Le pire n'est jamais décevant

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Jocelyn D.

Jocelyn D. ----------------------------------------- Homme. 22 ans. Avignon. Licence 3 Sciences de l'information & de la communication. Elu étudiant. Chroniqueur radio. Arnaque. ---------------------------------------------------- Etats d'âmes, réflexions, confidences, photographies, analyses, vidéos & mp3, portraits, chroniques, émissions, espoirs & idées noires.

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L'heure du renouveau

Par Jocelyn D. :: 27/07/2007 à 16:28 :: Général

Notes d'été (3)

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" Il y a des jours qui ne sont pas comme les autres, les jours de fête, et c'est un peu pour ces jours là qu'on attend, qu'on espère"
Desert,  Le Clézio

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Mon boulot pour Alévêque & friends terminé, euros gagnés en poche, une envie : quitter temporairement Avignon pour Mazan, pouvoir lire sur un transat, un pierrier à la main, dans le calme, surtout...

Et mater la Télé, aussi, le soir, jusqu'à très tard. Sur W9, par exemple, Clara Morgan, en pleine forme, me donne des leçons de vie : "N'écoute pas les discours, les rumeurs / Ecris ta vie tu en es seul auteur / Si peu de temps, pour autant d'amptions (?) / Dis qui tu es, suis tes aspirations / Come on now !". Faut que j'en parle à Steph' (elle est spécialiste de ce genre de trucs) , mais je crois qu' Ophelie Winter à trouvé son maître (ou sa maîtresse, en l'occurrence).

Zappe sur NT1 et en reviens pas, mais c'est le retour de l'Appel-Gagnant enfin sous mes yeux !... Alléluia !... Le principe résumé en quelques mots : un studio, une présentatrice en habits sexy, une ou deux caméras, un numéro surtaxé, et des énigmes tout à fait stupides à résoudre.
Ok, je sais ce que vous allez me dire, M6, TF1 ou même France 3 font, ou ont fait grosso-merdo la même chose... Ouais, ouais, avec une différence de taille : là il n'y a rien qui entoure le jeu, pas de clips, pas d'invités surprise, rien !.. L'animatrice s'emmerde à l'écran pendant des heures et le fait savoir :
"
Mais où êtes-vous ?, Je m'ennuie toute seule, Vous dormez ou quoi ? Appelez moi !". Voilà la première "émission" de télévision où l'ennui est érigé en concept unique. Et des zozos appellent, ils pensent êtres les seuls devant leur poste, ces cons, et AB productions ramasse le pognon.

Alors, c'est scandaleux, tout ça, et on est bien d'accord. Mais c'est passionnant, aussi...
Pourquoi ? Parce que meubler des heures et des heures, en direct, dans un studio miteux, relève de la performance. Je pense à Lise, qui était encore là quand les studios du ''jeu'' étaient en Hongrie (ils sont maintenant en France, suite aux demandes répétées du CSA). J'étais enchanté par sa verve, ses intonations ; elle faisait la tranche 1h-5h du matin, elle accompagnait mes nuits mornes. Une vidéo (deux, tiens) pour vous montrer le phénomène, et je réclame son retour !
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« Silence étouffant dans la nuit sage d'Avignon » titre Le Monde du 17 juillet. L'article déplore la désertification des rues avignonaises ainsi le manque de réactivité du public face aux pièces programmées pour être polémiques, comme Nord (Norden), censé prendre « la défense » d'un « antisémite notoire » sous le nom de Louis Ferdinand Céline... ( horrible-chôôse que de parler de cet ôôdieux barbouilleur, nazi de la pire espèce, déshonorant par sa seule plume diabolique nos courageux et vaillants résistants Français, hohé hohé ). hum...

Il est vrai que les rues sont étonnamment vides pour un festival de cette renommée, quand même. Les anciens m'affirment n'avoir jamais vu ça. L'explication qu'on me donne : Trouver un toit à un prix correct dans le centre-ville d'Avignon pendant le Festival relève de l'impossible. Conséquence : auparavant ''les festivaliers'' venaient une semaine, maintenant beaucoup restent deux ou trois jours seulement, et enchaînent les spectacles In & Off comme des malades, afin de rentabiliser au mieux leurs folles dépenses...
Impossible alors de flâner dans les rues absurdes de la cité des papes, discuter avec les passants de l'avenir du Théâtre ou des mystères du Mistral, car le temps presse, pas que ça à foutre les enfants.
Il y a sûrement d'autres explications, mais il est vrai que les festivaliers que j'ai pu croiser semblaient vraiment stressés, étonnant pour des gens censés être en vacances.

