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Jocelyn D.
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Retour de bronzettePar Jocelyn D. :: 30/08/2007 à 4:45 :: Général
Notes d'été (4) __________________________________________________ ![]()
Un peu honteux du mois d'août de glandouille que je viens de m'offrir, alors que beaucoup d'individus de mon âge n'ont pas eu d'autres choix que de travailler. Aucune relâche estivale estudiantine même pour un mois, injuste, la vie est dure. ---------- Rassurez-vous, je n'ai pas vécu ce mois comme un ascète, j'ai bougé, voyagé. Déjà, avec Mika, Fab et Remy on s'est organisé un périple à l'improviste dans les sphères « Bling-Bling » des alpes maritimes. Endroits que l'on ne connaissait peu, voire pas du tout, alors pourquoi pas ? s'était-on dit. Je livre sur le tas quelques impressions, je suis convaincu que cela vous intéresse. Nice, pour démarrer : Pas de surprises, c'est bel et bien hideux en bord de mer (ces grandes résidences jaunâtres, copies conformes d'HLM ordinaires, à la différence près qu'elles sont balnéaires et, de ce fait, pas vraiment à loyer modique), en plus, pas de sable mais de vulgaires galets, y'avait de quoi être furax !.. Heureusement, le centre ville dit ''Historique'' est quand même bien plus sympathique, c'est très propre, un peu trop pour moi, un coté ''carton-pâte'' qui m'a fait penser à Montpellier (ceci dit, c'est joli). Cannes. Franche rigolade. J'ai rarement vu un tel déluge de fric au mètre carré. Bagues platines Vintage, Rolex Daytna, tongs Givenchy, patchwork de peau john Galiano, sac à dos en soie ''Don't Touch Me I'm Electric'', Rolls-Royce Phantom ou Lamborghini Gallardo (qui rentrent directement dans l'Hotel Carlton Intercontinental). Monaco, à côté, fait pâle figure. Maigre étalage de fric, contre toute attente. Du coup c'est moins drôle. Niveau esthétique, comment dire ? Monaco est sans aucun contexte la ville officielle du béton. J'ai vite regretté les HLM niçois. Notre exploration s'arrêta ici, dodo sur plage, coups de soleils atroces... il faut savoir y mettre un terme. --------- Avec Thalia, on tombe d'accord sur une chose. Notre modèle à nous tous, c'est Ponce Pilate. Ce fameux préfet qui nous appris la veulerie, celui qui fut terrifié à la seule idée de prendre la moindre décision, quitte à tout gâcher. Oui, lâches, nous le sommes en permanence, nous fuyons le choix, nos résponsabilités, la moindre remise en question. Nous avons la liberté de conscience d'une poule. Je devrais effacer ces SMS que je lis tout les jours. Les lectures se répètent, la douleur s'accroît. C'est pourtant vrai, plus on se remémore un passé douloureux, plus on augmente ses chances de le réitérer. Cercle infernal : la mélancolie nous condamne à sa répétition. Oublier d'oublier, tel est mon défi !. ---------- En dehors de l'intrigue cousue de fil blanc, elle est bien belle ma ville en feuilleton d'été. La prophétie d'Avignon, et ses moments de grâce, comme les évanouissements à répétition de la très belle Louise Monot (Même surjoués et caricaturaux, je kiffe). J'ai éprouvé une sorte de fierté quand une scène s'est jouée tout, mais alors tout près de mon appartement. C'est proprement ridicule - je vous l'accorde - mais j'ai ressenti cela comme une reconnaissance, une façon de dire « on pense à toi mon coco », ou alors « toi aussi t'es dans le coup, hum petit coquin ». J'ai toujours eu un faible pour les quêtes absurdes. ---------- Mon blog repart de plus belle, et « Les notes d'été » s'arrêtent ici. Le jour arrive, je publie et je vais me coucher. Photo de vacances, de gauche à droite : moi, mika, remy (...et fab derrière l'appareil).
