, je comprends tout.

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Puis, peu à peu, mon rêve se transforme en cauchemar. Plus d'intrigues : Que peut-il avoir derrière ce mur ? Plus de mystères : Je te connais absolument ; tous tes vices et tous tes secrets, tu n'as plus d'intérêt pour moi. Plus d'emportements, puisque plus rien ne me surprend.

Je sais tout, je vois tout, je suis partout : plus rien n'à de goût. Fini les atermoiements du genre : Je n'ose pas te poser de questions, je suis intimidé, ton sourire, ton sourire m'intimide. Comment t'appelles-tu ? Alexandra ...C'est joli... Qu'est ce qu'e tu es belle...
Ces interrogations sous la couette : Que doit-elle écouter comme musique ? Est-elle plutôt Brassens ou plutôt Ferré ? Beatles ou Stones ? Radiohead ou Oasis ? Delerm ou Bénébar ?... Littérature : Weber ou Nothomb ? Houellebecq ou Modiano ? Cinéma : comédie ou dramatique ? Vox ou Utopia ? Comédiens : kiffe-t-elle Clooney ou est-elle plutôt Brad Pitt ? branchée Über ou Métrosexuel ? Pâtes ou riz ? Riz ou Ebly ? Nouvelle Star ou Star-academy ?
Chatouilleuse ou pas ? Un bisou dans le cou ou une simple caresse ? Elle simule ou pas trop ? Ou pas du tout ?...
Elle m'aime... Ou elle m'aime pas ?

Fini, tout ça. En fin de compte, cette porte portative n'a rien de magique. C'est même une horreur. J'en suis esclave. Faut que je m'en débarrasse, la jeter en haut d'une fenêtre, qu'elle se casse, qu'elle se désintègre, que je ne la vois plus, que l'on ne m'en parle plus.

Et retrouver le plus vite possible les charmes de l'incertitude, la beauté du doute, la grâce de la dissimulation, du mystérieux, de l'insaisissable. Le bonheur du malaise, du gêne, de l'embarras. Les doux tremblements de la timidité.


J'ai brûlé la porte de mes rêves, et retourne dans le lit douillet de mes angoisses adolescentes.


JD

Reveil

Par Jocelyn D. :: 14/10/2007 à 23:14 :: Général

Matin



7h10.

7h11. Radio-réveil hurlant. Rêve effroyable. J'hébergeais un cancer, phase terminale. Le bubon grossissait à vue d'oeil, s'étendait allégrement dans mon bide, mes viscères, mes tripailles.
Du pus pateux s'écoulait dans les moindres recoins, m'anesthésiait. Je suffoquais, j'hurlais, je brûlais, j'avais mal.

7h25. Si tôt ? Quel con !... J'ai cours à 9h30, oublié de changer mon réveil. Matinale de France Inter à la cité nationale de l'immigration. « En direct eeeet en public ! » me répète t-on. Brice Hortefeux malmené très gentillement par Nicolas Demorand. J'ai mal au ventre.

7h27. J'attends le moment où une jolie donzelle éteindra mon réveil, en me chuchotant à l'oreille : « Mhhhh, rendors toi ».

7h29. Hypothèse matinale : on croit à quelque chose quand on a peur de ne pas pouvoir accéder à ce quelque chose. Sinon cela n'a pas d'intérêt. On croit à l'amour car on a peur de ne jamais y accéder (en tout cas, c'est mon cas). Plus généralement, on veut croire à la vie éternelle, ou ce genre de choses, car, consciemment ou inconsciemment, on a peur du néant.

7h30. On a pas besoin de croire à quelque chose que l'on croit.

7h31. Si tout le monde peut aimer, la réciprocité reste un luxe. On y aspire tous, mais comme dans n'importe quelle compétition, il y a des gagnants, et des perdants. Après, les plus résistants sont les vainqueurs, bien entendu. Sélection naturelle, dans cet univers où la lâcheté est monnaie courante.

7h35. L'exigence me condamne à une existence absurde.

