Le pire n'est jamais décevanthttp://jocelynd.zeblog.com/ |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Calendrier
Jocelyn D.
BlogCatégoriesDerniers commentairesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
la mort du jourPar Jocelyn D. :: 29/08/2008 à 18:15 :: Général
Se faire pincer très fort « Puis l’ombre vient, roulant, dans ses mornes suaires, Et le ciel et la terre, et les roses du soir ; Mais, comme en pleine angoisse un radieux espoir, Les étoiles là-haut luisent, tendres et claires. » ____________________________________________________________ ![]() Fais gaffe, petit lapin aux grandes oreilles, aux mains baladeuses. Si celles-ci se retrouvent par mégarde dans le traquenard sournois des portes palières des métros franciliens, crois-moi, tu pourrais te faire sacrément mal. Puis tu paraîtrais ridicule aux yeux des autres voyageurs, que j’imagine hilares dans une telle situation, bien tiens, un lapereau dans le pétrin, c’est marrant tout plein. Un conseil, ne fais pas le bavard, sois absent, joue l’inattention. Fond-toi dans la foule, serpente le troupeau, noie-toi dans la multitude. Voilà, fais-toi oublier, tout simplement. Ces amis (ce sont eux qui tiennent à t’appeler « ami ») se moquent de toi, là, devant ton museau transi. Ils ont besoin de toi, tu es leur faire-valoir, ils conçoivent l’amitié comme un beau miroir. Pour autant, raisonnablement, ou plutôt théoriquement, un ami s’abstient de tout jugement, fait fi du temps qui passe, se laisse emporter vers un état qui transcende son être. Ouais, ouais c’est la définition générale, et après ?... Et voilà, tu te compares à un lapin au beau milieu de la ligne 13, à 7h du matin, c’est malin. Un jour ou l’autre, il va bien falloir que je remette en cause la pertinence de certaines de mes connaissances, ceux-là mêmes qui adorent m’appeler « ami », que je me dis, juste après être allé à un gentil mariage en terre bretonne. Un mariage où je n’étais pas à l’aise. Remarque, je ne suis jamais à l’aise dans un mariage. J’ai néanmoins senti la mariée heureuse, et ca m’a tout de même rassuré. Après la Mairie, l’Eglise, et le diner, et la soirée dansante (fort heureusement, le champagne était à volonté), nous avons rejoint nos tentes, plantées autour de la propriété où tout le beau monde a joyeusement festoyé. - Quatre heures du matin et quelques poussières, J’étais seul dans mon abri Quechua, autour de moi deux couples faisaient l’amour (avait-ils remarqué que j’étais juste à côté ?... Je me souviens avoir hésité entre ignorance, provocation, et cynisme) ; résultat des courses, je l’avoue, j’ai eu un peu de mal à m’endormir. ---- Et sinon, tu as fait quoi pendant ce mois d’aout, toi qui a dit que tu reprenais ton blog, espèce de salopard ?... Eh bien figurez-vous que, dès la fin de ma courte expérience de comédien pendant le festival d’Avignon, je me suis directo envolé vers la capitale à la recherche d’un studio, moins de 500 €, si possible « proche » de l’Université Val-de-Marne, et de Paris la belle, autant vous dire que je me suis éclaté. Tout d’abord, il y a les agences qui, lorsqu’elles sont ouvertes, vous envoient magistralement chier lorsque qu’on a l’inconséquence, le malheur de prononcer deux mots visiblement blasphématoires dans le monde de l’immobilier : « étudiant », et « location ». - Et sinon ?... il y a « Particulier à Particulier », « Pap » pour les intimes, qui a l’avantage et l’inconvénient d’avoir beaucoup de succès. Toutes les semaines, une centaine de studios se libèrent dans la région Parisienne, le magazine sort le Jeudi, et tout se joue entre sept et neuf heures du matin, après les rendez-vous sont pliés. Généralement, il y a entre trente à soixante personnes pré-sélectionnées par les propriétaires, reste à sortir du lot par la suite. Dès lors, deux grands critères rentrent en compte : Couleur de la peau (je suis presque dans les standards, même si le tip-top c’est le mix peau blanche/peau dorée, du genre je suis parisien mais je passe mes vacances à l’ile Maurice), et, surtout, revenus des géniteurs. C’est sur ce deuxième point que la tache devenait uniment ardue… Il m’arrivait de repenser à ces sombres crétins qui m’insultaient joyeusement sur mon blog en me qualifiant de « bourgeois ». Honnêtement, je n’étais pas contre, mais là vraiment pas de bol, je n’étais pas perçu comme tel par les propriétaires. C’est con. ---- Puy Violent, mille cinq cent quatre-vingt douze mètres en Auvergne. Un vent d'est frôle les quelques herbes jaunies, étonnamment doux, qui chatouille la nuque et fait danser les cheveux. L’horizon laisse apercevoir un soleil agonisant, les stratus passants filtrent les quelques débris lumineux restants, déclin journalier de fin d’été, couleur fraise écrasée. Tendre reposoir, amplement mérité. Une émanation noirâtre s’immisce puis colonise les reliefs vulcaniens. Tout est calme, univers muet. Et sur ce bloc de basalte, tout à fait inconfortable, je pense aux gens qui ont pris la peine de m’écrire, et dont je ne réponds point. Pas qu’ils ne comptent pas pour moi, juste parce que je n’ai rien de bien intéressant à dire, à leur dire. Ma vie reste en suspens, dans l’attente, et, oui, tu as raison, petite conne, je me complais dedans. JD ---------------------------------------- PS 1 : J’ai tout de même fini par trouver un petit studio bien sympa, derrière le bois de Vincennes, à Joinville le Pont. PS 2 : Pour ceux qui ne connaissent pas le lapin du métro dont je fais allusion, véritable icône parisienne, je les invite à se documenter sur cette page. C’est plutôt fascinant de voir tout ce travail de recherche autour d’un simple autocollant RATP. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Copyright © Le pire n'est jamais décevant - Blog créé avec ZeBlog | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||