04h38 JD
"Tagué!"Par Jocelyn D. :: 05/08/2007 à 0:19 :: Général
Mes cinq verités
Mais moi, franchement !... Moi qui verse lamentablement semaines après semaines dans un exhibitionnisme émotionnel croissant (dixit Damien B), l'intérêt me semble bien plus limité. Bon, j'exagère un peu, peut-être, alors, je m'exécute. Alors attention, révélations sur mon carnet web ! --------------- 1) Depuis cinq jours, je ne me rase plus. C'est un record depuis que dame nature m'a assujetti à le faire quotidiennement. - 3) Plus le temps passe, et plus je me demande si mon ''avenir professionnel'' se situera dans la politique ( même si c'est la ''Communication Politique'' qui me tente, et que c'est quand même pas tout à fait pareil ). Pourquoi ? Parce que depuis six mois je me prends la tête avec des abrutis qui s'efforcent à me dégouter durablement de toutes formes de militantisme. 4) Je [vais] / [pense à] me mettre au Jogging d'ici septembre. ( Avec Lionel en coach particulier, yeah. ) -
5) J'ai un Myspace depuis 1 mois, il est temps de l'annoncer ! L'heure du renouveauPar Jocelyn D. :: 27/07/2007 à 16:28 :: Général
Notes d'été (3) __________________________________________________ " Il y a des jours qui ne sont pas comme les autres, les jours de fête, et c'est un peu pour ces jours là qu'on attend, qu'on espère" Desert, Le Clézio --- Mon boulot pour Alévêque & friends terminé, euros gagnés en poche, une envie : quitter temporairement Avignon pour Mazan, pouvoir lire sur un transat, un pierrier à la main, dans le calme, surtout...
Et mater la Télé, aussi, le soir, jusqu'à très tard. Sur W9, par exemple, Clara Morgan, en pleine forme, me donne des leçons de vie : "N'écoute pas les discours, les rumeurs / Ecris ta vie tu en es seul auteur / Si peu de temps, pour autant d'amptions (?) / Dis qui tu es, suis tes aspirations / Come on now !". Faut que j'en parle à Steph' (elle est spécialiste de ce genre de trucs) , mais je crois qu' Ophelie Winter à trouvé son maître (ou sa maîtresse, en l'occurrence).
Zappe sur NT1 et en reviens pas, mais c'est le retour de l'Appel-Gagnant enfin sous mes yeux !... Alléluia !... Le principe résumé en quelques mots : un studio, une présentatrice en habits sexy, une ou deux caméras, un numéro surtaxé, et des énigmes tout à fait stupides à résoudre.
Alors, c'est scandaleux, tout ça, et on est bien d'accord. Mais c'est passionnant, aussi... « Silence étouffant dans la nuit sage d'Avignon » titre Le Monde du 17 juillet. L'article déplore la désertification des rues avignonaises ainsi le manque de réactivité du public face aux pièces programmées pour être polémiques, comme Nord (Norden), censé prendre « la défense » d'un « antisémite notoire » sous le nom de Louis Ferdinand Céline... ( horrible-chôôse que de parler de cet ôôdieux barbouilleur, nazi de la pire espèce, déshonorant par sa seule plume diabolique nos courageux et vaillants résistants Français, hohé hohé ). hum... Il est vrai que les rues sont étonnamment vides pour un festival de cette renommée, quand même. Les anciens m'affirment n'avoir jamais vu ça. L'explication qu'on me donne : Trouver un toit à un prix correct dans le centre-ville d'Avignon pendant le Festival relève de l'impossible. Conséquence : auparavant ''les festivaliers'' venaient une semaine, maintenant beaucoup restent deux ou trois jours seulement, et enchaînent les spectacles In & Off comme des malades, afin de rentabiliser au mieux leurs folles dépenses...