7H40. Faudrait que je remplisse mon blog, afin de satisfaire les joyeux lurons qui réduisent mon existence à quelques kilo-octets, avant que les serveurs de zeblog pètent définitivement, aussi. J'ai quelques textes ''publiables'' sinon, mais bon... bof ! Franchement, quoi inventer ?... Une Nouvelle ?

7h42. L'histoire d'un type qui, en faisant le ménage, découvre un trou dans un mur, sous son lit. Seulement, au lieu de déboucher sur son salon, ce trou laisse découvrir un monde paradisiaque, féerique. Le soucis, c'est qu'il est trop grand pour pouvoir se glisser sous son pieu, et du coup, devient obnubilé par sa propre taille, au point d'oublier qu'il suffit simplement de déplacer son lit...
Mouais...

7h45. Petit passage sur Europe 1, où l'on se paye la tête de BHL, en citant l'hebdomadaire Marianne. Prenons pas de risques, faisons comme tout le monde, crachons sur son bouquin. Europe 1 qui cite Marianne, c'est  plutôt singulier. J'ai l'impression qu'une sorte de conformisme de l'anticonformisme s'est installé dans les médias français depuis la présidentielle. Mode d'emploi : dire de la gauche n'a plus d'idées, que Sarko "il est partout", critiquons la ''pensée unique'', la ''bien-pensance'', ''l'intelligentsia'', les ''médiacrates'', ''phallocrates'', ''fricocrates'', puis répéter que classe politique est décréditée, y'a plus de différences, y'a plus de différences ma bonn'dame !

7h47. Tout le monde est d'accord pour fustiger la pensée unique.

7h50. Retour sur Inter. Phillipe Val explique que tous les pays d'Europe qui utilisent les tests ADN (Belgique, Danemark, Royaume Uni...) ont un point commun : se sont des monarchies constitutionnelles ; pour sûr des démocraties, mais contrairement à la France, aucunement des républiques. Or l'acte fondateur de la république, c'est la fin de la transmission génétique du pouvoir. Et ce qui est vrai pour les dirigeants, et aussi vrai pour les citoyens dont le statut ne peux être résumé à l'hérédité biologique. Ah ah bien joué, bon argument, je me dis. On est patriote quand ça nous arrange, je me dis aussi.

7h53. Si j'ouvre ma fenêtre la nuit, avec le risque de chopper je ne sais quels microbes, c'est pour entendre les doux bruits de ma rue, au beau matin. Les commentaires des barbons sur la pluie et le beau temps, les volets qui s'ouvrent, les clebs qui pissent, les diesels qui peinent à démarrer...

7h54. ...Et les lycéens de St Joseph :
« - T'es au courant ?... Jean sort avec Sandrine !
- Abusé !...
- Ouais, plus conne tu meurs
- Elle est moche surtout !
- T'ain je stresse pour le contrôle de Français... Rien revisé ouais... »

9h13. Fuck ! Fuck ! Je me suis rendormi. C'est malin. J'ai 17 minutes. Un calebar propre, un pantalon, une chemise prise au hasard. Pas le temps de prendre une douche. Fait chier. La tête dans l'eau froide, secoue mes tifs dans une serviette presque sale. Pas le temps de manger. Où sont mes clefs ? Et mes chaussettes ?... Un gros coup de déo. Elles sont sur la télé. Tant pis pour les chaussettes.

9h18. Rue du Roi René, Rue Grivolas, Place Pie, "Dreams Never End" dans mon MP3. Un gars qui boite me demande de l'argent, 9h23. Soleil au beau fixe, petit raccourci, Saint jean de dieu, j'accélère, Rue Paul Satin. « Le président veut enterrer les affaires » titre Aujourd'hui en France. 9h26. Un euro le pain aux raisins Banette, au revoir, au revoir madame. Rue du Portail Matheron. Dernière ligne droite. Une voiture me colle au cul, non je n'irai pas me coller au trottoir, ''soit tu luttes, soit tu crèves''  9h28. Il klaxonne. Je vais être en retard. J'ai oublié mon trieur. Rue louis Pasteur. Le type devant moi, qui marche, je crois qu'il est dans ma promo. 9h30. En fait, non. 9h31. Une publicité pour un nouveau burger Quick sauce emmental. Quelle salle ? 2E05 ? 2E03 ? Ou 2W quelque-chose ? J'ai une mémoire de lapin, j'appele solène. Louis pasteur, toujours. 9h33. Elle répond pas. 9h34. Je suis en retard. J'entre dans le campus, longe les platanes malades. 9h35...à la pendule de l'accueil. Escaliers, encore escaliers. Toc-toc. 2E03, heu pardon, 2E04, pardon. 2E05 -sourire gêné- je suis désolé, vraiment, j'ai un peu de retard...Oui... merci.