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J'ai croisé Philippe Val pendant l'entracte du Roi Lear, et j'ai eu le courage de lui parler. Il semblait ailleurs, déambulait comme un zombie dans les vomitoires.

    - Mr Val, lui ai-je dit, dans votre dernier édito, vous avez appelé vos lecteurs à se battre pour trouver des places pour le Roi Lear, parce cela valait le coup. Je tenais à vous remercier de m'avoir convaincu ...
Son visage s'est illuminé, il m'a répondu :
    - C'est bien, hein ? je crois que c'est le meilleur metteur en scène actuel, c'est extraordinaire.

Je n'allais pas l'ennuyer plus longtemps, lui dire que je collectionne tout ses éditoriaux, que son « traité de savoir survivre par temps obscurs» trône depuis longtemps dans mes toilettes, que je partage avec lui la même conception de la liberté, « Le Libertin, s'il est cohérent est un démocrate ». Le type est là pour prendre du bon temps, voir une belle pièce, humer l'air provençal, pas pour qu'on lui lèche les bottes.
---


Le
Roi Lear façon Jean-François Sivadier est une réussite. J'aime la parti pris comique (voire complètement burlesque) dans certaines scènes, la façon d'utiliser l'espace de la cour d’Honneur, ce décor toujours en mouvement, ces lumières discrètes, ces jeux d'ombres subtils. Des acteurs surtout, avant tout. Un Roi Lear puissant, alliant tragique et comique en un quart de secondes, et son Fou délirant, euphorique, attendrissant... « Ca va ? » nous demande t-il en permanence. Oui, oui, ca va...
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« un sentiment ridicule accompagné de mouvements malpropres »


L'histoire d'un homme, le soir de son anniversaire, qui fait le bilan de ses années, avec un constat simple, et amer : aucune nana n'a eu le courage de l'aimer, ou a eu le courage de le lui dire (de toutes façons, il convient que cela revient au même.)

Un vent chaud parcourt la rue Joseph Vernet, totalement déserte, un vent qui a le mérite de le réveiller. Il revient du théâtre du Funambule, où s'est joué La Mouette.
"Peut-être devrais-je arrêter de vivre comme dans une pièce de Tchekhov", se dit-il alors : chercher une passion impossible, bouteille de Vodka en main, alors que le possible fourmille autour du lui, et qu'il est certainement tout aussi tendre, si ce n'est plus.
Un-an-de-plus, mais c'est l'année du renouveau, répètent ses amis. Il serine avec eux, jolie communion, peut-être un peu hypocrite, qu'importe, l'illusion persiste.

Il sait que les rechutes dans le désespoir seront intenses et fréquentes, mais les doses d'espérances qu'il s'injecte chaque jours le portent comme une aile vers un but qui donne le vertige : aimer, être aimé.

Plus qu'une simple consolation, une raison de vivre.



JD

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Commentaires

Le 27/07/2007 à 17:26, par Lio
Une note d'humour dans ce puits de déprime...

"Tu oses nier le fait que tu sois un intellectuel de gauche !"
Le 28/07/2007 à 18:55, par Nina
Euh ouais... Mon commentaire a été supprimé ? J'avoue qu'il servait à rien mais quand-même.
Le 29/07/2007 à 0:06, par sophie
Aaah, retour à mon blog préféré(si si) !
Te l'ai-je dis Jocelyn ? vive toi.
Le 02/08/2007 à 19:54, par Fann
Voilà, ça, c'est fait... Virginie m’a taguée. Ce qui veut dire, donc, que je dois dire cinq choses que je n’ai jamais dites aux lecteurs et taguer moi-même cinq autres bloggueurs. Attention les yeux :


1. Je commence toujours ma journée par lire les dépêches d'actualitées Yahoo...en commençant par la rubrique People!

2. Depuis toujours, je trouve Tony Leung de L'Amant (JJ Annaud) irrésistible...et contrairement aux idées reçues, le film que j'ai regardé le plus de fois n'est pas Dirty Dancing mais Des Hommes d'honneur ( R.Reiner, 1992).