J'ai croisé Philippe Val pendant l'entracte du Roi Lear, et j'ai eu le courage de lui parler. Il semblait ailleurs, déambulait comme un zombie dans les vomitoires. - Mr Val, lui ai-je dit, dans votre dernier édito, vous avez appelé vos lecteurs à se battre pour trouver des places pour le Roi Lear, parce cela valait le coup. Je tenais à vous remercier de m'avoir convaincu ... Je n'allais pas l'ennuyer plus longtemps, lui dire que je collectionne tout ses éditoriaux, que son « traité de savoir survivre par temps obscurs» trône depuis longtemps dans mes toilettes, que je partage avec lui la même conception de la liberté, « Le Libertin, s'il est cohérent est un démocrate ». Le type est là pour prendre du bon temps, voir une belle pièce, humer l'air provençal, pas pour qu'on lui lèche les bottes.
« un sentiment ridicule accompagné de mouvements malpropres »
Un vent chaud parcourt la rue Joseph Vernet, totalement déserte, un vent qui a le mérite de le réveiller. Il revient du théâtre du Funambule, où s'est joué La Mouette. Il sait que les rechutes dans le désespoir seront intenses et fréquentes, mais les doses d'espérances qu'il s'injecte chaque jours le portent comme une aile vers un but qui donne le vertige : aimer, être aimé. Plus qu'une simple consolation, une raison de vivre. JD Festival d'avignonPar Jocelyn D. :: 22/07/2007 à 16:34 :: Général
A voir en"OFF"... Deux pièces discrètes qui méritent un peu de lumière, jusqu'au 28 juillet, à Avignon. -
![]() La femme qui parlait à sa robe de chambre Née en France, elle a quitté son pays d'enfance à ses 15 printemps pour Alger. Maligne, elle apparaît soumise, mais dès que l'on gratte un peu, on y découvre des bouffées d'espoir, et – cela va de pair – de révolte... Courageuse & belle ; le public, dans un élan enthousiaste, a envie d'être comme elle. Mais les lumières se rallument...
( Claire Néel en photo, qui joue et qui met en scène ce monologue, épatante )
Un décor en bois rudimentaire qui forme un huit-clos macabre, un jeune un peu simplet et un viel homme alcoolique. Un lourd secret unit ses deux individus. Un secret qui, petit à petit, va se réveler et anéantir cette routine absurde. Pour le meilleur ? pour le pire ? on ne sait pas, même on s'en fout, cette situation n'est plus tenable. On étouffe, et on est mal à l'aise, et on a honte de rire. Comme je disais à Julien Guyomard, l'auteur et le metteur en scène à la sortie de la salle, cette pièce sent l'alcool, et la gerbe.
JD
Remords, rue des teinturiersPar Jocelyn D. :: 14/07/2007 à 15:21 :: Général
Notes d'été (2) __________________________________________________
N'en déplaise à Stéphanie, je ne caricature rien. J'essaye de reproduire fidèlement mes états-d'âmes, mon univers. Seulement, je change d'humeur comme de chemise. Et quand je vais mal, j'écris pour mon blog.
Festival d'Avignon 2007: « Comment ai-je pu louper Pierre Henry? ». L'interrogation, fait des loopings dans ma cervelle qui, pourtant, ne demande qu'à se reposer. Il est 4h39 du mat' et je frôle l'automutilation car je ne tolère pas cet oubli impardonnable. Bon, tout cela pour dire que j'aime beaucoup P. Henry, et que j'ai certainement loupé ma dernière occasion de le voir en « live ». Je m'en veux, donc, et je suis réellement triste. Cela fait deux mardis de suite que les ''témoins de Jéhovah'' viennent me rendre visite, chez moi, vers 11h du matin, rue du crucifix. Toujours la même rhétorique : je suis dans le mensonge, ils viennent m'apporter la vérité. Ce qui est sympa avec les Témoins, c'est qu'ils avouent