9h36.



Paradoxes à la sauce AB Prod

Par Jocelyn D. :: 18/09/2007 à 18:51 :: Général

Facettes [1]

Les Mauvais Tris de la Beauté
Florence. L3. Avignon
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14/09/07

Florence redoute ses 21 ans. On la retrouve au beau milieu de sa chambre. Troublante impression d'immobilité, de perfection, et tout semble être à sa bonne place. « C'est mon église à moi, dit-elle, un lieu de recueillement, ou rien ne doit bouger ». Vingt-et-un an, un chiffre impair, et c'est « l'angoisse »... ou une manière détournée d'esquiver son refus de grandir.
Elle fuit difficilement la nostalgie. Effluves mélancoliques lorsqu'elle parle de son enfance, à l'île de la réunion, ou « la candeur » et « la grâce » étaient légion.

Sur le mur blanc-cassé, quelques photos de sa famille, qui crèche à plus de 9000 km d'elle, ainsi que deux imposants posters : le Piton de la fournaise, fierté locale, et Tom yorke, chanteur émérite du groupe Radiohead, tous deux encore en activité.

    «  Ce volcan ... c'est des souvenirs. Je me rappelle d'une virée avec mon père pour admirer le spectacle, après une éruption. J'avais 9 ans, environ... Alors, on s'était mis près d'une rivière de lave et on regardait ce flux démoniaque, qui rasait tout sur son passage. Ce genre de truc, ça te fout une trouille incroyable, mais ça attire, ça fascine, parce que, voilà, c'est superbe.
Alors moi, un peu inconsciente, je m'étais armée d'un bâton pour le souvenir, j'lai enfoncé dans la lave, et là tout d'un coup, une putain de chaleur s'est dégagée, c'est intense, car ça te brûle littéralement le visage ! ... C'est un truc que t'oublie pas .»

En dehors de ses études, elle sert des Giant, Quick'n Toast, Suprème Cheese, et autres Classic pepper 25h à 30h par semaine pour payer son studio, ses sorties, et son billet aller-retour annuel. De son point de vue, ce statut d'étudiant-salarié ne pénalise pas vraiment ses études.

  « Même en bossant, c'est quand même assez simple de réussir à la Fac. Il suffit de lire les bons bouquins, savoir écrire, et surtout, flatter intelligemment les enseignants. Même si je ne sais pas si la Fac me permettra de trouver un bon boulot. Et, je ne pouvais pas faire prépa, alors... »
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Florence est belle, d'une beauté presque sans défauts. Elle a des longs cheveux châtains-clair qu'elle aime recueillir en chignon, un visage presque rond, une bouche pulpeuse et de profonds yeux verts. Grande, d'une stature fière et gracieuse, elle s'habille toujours avec élégance, privilégiant les couleurs sombres qui mettent en évidence le teint doré de sa peau, qui se suffit à lui-même et -donc- n'a nullement besoin de maquillage.
Quelques concessions cependant : une ligne rosée parcourt subtilement ses lèvres, un nuage de poudre beige agrémente ses jolies joues.

    « Je sais que je suis belle, et je sais la chance que j'ai. Ce n'est pas de la vanité, mais de la lucidité. C'est vrai quoi, je ne vais tout de même pas faire semblant de me trouver laide... Ce serait insultant pour celles qui le sont !... Et bien plus cynique ! »

Florence joue. La ''Fille à Papa'' en arborant des accoutrements dispendieux et en prenant des airs précieux. La ''Lolita'' en tétanisant des jeunes éphèbes par un sourire candide ou un langoureux mouvement de bassin.
Elle attire le regard, provoque l'envie, la jalousie, suscite le désir. Problème : est-ce vraiment ce qu'elle veut ?