3. J'ai rencontré Matthieu, mon plus ancien et meilleur ami à 12 ans, lors d'une sortie d'archéologie sous-marine au dessus du "Turist", une épave du lagon de Nouvelle-Calédonie.

4. Je suis extrêment myope (-7,5) je porte des lentilles de contact depuis 1997...autant dire que la nuit, je ne vois rien!

5. J'ai une véritable passion pour l'Egypte Ancienne, les Pharaons et les Momies ( En fait, pour le culte des morts à cette époque)...je voulais être archéologue! Mais je n'ai pas dépassé le département d'Antiquités Egyptiennes du Louvre, que je vais voir à chaque fois que je suis à Paris.

Voilà!! ça fait cinq choses!!

Merci Virginie d'avoir permis cette petite pose et je m'en vais taguer mon camarade Jocelyn...ce qui lui éviteras de penser trop "Politique" pendant un temps...
Le 02/08/2007 à 23:44, par On passe savie
Savez-vous ce qu'est un tague ? Non ? Et bien moi, je ne le savais pas il y a encore une heure (Cela n'a rien à voir avec un dessin plus ou moins bien réussi sur une rame de métro ou sur la porte de mon immeuble).



Le tague c'est un peu comme un "Chain mail" ou l'on vous explique qu'il faut transmettre un e-mail à 25 personnes sous peine de ne plus avoir de rapport sexuel de toute votre vie, ou de mourir d'un cancer dans les 25 secondes qui suivent. La différence entre le Tague et le mail c'est que le tague c'est ce genre de concept, mais appliqué aux blogs. Une fois tagué, vous devez sur votre blog, avouer à vos lecteurs 5 choses que vous n'avez jamais écrites auparavant, puis taguer 5 autres blog en déposant votre post en commentaire.



Premier tague donc ! Je réponds. Pas sur de le faire à chaque fois (Pour être parfaitement honnête, merci Fann de m'avoir tagué car je voulais écrire un truc, sans n'avoir rien à dire...Voilà un prétexte !).





1 - Le matin quand je me lève, je vais voir si j'ai de nouveau com' sur mon blog, et je fais un tour de mes blogs préféré question de voir s'il y a du nouveau...( Joss, Claire, Stpeh, Marion...et Cyril quand il n'est pas en grève de blog comme depuis un mois).



2 - Hier soir, je suis allé voir "Interview" à Utopia avec Anais (Objet du prochain billet - Le film, pas Anais).



3 - Depuis que Dam est venu habiter ici quelques jours je regarde MCM et j'ai découvert quelques trucs sympa (et pas mal de grosses merde aussi - "J'inventerai des mots...car ceux de mon cerveau ne sont plus à la hauteur")! Merci Dam donc, pour Keny Arkana ou pour "A la bien" de Soprano.



4 - je vais sans doute courir le marathon de Paris au printemps prochain (Enfin, jaimerai bien...)



5 - Le dernier truc que je fais le soir (ou le matin en ce moment) avant de me coucher, c'est de regarder combien de personnes sont passées sur ce blog dans la journée...

Le 14/08/2007 à 13:10, par Claire
Opération à coeur ouvert: la der des der

Je réalise aujourd'hui que mon blog ne remplit plus la mission qu'il s'était assignée au départ (notez le nom de la catégorie dans laquelle je m'étais inscrite en décembre dernier, dans la colonne de gauche de la page d'accueil) et que mon espace administrateur se transforme (dangereusement) en canapé thérapeutique, que l'icône "statistique" est sollicitée de manière obsessionnelle (elle me révèle chaque jour le nombre de visiteurs et cultive et flatte mon besoin d'être aimée) et mes articles se muent en un vide sidéral que compense une forme que j'essaie de rendre agréable.

C'est pour cette raison que je ne sais pas quoi faire vis à vis de ce tag que j'ai réçu il y a dix jours et que je suis censée refiler, comme un chat noir, à cinq autres personnes. Il m'impose en effet de gratter un peu plus encore mon nombril, de vous offrir une photographie de moi, nue, au moment même où je voudrais revenir à plus de propositions politiques, de partage d'expériences pédagogiques, de conseils cutlurels ou éventuellement de chroniques à la Alain Rémond, qui semblent de prime abord d'une vacuité un peu lassante mais qui au fond, en disent plus qu'il n'y paraît.

Avant d'obtempérer, je me suis posée la question de l'intérêt du tag. Je n'en vois que quatre - soit perverses, soit inutiles, soit absurdes.