ouvertement se faire chier dans notre monde. Pour eux, depuis 14-18 c'est la dernière séance, « le temps de la fin » comme ils disent, temps caractérisé par une série de cataclysmes ravageant la Terre comme jamais : famines, guerres, séismes, pestes, homosexualité, etc. Et rien ne peut changer, la machine est en route, rien ne peut l'arrêter. « This is the end (tadaadaaa)». Heureusement, s'ils vivent encore, c'est parce qu'ils gardent en eux un espoir insensé. Ils savent que Jéhovah va bientôt se pointer dans nos contrées pour détruire sans pitié les méchants (c'est à dire tout ceux qui refusent de se soumettre à la volonté divine) et instaurer par la suite le Paradis sur terre, pendant plus d'un million d'années, et toujours en été. Dans les deux cas, ils repartirent fort déçus. « Aux terrasses brouillées / Quelques buveurs humides / Parlent de haridelles / Et de vieilles perfides / C'est l'heure où les bretelles / Soutiennent le présent / Des passants répandus / Et des alcoolisants » « Tracter » du Christophe Alévêque de dix neuf heures à minuit, rue des teinturiers, seul, avec ma chemise de merde, et mes sourires exagérés (mais nécessaires), c'est déprimant, morne et tuant. L'impression d'être transparent au milieu de tous ces couples gentiment branchouilles qui se font des bisous en parlementant sur le sens de la vie. Entre deux plats, les serveuses des restaurants ont des cernes, prennent leur dose de nicotine en vitesse. Dès que la drogue atteint le cerveau (quelques secondes suffisent) elles dévisagent le ciel en recrachant la fumée, soupirs déguisés en vapeurs monoxydées. Les sourires que j'essaye de leur offrir sont, eux, plus sincères. --- « Like I give a fuck / like I give a shit, like I give a fuck about that shit / Like I give a fuck about that motherfucking shit / Like I give a fuck / Like I give a shit » JD le long de mon nombrilPar Jocelyn D. :: 02/07/2007 à 15:14 :: Général
Notes d'été (1)
Erreur.
Ce n'est pas que je « n'écris plus », je
n'ai jamais autant tapoté sur mon vaillant Dell et je suis
même d'une productivité folle, qui m'impressionne.
Seulement, j'ai temporairement mis mon beau blog en mode veille. Il
l'avait mérité, il avait besoin de vacances, de se
reposer quelque peu, respirer. __________________________________________________
Minuit
passé. Partir, c'était la meilleure chose à
faire. Je n'avais pas le moral. La soirée « Pétanque
» organisée pour les invités VIP et le Staff
de l'Avignon Film Festival (staff dont je fais partie) se fera
sans moi. Principe de précaution, je n'allais pas gâcher
vos fous-rires et vos plans-dragues avec mon cafard pandémique
de jeune con. Cette absence ne les affectera point, j'imagine tout de
même que certains feindront succinctement une déception
le temps d'un lancement de cochonnet. On se dépêchera de
m'omettre, dans l'intérêt commun, c'est à dire
pour le bien de tous. Une
étudiante d'Avignon, brune, avec un joli sourire et des yeux
ravissants m'explique un après-midi qu'elle « really
don't care » tout ce qui n'est pas anglo-saxon. La
littérature française, le cinéma français,
même la cuisine de notre beau pays, tout cela passe à la
trappe... Trop « old fashioned » me dit-elle.
L'avenir, c'est l'anglishe, « The Futur is Now ».
Lundi
soir, en rentrant du cinéma avec Fabien, Seb, Katerine et
Mika, je rencontre, rue des teinturiers, une jolie Américaine
en vacances, blonde, d'une vingtaine d'années. Dans un
Français impeccable, elle me raconte qu'elle cherche un bar
afin de s'imbiber dans l'obscurité jusqu'au petit matin.