    « Au bout du compte, ma beauté revendiquée - et mon allure - me dessert plus qu'elle me sert. Ma bouille attire des cons, et intimide les intelligents. C'est... c'est un constat assez cruel : j'attire la vulgarité, ou....même... pire, je la provoque. Car si la beauté n'est pas éternelle, la connerie oui... alors... enfin... Je ne vais pas me mutiler pour trouver ce que je cherche quand même ?.. Et puis, il a pas que ça dans la vie, non, il n'y a pas que ça... »
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Elle insiste, florence est une fille « simple », une simplicité qu'elle tient à revendiquer pratiquement à chaque fin de phrase. Une fille comme une autre, donc, qui aime par dessus tout ces petits moments de bonheur : savourer un bon disque de Jazz, un bon joint, un bon fou-rire autour d'un nanar improbable, entre amis.
Friande, enfin, surtout, de ces ''euphories conversationnelles'' qui l'enfoncent dans de sempiternels débats aux thématiques frivoles, toujours entre amis.

    « En fait, je n'ai plus trop d'amis... Beaucoup de garçons... J'ai perdu toutes mes copines de Lycée. Des vraies langues de putes, jalouses et tout... Des connasses, tout simplement. Je suis quelqu'un de solitaire, par nature, et ... par la force des choses. On dirait pas, mais je suis super timide, je... je ne vais pas spontanément vers les gens. Attirer, provoquer, en fait, c'est de la pure facilité, j'ai aucun mérite... »

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Toutes les cinq minutes, elle reçoit le même texto : ''Je t'aime (etc.).''.

Un garçon qui passe tout les soirs devant son appartement, désespéré. « Un type bien », selon l'intéressée, mais « trop torturé ».
« Il pense que je suis la femme de sa vie alors qu'il me connaît pas, ce genre de trucs me terrorise.  Parce que je me connais, je l'ai largué pour qu'il souffre moins ».

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Avant d'ajouter, sourire au coin : « Puis, j'ai un plan cul sympa ».



P'tit coup de colère (stérile ?)

Par Jocelyn D. :: 03/09/2007 à 22:08 :: Politique

La guerre des gauches ?...Vraiment ?


Contexte : Université d'été du PS de La Rochelle, le week-end dernier. "C'est fini le Grand soir !", clame François Hollande devant les jeunes socialistes. Bertrand Delanoë dénonce "l'état d'esprit alangui d'un parti de notables''.Vraisemblablement vexée, la troupe des marxistes refoulés du PS réagit : Razzye Hammadi fait chanter ''l'internationale'' à ses ouailles en lançant "Il y a des choses qu'on veut changer et des choses qu'on veut garder", et Benoit Hamon dénonce une ''droitisation du PS''.

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Je commence à être franchement agacé
par les refrains débagoulés par ces maîtres-étalon de la gauche pure et dure, celle qui en a dans le pantalon. Cette ''gauche'' qui n'a toujours pas digéré un certain congrès de Tours (qui privilégia la réforme et le compromis au profit de la violence révolutionnaire et des doctrines statiques). Cette "gauche" qui cultive la haine des élites, qui garde des relents nationalistes inquiétants (rappelez-vous, le plombier polonais), qui cite Marx comme le dévot cite la Bible, qui honore Jean Jaurès sans comprendre que leur modèle s'appelle en fait Jules Guesde.
Partisane du « c'était mieux avant », vous savez, l'époque ou la mondialisation n'existait pas (trop), où l'on pouvait faire nos petites lois, dans notre coin, sans être emmerdés par cette connerie d'Europe, qui paralyse, étouffe, étrangle, etc.
Pour ces gens, la Gauche est avant toutes choses un ensemble de mesures où l'état (qui représente le peuple véritable, dit ''prolétaires'') outrepasse, où supplante, les patrons oppresseurs. Si l'on ose remettre en cause ces précieux préceptes, on est des vendus, des sociaux-traitres, gauche bobo, ou caviar, qui fait du vélo en ville, monte des entreprises, et autres ignominies.


