Le pire n'est jamais décevant

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Jocelyn D.

Jocelyn D. ----------------------------------------- Homme. 22 ans. Paris/Joinville-le-Pont. Master 1 Communication politique et publique en France et en Europe. Paris 12. Chroniqueur radio. Arnaque. ---------------------------------------------------- Etats d'âmes, réflexions, confidences, photographies, analyses, vidéos & mp3, portraits, chroniques, émissions, espoirs & idées noires.

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Retranscriptions hasardeuses

Par Jocelyn D. :: 28/04/2007 à 4:56 :: Général

Et la marée monte.

Imbroglios de sentiments contradictoires, cauchemardés, moulinés, transformés. 4h38 du mat'


« At first when i see you cry, yea it makes me smile, yea it makes me smile »

(Lily Allen)


« Pourquoi tant de bruit ? Pourquoi ces efforts, ces emportements, ces anxiétés et cette misère ? Il ne s'agit pourtant que d'une chose simple, il s'agit seulement que chaque jeannot trouve sa jeanette »
(Arthur Schopenhauer)


Ce qui est bien quand il y a du vent et qu'on est très triste, c'est que la larme qui coule sur ta joue fait des zigzags. C'est artistique.

Julien est assis sur le banc, Clara, une fille à coté de lui, lui demande ce qu'il compte faire, maintenant. Après un temps, il répond.
- « Je m'en irai ailleurs, je verrai d'autres personnes, je me frotterai à d'autres cultures. J'irai draguer de belles filles avec de jolis sourires pour les oublier le lendemain. Je danserai en boite tous les week-ends,  je ferai semblant d'être intéressé par tout le monde. »

Clara se met à rire, un rire  acerbe, atroce, agressif. Jusqu'alors, elle avait de la compassion pour ce type.
- « Tu n'y arriveras pas, tu n'est qu'une pauvre merde ! »

Julien continue, sanglots dissimulés, il fait mine de ne rien entendre.
- « Je me ferai désirer sans provoquer la pitié. J'envierai publiquement les gens qui souffrent, pour la frime. Je baiserai sans compter, quitte à être lâche... »

Clara est partie, morte de rire. Il reste là, seul, les yeux rivés vers le large. Le soleil se couche et l'océan monte lentement.
Au loin, derrière le phare, une mouette agonise. Si l'on est attentif, on peut voir du sang sous ses ailes.

Courir, toujours, tout le temps, sans relâche. Et puis un moment, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux : « C'est toi dont j'ai besoin, vraiment ». Et faire en sorte de le croire, et de le faire croire.

Il y a des jours avec, et des mois sans.


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Commentaires

Le 28/04/2007 à 13:13, par Lio
Quel talent ...

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