Pourquoi cela ? « Parce que ma grand mère va bientôt
mourir, et j'aime bien ma grand-mère ». Seulement
voilà, trouver un bistrot ouvert dans Avignon à plus
d'une heure du matin, c'est rudement compliqué. Je rêve d'être une jolie femme, qui ferait souffrir les hommes qui tomberaient amoureux de moi. Ah, je vous jure, je serais sadique, une conasse de première, une vraie salope. Et lorsqu'un de mes nombreux amants pleurerait devant mes tétons pointus, me suppliant de toutes ses larmes de l'aimer, je chantonnerais « c'est pas ma faute à moi ! » en riant. Et un joli rire, une belle voix, enfoncer le couteau dans la plaie : « il va falloir passer à autre chose mon bonhomme, tu mérites tellement mieux ...» De toutes les jolies perles qu'on a pu me sortir, je n'ai rien oublié. Ce serait malheureux. "Ben
oui quoi..on aime... pis on aime plus" hurla Marguerite
Duras lors d'un dîner mondain, "Marguerite
Duras n’a pas écrit que des conneries… Elle en a
aussi filmé" répondit Desproges. ''Le temps
ronge l'amour comme l'acide'' écrivit S.Gainsbourg. De
temps en temps, je me demande si ce n'est pas l'amour qui ronge le
temps comme l'acide. Ou l'acide ronge le temps comme l'amour ? heu...
J'apprends
le même jour que les émissions Arrêt sur Images
sur France 5, La Bande à Bonnaud sur France Inter et En
aparté sur Canal + ne sont pas reconduites pour l'année
prochaine. Je suis triplement désemparé, surtout pour
« la bande a Bonnaud ». Les
réunions du Parti Socialiste (ou ce qu'il en reste) depuis la
débandade Royal ®
ressemblent
à de grandes séances de soutien psychologique. Tout le
monde ressasse incessamment ses sentiments discordants, entassements
d'assertions, signes d'une certaine insuffisance politique. On entend
donc en boucle, le refrain : « Sarkozy a gagné
car les Français voulaient être menés à la
baguette, et pis son programme était clair, cohérent,
dans le vent, avec un indubitable courage politique sur certains
sujets ». C'est vrai, et après ? Admettons
que même si une majorité franchement Social-Démocrate
se dégage pour le prochain congrès, ce que je souhaite,
les Mélanchonnistes, les Emanuellistes, et les
jeunes Post-Poperenistes (bref, tout ceux qui entretiennent
encore le mythe du ''tout-état'') se feront un plaisir de nous
mettre des bâtons dans les roues, et le PS restera une vielle
bicyclette instable et donc indirigeable. Je
viens de finir La Possibilité d'une île de M.
Houellebecq. Cela m'a pris plus de trois semaines. Bien que certains
passages soient redondants, confus, ou un peu faciles, je garde en
moi ce sentiment tenace d'avoir lu une oeuvre importante, qui fera
date. Comme je disais à Thalia, c'est le genre de bouquins qui
essaient d'embrasser le monde, de traiter des centaines de sujets en
quelques phrases, qui tentent un peu naivement de répondre à
des questions impossibles.
JD "Let's Kill This Bastards !"Par Jocelyn D. :: 12/06/2007 à 18:28 :: Général
Tarantino, ou la vengeance de la Femme. - L'absence soudaine et douloureuse de la fée internet dans ma chambre avignonnaise aura eu le (grand) mérite de m'encourager à multiplier les Soirées-Ciné-Utopia tout au long de la semaine dernière. Cela a commencé lundi avec Zodiac, film cluédo à la sauce sixties de David Fincher, d'une sobriété un peu trop rigide à mon goût (cela m'a quelquefois fait pensé à un bon épisode de Colombo, l'humour en moins). Ensuite j'ai chialé comme un môme devant Le Bonheur d'Emma (Film tire-larmes, peut-être un peu neuneu mais brillamment interprété). Enfin, j'ai sauté sur le nouveau Quentin Tarantino, Boulevard de la Mort ( Death proof ) ah voilà, j'ai des choses à dire, désolé mais je m'y attarde... Je suis un fan absolu de Russ Meyer, et notamment de son film Faster, Pussycat! Kill! Kill ! (1965), oeuvre de ciné-bis désormais étiqueté « culte » par les