On taguerait donc ses potes pour:

(1) faire perdre du temps à tout le monde - aux bloggeurs (qui va se creuser la tête, rédiger son article puis chercher cinq adresses de blogs) et aux lecteurs (qui remarquent qu'un commentaire a été ajouté, qui cliquent sur le lien, qui commencent à lire et qui, par on ne sait quel absurdité, lisent jusqu'au bout des confessions qui n'intéressent personne.)

(2) booster les blog ranks des potes puisqu'on "lâche un com" et qu'on visite obligatoirement cinq sites - dans ce cas, c'est dommage. Contrairement à nos médias, nous ne sommes que symboliquement tributaires du nombre de lecteurs et nous avons encore, sur le blog, le loisir de ne pas s'attacher à ce genre de considérations mercantiles.

(3) obliger le blogger à confesser des choses inavouables et ce, afin d'ôter ce filtre qu'il impose à ses lecteurs, ne dévoilant que ce qu'il veut bien montrer, c'est à dire des choses qui remporteront l'adhésion du plus grand nombre. Si c'est là le but de l'instigateur du tag, il s'est fourvoyé puisque c'est le blogger qui choisit les cinq vérités qu'il veut bien partager (j'en ai logiquement peu lues de douloureuses ou d'avilissantes). Ca n'a donc pas grand intérêt.

(4) polluer les blogs de ceux qui ont choisi ce support dans un but pédagogique - ce qui va finir par agacer sérieusement les lecteurs et porter préjudice à ce formidable outil de communication.

CQFD: le tag me fait chier, sinçèrement. Mais (je vous l'ai déjà dis), je suis un peu supersticieuse et puis, quand on me demande quelque chose, en général, je le fais. Alors, j'ai décidé de transcender (j'aime bien ce mot, je l'utilise trop) le tag: tout en m'exécutant et en obéissant aux régles, je vais essayer de lui donner un intérêt, afin que les lecteurs potentiels n'aient pas perdu leur temps


(1) Je suis un imposteur en écriture: je trouve la plupart de mes citations sur le site evene.fr (ayant une mémoire très peu fiable) et je consulte beaucoup le dictionnaire de synonyme. Finalement, je mets en pratique les conseils que je prodigue à mes élèves: le savoir-faire vaut tellement mieux que le savoir! Savoir où chercher un élément, savoir se l'approprier, éventuellement l'adapter... voilà la clé de la réussite (la réussite étant ce bien être, cette sensation de s'être rapproché au maximum de nos limites, de l'impossible)


(2) Je pleure autant que je ris devant la série Scrubs et ai fondu en larmes devant l'épisode où Laverne est dans le comas. Pire, j'ai l'impression de beaucoup apprendre de cette série moralisatrice. Ca me renvoit à la convicton du Dr Winkler qui voit dans les séries américaines un aspect culturel indéniable et m'interroge sur la distinction que la brillante philosophe Marie-José Mondzain fait entre "culture de masse" et "culture populaire." Pour elle, la culture de masse est un produit industriel dirigé vers le consommateur. On sera d'accord pour dire que Scrubs s'apparente alors à cette catégorie (c'est une série sur une bande d'internes en médecine qui fonctionne sur le schéma vendeur d'aventures indépendantes, souvent drôles, parfois larmoyantes, qui s'articulent autour d'un couple instable qui se fait, puis se défait, puis se refait et avec à la fin de chaque saison, un coup de théâtre qui vous surexcite et vous anéantit en même temps). Pourtant, Marie-José Monzain définit la culture populaire ainsi: elle "donne les moyens et les ressources de penser à partir d'un ressenti." Chacun conviendra que Le Roi Lear de la cour d'honneur ou le Secret du Temps plié de Gauthier Fourcade pour le théâtre et Babel ou La vie des autres pour le cinéma m'ont donné à réflechir et m'ont aidé à grandir cette année... et ça parait normal, vu que ce sont des créations dont on admet volontiers le côté artistique. Et bien, je vous l'annonce, Scrubs me fait le fait effet. Et j'ai donc l'honneur d'ériger cette série au rang de "culture" dans un premier temps, et de "culture populaire" s'il faut être plus précis.