Cette gauche, autoproclamée « vraiment à gauche »,  y est – selon moi – aucunement. Rappel utile d'une distinction plus que jamais d'actualité :

1] La droite à un but fondamental : conserver. Etre de droite, c'est être conservateur. Vouloir garder ces petites choses, que la nature nous aurait inexplicablement inspirés. Elle n'aime pas la transparence et promulgue le concept de pouvoir transcendantal, qui n'a de comptes à rendre à personne. Elle adore les classements, les triages, les oppositions, les séparations. ''Diviser pour mieux régner'' est sa devise. Hostile à l'idée de « vie privée », la liberté l'inquiète ( exemple parmis d'autres, cette liberté soixante-huitarde brocardée par Sarkozy : changement radical du statut des femmes, liberté sexuelle, « Il faut en finir !». )

2] La gauche, c'est le mouvement continuel vers plus de libertés, la remise en cause permanente de dogmes ou de préjugés qui nous confinent dans une servitude volontaire et nuisent à notre épanouissement personnel. C'est promouvoir la justice face aux souffrances et aux prophéties fanatiques qui font, ou veulent faire de nous, des esclaves. La gauche, c'est aussi la réactivité, l'invention continue de nouvelles formes de régulations adaptées à la configuration du monde actuel.
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Etre de gauche ce n'est pas s'accrocher, tel un morpion sur un pubis, à tel ou tel acquis, mais en inventer des nouveaux, toujours plus en accord avec notre vie quotidienne.
Etre de gauche, c'est embrasser la société dans son ensemble, dans sa complexité, avec ses différences et ses contradictions, ne jamais segmenter ou vouloir monter un groupe contre un autre.
C'est enfin, et surtout, être radicalement démocrate et -donc- vouloir dénier toute valeur divine au pouvoir exécutif.

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Au fond, se revendiquer de Gauche, c'est par définition être libéral.
Un vrai de vrai, pas ceux qui crient au patriotisme économique, bourrent les prisons, instaurent des '' peines plancher '', cultivent le communautarisme à outrance, ou mélangent immigration et identité nationale, comme le fait si bien notre cher Président de la République.
Si Sarko veut vraiment éliminer « ce conservatisme qui anesthésie la société française », je lui conseille vivement de changer de politique, car il est très mal parti.



PS: Lionel, tu as raison : tout ce qui est excessif est insignifiant. C'est un risque que je prends, alors !


JD

Retour de bronzette

Par Jocelyn D. :: 30/08/2007 à 4:45 :: Général

Notes d'été (4)

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Un peu honteux du mois d'août de glandouille que je viens de m'offrir, alors que beaucoup d'individus de mon âge n'ont pas eu d'autres choix que de travailler. Aucune relâche estivale estudiantine même pour un mois, injuste, la vie est dure.
Privilèges de favorisé : divix en boucle dans mon salon poussiéreux, découverte inattendue de grands écrivains russes (Ha Tourgeniev !, Oh Dostoïevski !), écriture de trucs que je ne ferai jamais lire, longs surfs sur la toile planétaire qui n'aboutissent à rien.
Grâce à mon baladeur MP3, j'écoute « Hallelujah » de Jeff Buckley ou « Because » des Beatles sur un transat branlant au milieu du jardin, chez mes parents, la nuit. C'est en regardant les étoiles que je me force à pleurer ; ambiance téléfilm sentimental du dimanche après-midi, zoom discret sur mes yeux rougis, un hérisson qui passait par là, me regarde et compatit.

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Rassurez-vous, je n'ai pas vécu ce mois comme un ascète, j'ai bougé, voyagé. Déjà, avec Mika, Fab et Remy on s'est organisé un périple à l'improviste dans les sphères « Bling-Bling » des alpes maritimes. Endroits que l'on ne connaissait peu, voire pas du tout, alors pourquoi pas ? s'était-on dit. Je livre sur le tas quelques impressions, je suis convaincu que cela vous intéresse.