étiqueteurs, incroyablement moderne car crade, perverse et violente. Une histoire simple d'ailleurs : trois femmes sauvages, aux lolos démesurés, accompagnées de trois superbes voitures de course ( qui font beaucoup de fumée et de bruit ) décident de former un gang et se livrent à des pillages plus ou moins meurtriers. Dans leur périple, elles kidnappent et droguent la petite amie d'une d'une pauvre victime masculine, et se réfugient dans un ranch isolé détenu par un vieil infirme pernicieux. Chose frappante : les trois instigatrices se comportent comme des mecs (dans le sens ou elles sont très éloignées des stéréotypes féminins encore présents aujourd'hui), et ridiculisent (et souvent, tuent) les gars qui osent frôler leurs pattes dociles. L'homme n'est qu'un benêt, tout juste bon qu'à baiser, et à dépouiller, car voilà, c'est encore le mâle qui a l'argent. Le dernier Tarantino s'inspire énormément de ce film ( je m'étonne d'ailleurs qu'aucun critique ne l'ai relevé ) à la différence près que les nanas de Boulevard de la mort sont plus sages et ont des raisons plus consistantes de se révolter ( homicide, etc. ). La différence est subtile mais pas négligeable, on passe du « revenge movie » au « rape and revenge movie ». Le cinéma B des années 70 a souvent ressorti ce schéma là : fureur sadique de jolies créature féminines humiliés par un gent masculine lourdingue et grotesque, avec un sous-texte féministe difficilement dissimulable. Je pense à Bad girls go to hell de Doris Wishman et encore I spit on your grave de Meir Zarchi, je sais qu'il y en a plein d'autres, que j'aimerai voir, d'ailleurs. On a souvent reproché ( à tort ou à raison ) Quentin Tarantino de jouer systématiquement la carte du « Cinéaste Brocanteur » ; en gros, reprendre du vieux et rafler la mise. Un des films les plus malins, jouissifs, avant-gardistes et intemporels que j'ai vu depuis longtemps. C'est ma palme à moi, en fait. Bon après ça que dire ? Oui... La déroute législative. Très franchement, je ne sais pas quoi en penser.... ( En fait , si... ) En 1993, le PS perd deux cent députés d'un coup, cela fait très mal, et tout le monde pense alors que le parti mettra au moins une dizaine d'années pour accuser le coup (coût) et ainsi revenir au pouvoir. « M'enfin », votez quand même dimanche, ne serait-ce que pour la beauté du geste. JD
dance, dance, dance !Par Jocelyn D. :: 07/06/2007 à 18:42 :: Général
- L'ouvre boite
«Augmenter les désir jusqu'à l'insoutenable tout en rendant leur réalisation de plus en plus inaccessible, tel était le principe unique sur lequel reposait la société occidentale.» « Rêvons, mais en gardant à l'esprit que les démons de l'espèce peuvent surgir de l'enfer à tous moment pour piétiner,
C'était l'anniversaire à Sébastien samedi. Avec toute la troupe Annagrram (bien gais, bien picolés), on est allés en « boite », et bien évidemment, je n'étais pas d'un enthousiasme délirant à l'idée de gigoter jusqu'à 6h du Matin sur de la minimale à la sauce Radio FG. C'était à La Station, près d'Avignon. Durant les deux premières heures, je me suis assis et et j'ai observé les d'jeunzs se trémousser dans l'arène, en jouant mon rôle (désormais fort bien rodé) du vieil aigri. Je me disais qu'au fond, la boite de nuit n'est qu'un grand supermarché de désir en polystyrène : les garçons et les filles agissent en bons commerciaux et se vendent en bougeant du derrière. Certains (la grande majorité en fait) repartiront bredouille, ce qui ne les empêcheront nullement de retenter leur chance le week-end prochain. ( Même sans espoir, la lutte est encore un espoir ). Je me souviens d'un grand blond aux converses noires qui était en face de moi, proche de la cabine du DJ (pour avoir de la hauteur) regardant le dancefloor comme on regarderait des abricots au rayons fruits&légumes du