(3) Je suis pétrie de contradictions: alors que je vénère la conception platonicienne de la connaissance qu' Albert Jacquard a transféré à la compréhension ("Celui qui ne comprend pas, et qui le dit, est celui qui fait le plus évidemment preuve d'intelligence car il a compris qu'il n'a pas compris et c'est ce qui est le plus difficile à comprendre. Remercions-le, car il fait un cadeau à tous ceux qui, autour de lui, croyaient, à tort, avoir compris."), je prétendrai toujours avoir compris ce qui est énoncé en publique quand pourtant il me manquera la définition d'un mot-clé ou quelques références historiques. Je ne prendrai jamais un air interrogatif et n'avouerai sous aucun prétexte à mon interlocuteur que "je n'ai pas compris." En général, je note la carence dans un coin de ma tête me jette discrètement dès j'en ai l'opportunité, sur la toile pour pallier mes lacunes. Les derniers exemples en date: nonobstant, bérézina et omerta, dont j'ai dû chercher le sens ce mois-ci. Et après, j'ose reprocher à mes élèves de ne pas lever la main et attirer sur eux vingt-quatre paires d'yeux moqueurs quand quelque chose leur échappe. Aïe, aïe, aïe...


(4) N'en déplaise aux Italiens, nous n'avons pas considéré, lors de notre périple ligurien, que les Cinque Terre sont le paradis sur terre et que la région du golfe de Gênes resplendit comme un joyau unique dans l'écrin méditerrannéen. Ben oui, je l'avoue, à force de vivre en Provence, on est un peu blasé: La Ligurie est à la Côte d'Azur ce que la Toscane est au Lubéron: des clones! C'est là qu'on a tiqué: le Routard, dithyrambique, doit être rédigé par des Parisiens et il va falloir s'y faire: nous sommes devenus difficiles et exigeants à force de vivre dans notre splendide région. Va paut être même falloir mettre ce snobisme de côté qui consiste à considérer qu'on n'est vraiment en vacances que lorsqu'on part à l'étranger et être enfin excités et fiers à l'idée, dans les années qui viennent, de partir dans les Landes, dans le Cantal, à Belle Ile ou en Alsace.


(5) Ca fait (trop) longtemps que je n'ai plus posté d'articles sur la politique tout simplement parce que je suis encore un peu écoeurée et puis qu'après une période d'intense militantisme, je suis un peu paumée.

Je n'ai pas envie, pour l'instant, d'attaquer la droite sur la forme (je regrette presque que Marianne consacre la moitié de sa couv' chaque semaine à la droite bling-bling ou au style Sarko et ai tendance à préférer la méthode de l'autruche et les publications Sarko-free de Courrier International). Et je n'ai pas non plus la force de l'attaquer sur le fond. Je m'étais pourtant promis de tenir un carnet de bord qui commencerait au 7 mai 2007 et qui répertorierait tout et ce, afin de ne rien laisser passer. J'ai un peu honte pour l'instant de prouver que M. Sarkozy a réussi (même momentanément) à me décourager.

Je ne désire pas écrire sur la gauche en déconfiture, non plus, d'avouer que je redoute son incapacité à se rénover et à sortir grandie des bérézinas ;-) qu'il vit depuis une dizaine d'années. Je ne souhaite pas confesser que j'ai peur de ceux qui veulent sauver à tout prix les symboles et l'appareil au détriment de l'idéologie mais aussi de ceux qui croient que l'histoire se répète inlassablement et qui invoquent les fantômes socialistes à tout bout de champs, pensant qu'il suffit de réunir les conditions de 1936 ou de 1981 pour convaincre à nouveau.

Je ne veux pas enfin confier que mon expérience militante locale me pousse progressivement à adopter envers le système des partis une déception voire une certaine méfiance. Du coup, je suis à la recherche d'alternatives. Je vous en dirai plus qu'en je serai plus calée sur le sujet. Quelques pistes quand même: les idées folles d'Etienne Chouard et la conférence de Pierre Rosanvallon et Yves Sintomer, au théâtre des idées à Avignon, diffusée sur France Culture et podcastée sur le site, disponible pour quelques semaines encore.


Voilà. Chose promise, chose dûe.

C'était la première et la dernière fois.
Le 14/08/2007 à 13:12, par Petite Elfe
Eh moi je trouve que ça te réussit bien le tag Claire, j'ai pris un plaisir monstrueux à te lire et imposteur ou pas ta façon d'écrire "ça l'fait grave" !

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