Le pire n'est jamais décevant

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Jocelyn D.

Jocelyn D. ----------------------------------------- Homme. 22 ans. Paris/Joinville-le-Pont. Master 1 Communication politique et publique en France et en Europe. Paris 12. Chroniqueur radio. Arnaque. ---------------------------------------------------- Etats d'âmes, réflexions, confidences, photographies, analyses, vidéos & mp3, portraits, chroniques, émissions, espoirs & idées noires.

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Festival d'avignon

Par Jocelyn D. :: 22/07/2007 à 16:34 :: Général

A voir en"OFF"... 


Deux pièces discrètes qui méritent un peu de lumière, jusqu'au 28 juillet, à Avignon.
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La femme qui parlait à sa robe de chambre

Née en France, elle a quitté son pays d'enfance à ses 15 printemps pour Alger.
Le cul entre deux cultures, figée entre deux chaises, un peu paumée, elle parle à sa robe de chambre, qui n'a - à priori - rien demandé, et qui se demande bien ce qu'elle fout dans cette galère.
Ca commence vite, et faut s'accrocher : la personnalité du personnage est complexe, un certain temps est ainsi nécessaire pour rentrer dans son univers, ses passions, et ses schizophrénies.
Puis, on commence à comprendre... d'abord attendri, on tombe vite maladroitement amoureux, et ses délires (parfois tendres, parfois amers) deviennent les nôtres.

Maligne, elle apparaît soumise, mais dès que l'on gratte un peu, on y découvre des bouffées d'espoir, et – cela va de pair – de révolte...
Pour basculer dans le terrain politique : inertie des politiciens, spectre meurtrier du fondamentalisme religieux, avec un résumé saisissant de l'histoire d'une l'Algérie qui se qualifie d'«indépendante». Indépendante d'accord, mais indépendante pour qui ?.

Courageuse & belle ; le public, dans un élan enthousiaste, a envie d'être comme elle. Mais les lumières se rallument...


Théâtre de la Poulie, jusqu'au 28 Juillet, 20h30

( Claire Néel en photo, qui joue et qui met en scène ce monologue, épatante  )
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Car ceci est mon vin

Un décor en bois rudimentaire qui forme un huit-clos macabre, un jeune un peu simplet et un viel homme alcoolique.
Jeune reçoit avec distance l'enseignement que le vieux professe, et le soigne pour qu'il ne «pourrisse pas de la foi».
Des rapports étranges et particuliers se sont créés entre eux, un monde parallèle avec sa propre langue... et sa propre morale.

Un lourd secret unit ses deux individus. Un secret qui, petit à petit, va se réveler et anéantir cette routine absurde. Pour le meilleur ? pour le pire ? on ne sait pas, même on s'en fout, cette situation n'est plus tenable.

On étouffe, et on est mal à l'aise, et on a honte de rire. Comme je disais à Julien Guyomard, l'auteur et le metteur en scène à la sortie de la salle, cette pièce sent l'alcool, et la gerbe.
Mais dans cet univers cafardeux, on aperçoit ici ou là des petites étincelles d'optimisme.
Et c'est magnifique.


Théâtre "le Funambule", Minuit, tarif unique : 5 €



JD

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Commentaires

Le 22/07/2007 à 18:40, par Lionel
Tu as fait une faute d'ortographe mon vieux (Oui je sais c'est moi qui dis ça ...mais ça ira pour le dernier message sur mon blog).

je te laisse la chercher ...

lol

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