Mammouth (je sais, les mammouths n'existent plus, mais je joue le vieil aigri, hein). J'ai vite compris que ce type était en rut, cela se voyait, son corps était tendu et ses yeux brillaient. Moi de mon coté, j'avais de la fascination et de la pitié à son égard (car, pour dire la vérité, il était assez moche). « Normal, c'est bestial » argumente Thalia au téléphone, «C'est le Lion à la recherche d'une Lionne, nos instincts que l'on juge ''primaires'' sont de retour...» Bien vu, mais pas entièrement d'accord. Le Lion, lui, agit sincèrement, il est lui-même lorsque qu'il draguouille puis saute brutalement sur la pauvre femelle qui n'en demandait pas tant, alors qu'en boite, chez nous les z'humains, tout est atrocement faux ; c'est l'éloge de l'illusion, de l'hypocrisie, de la superficialité. Les gars et les nanas ont systématiquement les mêmes fringues, c'est l'armée de clones, tout pareil et tout comme l'autre sont les maîtres mots : font de teint, gel ultra-fixant, tee-shirts et pantalons moulants H&M, ainsi que la fameuse technique du « je-danse-oui-mais-pas-trop-pour-pas-trop-transpirer ». Je suis vite attiré par les intrus, comme cette fille poussée par ses copines de lycée, qui se retrouve accoudée au bar semblant se dire «T'ain qu'es-ce que je fous là moi ? ». J'aurais pu aller lui parler, si l'action n'avait pas été rendue impossible par un environnement sonore pour le moins oppressant. Enfin, cela n'a rien à voir, mais j'aurais bien envie de gueuler sur l'UMP, dire à Fillon de se calmer surtout, mais je me rends compte que j'ai déjà pas mal écrit. C'est vrai qu'en ce moment je produis du vide, autant l'assumer pleinement. Alors pour me faire pardonner, je vous apprends que je n'ai plus accès au net dans ma piaule Avignonnaise (merci, voisins !), j'écris le tout en speed de la salle info estampillée « Communication » (s'il vous plait). Oh hé, sinon, saviez-vous, pauvres fous, que Thalia et moi on est en train d'écrire une pièce extraordinaire et bouleversante ? Une histoire d'inceste entre frère et soeur (jeunes) en pleine guerre, à huit-clos. Quelle est la pertinence des tabous face à la menace de la mort ? Entre raison et désir qui l'emporte ? Quelle est notre limite de résistance à la tentation ? Céder ou ne pas céder quand le poids d'une société et de la culture se heurte à la puissance du désir ? Et surtout, comment extrapoler sur un sujet aussi minimaliste ? ... Bref, ne vous inquiétez surtout pas, je vous tiendrai au courant. JD
Petit trip élitistePar Jocelyn D. :: 31/05/2007 à 14:38 :: Général
- Aux "malheureux" "lucides" occidentaux ...Je n'ai plus la force de ne pas écrire... J'ai eu beaucoup de mal a dormir hier soir, j'avais une migraine épouvantable, impossible de rester en place. Alors je me suis tapé deux ou trois histoires du Petit Nicolas en écoutant épures de William Sheller. Ensuite, en fouillant dans mes tiroirs, j'ai retrouvé quelques vinyles que j'avais acheté aux puces il y a quelques années : une très vielle compilation de remixes de Dépêche Mode, Substance 1987 (autre compil) de New Order, et A Love Trilogy de Donna Summer, un échec commercial, sans aucun contexte son meilleur album. « Mais elle rit, elle rit / Elle se fout de toutes mes envies / De mon absence et de ma vie / Car elle n'aime qu'elle », oui, même mon électrophone s'est mis a cracher du Polnareff, à 4h du mat', c'est dire. Je suis content, j'ai trouvé une vidéo résumant assez bien l'esprit de la série anglaise "Sugar Rush" ( cliquez ici ) , oui oui, la série dont je vous ai parlé sur mon blog y'a pas si longtemps ( cliquez ici pour le souvenir ). Et Sinon ? Sinon je me dis que je me suis accroché ces derniers jours à des choses bien dérisoires, j'essaye de prendre du recul sur mes tout récents emportements. Promis, j'essaye de ne pas me dévaloriser, j'ai