Nice, pour démarrer : Pas de surprises, c'est bel et bien hideux en bord de mer (ces grandes résidences jaunâtres, copies conformes d'HLM ordinaires, à la différence près qu'elles sont balnéaires et, de ce fait, pas vraiment à loyer modique), en plus, pas de sable mais de vulgaires galets, y'avait de quoi être furax !.. Heureusement, le centre ville dit ''Historique'' est quand même bien plus sympathique, c'est très propre, un peu trop pour moi, un coté ''carton-pâte'' qui m'a fait penser à Montpellier (ceci dit, c'est joli).

Cannes. Franche rigolade. J'ai rarement vu un tel déluge de fric au mètre carré. Bagues platines Vintage, Rolex Daytna, tongs Givenchy, patchwork de peau john Galiano, sac à dos en soie ''Don't Touch Me I'm Electric'', Rolls-Royce Phantom ou Lamborghini Gallardo (qui rentrent directement dans l'Hotel Carlton Intercontinental).
Ensuite, il y a ceux qui veulent jouer les riches, eux aussi sont marrants. Endettés jusqu'au cou pour pouvoir rouler en FIAT Barchetta jantes chromées, ils virevoltent dans la cité jusqu'au bout de la nuit, Benny Benassi au son, Ray-Ban au bout du nez. Objectifs : 1) craner 2) Enjôler puis saillir dans un hôtel minable une jolie serve attirée, bien malgré elle, par des scintillements grossiers.
Cannes en été, c'est avant tout ces attroupements de plébéiens qui jalousent les nababs qui s'exhibent en peignoir dans leur yacht. Ils les montrent du doigt et les prennent en photo, comme au zoo.

Monaco, à côté, fait pâle figure. Maigre étalage de fric, contre toute attente. Du coup c'est moins drôle. Niveau esthétique, comment dire ? Monaco est sans aucun contexte la ville officielle du béton. J'ai vite regretté les HLM niçois.

Notre exploration s'arrêta ici, dodo sur plage, coups de soleils atroces... il faut savoir y mettre un terme.

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Avec Thalia, on tombe d'accord sur une chose. Notre modèle à nous tous, c'est Ponce Pilate. Ce fameux préfet qui nous appris la veulerie, celui qui fut terrifié à la seule idée de prendre la moindre décision, quitte à tout gâcher. Oui, lâches, nous le sommes en permanence, nous fuyons le choix, nos résponsabilités, la moindre remise en question. Nous avons la liberté de conscience d'une poule.

Je devrais effacer ces SMS que je lis tout les jours. Les lectures se répètent, la douleur s'accroît. C'est pourtant vrai, plus on se remémore un passé douloureux, plus on augmente ses chances de le réitérer. Cercle infernal : la mélancolie nous condamne à sa répétition.
Le temps ne fait rien à l'affaire, oublier est une lutte ardue, plus particulièrement quand on en a pas la volonté. Oui, enfin, volonté ou pas, rien ne change, ça reste. Boris Vian a raison, « On n'oublie rien de ce qu'on veut oublier : c'est le reste qu'on oublie. »

Oublier d'oublier, tel est mon défi !.

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En dehors de l'intrigue cousue de fil blanc, elle est bien belle ma ville en feuilleton d'été. La prophétie d'Avignon, et ses moments de grâce, comme les évanouissements à répétition de la très belle Louise Monot (Même surjoués et caricaturaux, je kiffe). J'ai éprouvé une sorte de fierté quand une scène s'est jouée tout, mais alors tout près de mon appartement. C'est proprement ridicule - je vous l'accorde - mais j'ai ressenti cela comme une reconnaissance, une façon de dire « on pense à toi mon coco », ou alors « toi aussi t'es dans le coup, hum petit coquin ».
Car je suis à fond derrière la jolie conservatrice : vas-y nymphète ! Résous les énigmes papales dignes du père Fouras ! Déjoues les pièges de ces zozos dangereux adeptes du Diable et des sciences occultes ! Venges ton Père-Grand ! Donnes un sens à ta vie, divertie la mienne.

J'ai toujours eu un faible pour les quêtes absurdes.

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Mon blog repart de plus belle, et « Les notes d'été » s'arrêtent ici. Le jour arrive, je publie et je vais me coucher.