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Jocelyn D.
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Ballade AvignonnaisePar Jocelyn D. :: 17/01/2007 à 0:25 :: Ma Vie
Virée Nocture... Hier soir, je n'avais pas vraiment envie de rentrer et j'ai préféré marcher le long de la place, pour me vider la tête. J'ai suivi la rue jusqu'au Boulevard du quai. Devant une épicerie encore ouverte, il y avait deux femmes qui faisaient semblant de me regarder. L'une était brune avec des cheveux courts et un châle de laine noire; l'autre, une blonde, grande et très maquillée, avait une longue robe rouge. Elles chuchotaient. Quand j'ai eu l'impression qu'elles se moquaient de moi, j'ai forcé le pas. -
- Rue de la Saraillerie, je n'étais plus très loin maintenant. Entre le restaurant Chinois Xuan et le Japonnais Tanoshii, j'imaginais qu'elle était derrière moi. J'ai immédiatement reconnu son souffle dans mon cou : cette odeur, si particulière, que je connais par coeur, et que je ne suis pas près d'oublier. A force d'y penser, elle apparaît quelquefois près de moi, surtout quand je suis fatigué, et franchement, c'était un peu le cas cette nuit là... D'un Taxi s'extrayait un viel homme corpulent, le crâne chauve, de grosses poches sous les yeux bridés de Mongol. Il boittait et portait un pardessus marine. A un moment, il m'a semblé qu'il pleurait. A coté, sur le trottoir, il y avait le cadavre d'un chat. JD
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Commentaires Le 17/01/2007 à 17:42, par lionel
J'aime beaucoup ton style joss ...
Le 25/01/2007 à 16:01, par solene
putain mais on l'a fait en cours ce matin lol, c'est pas un récit en tout cas mais c'est descriptif, bien et sans faute en tout cas
bisous Le 25/01/2007 à 17:47, par Jocelyn D.
Faut arrêter avec ça, j'en fait si souvent des fautes ? Si ? rhaaa...
C'est sur que dans l'orthographe, tu est ô combien meilleure que moi :(... Le 12/06/2007 à 22:17, par Camille
« J’ai vu, ville maudite, enfourcher des chevaux blancs, et parcourir sur eux des insomnies de luxe ! »
« Mais juste avant que le soir ne tombât, brusquement, comme si une mystérieuse alerte eût secoué les attardés, on se levait en frissonnant, on ramassait son sac avec un visage grave, on regardait de tous côtés comme si l’on était égaré et, d’un pas courroucé, comme si l’instinct avertissait d’un péril subit, on s’éloignait sans se retourner. (…) et il y avait, dans l’eau immobile, dans le feuillage muet, dans l’attente vaguement effrayée du temps, le sentiment de la présence d’un comédien inconnu, enfermé dans sa loge, dont on espère une insoutenable révélation. La nuit s’avançait du pas lent de la prostituée, épaisse, chargée d’ombres et de reliefs incompréhensibles. Elle s’installait de tout son poids, lourde et sûre, dévoilait son monstrueux visage d’androgyne et elle ouvrait ses bras au vide. » Bernard-Marie Koltès, La fuite à cheval très loin dans la ville Le 07/01/2008 à 5:53, par Francois Bouly
Malgré tout, j'ai adoré ton style et j'ai pris deux bonnes heures à lire ton blog. Ton Français est très bien, et ton style particulièrement agréable a lire. Ne lache pas tu as une plume qui va réussir, bonne chance dans tes projets, heureux de t'avoir rencontré malgré une situation embarassante.
Ciao Ciao. F.B Ajouter un commentaire |
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