la truffe au vent, le regard tourné vers l'avenir, voilà, comme ça. « Toi, tu passes ta vie à t'auto-traiter de con » m'avait justement reproché il y a quelques mois une camarade apartride, avant de louer « ma lucidité qui (lui) manque» (cherchez l'erreur) Pourtant, il en a toujours été ainsi : les cons aiment être flattés, et les intelligents aiment être détestés (je me mets dans la caste des intelligents, bien sûr). En revanche, une mise au point s'impose. La lucidité est loin d'être -selon moi- une qualité, c'est plutôt un boulet que l'on traîne et qui fait atrocement mal aux mollets. La lucidité reste de la crotte, pusiqu'elle ne protège pas de la réalité, mais la rend plus triste. Hélas (je m'en rends compte chaque jours) théoriser son propre malheur d'occidental (et l'exposer à la face du monde) ne l'empêche nullement d'advenir. Certes, (cher lecteur) on est moins con, mais après ? à quoi bon ? quel est le bénéfice ? « Heureux les simples d'esprit » répète sans arrêt ma mère ; c'est vrai que j'envie les idiots qui m'emmerdent, et les idiotes qui me plantent. La lucidité c'est l'intelligence du vide, elle déshumanise, elle fait de nous des vulgaires cailloux froids, effroyablement repoussants. Plus que jamais, je rêve d'une révolution hédoniste dans ce monde so cynical auquel -pourtant- je participe grandement. C'est parce que je suis un être blasé pratiquant le tirage de gueule à longueur de temps que je suis attiré par l'innocence, l'optimisme et la naïveté. Ce n'est pas un hasard si mon premier critère de beauté chez la femme est le sourire, tout le reste me semble si illusoire. Sur Msn, mardi dernier, j'ai exprimé à Halv mon envie de freiner mes textes égocentriques sur mon blog, afin de parler du monde, de la vie, des nuages, et des enfants qui courent dans l'herbe. Illico, il me rétorque : « On s'en fout de quoi tu parles. c'est le ton employé qui donne envie de lire». Frustré un jour...Par Jocelyn D. :: 23/05/2007 à 23:23 :: Général
- Mon voisin fêtard"Nous allons proposer à l'opposition, une fois les législatives passées, un vrai statut: de présider une grande commission, sans doute la commission des Finances, de participer aux nominations d'un certain nombre de hauts fonctionnaires" François Fillon, aujourd’hui.
Je m’excuse, je m’arrête en plein vol, j’avais promis de me calmer sur les discutions politiciennes de PMU. Là, à l’heure où je vous parle, 22h35 mon voisin fait la fête, pour changer. Faut que je vous explique, y’a dans ma rue un type qui passe ses nuits à festoyer avec tous ses poteaux. Détail important : il ouvre toujours grand fenêtres & volets, histoire de bien montrer à la populass à quel point c’est l’éclate dans son antre. Du coup, quand je m’ennuie, je me permets d’observer ces jeunes noctambules en action. Les filles, de grandes brunes aux gros bonnets, plutôt excitantes mais l’air sacrément idiotes, gesticulent en parlant de baise. Quelquefois, elles se penchent dangereusement à la fenêtre, leurs corps secoués par de violents spasmes, et beuglent des phrases pas très cohérentes. J’aimerai beaucoup savoir quel genre de drogues elles prennent… ou alors elles sont au summum de l’excitation sexuelle et on besoin d’extérioriser… Les garçons, eux, torses nus bien musclés et tout ce qu’il faut, sont au taquet. Ils dansent, rient, et hurlent des trucs du genre « Oh putttaiiin, mais regarde, regarde ça, oh merde, ouh, c’est trop bon hé ! » avec un enthousiasme certain. Tout ces gens réunis, ça fait un sacré boucan. Je m’étonne de ne pas encore avoir vu la police débarquer, apparemment personne ne s’est encore plaint (ou alors c’est la Police qui n’a pas voulu venir). Bon, je ne vais pas tarder à faire un tour dehors. Peut être qu’au hasard d’une rue, on me remarquera. |
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