Le pire n'est jamais décevant

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Jocelyn D.

Jocelyn D. ----------------------------------------- Homme. 22 ans. Paris/Joinville-le-Pont. Master 1 Communication politique et publique en France et en Europe. Paris 12. Chroniqueur radio. Arnaque. ---------------------------------------------------- Etats d'âmes, réflexions, confidences, photographies, analyses, vidéos & mp3, portraits, chroniques, émissions, espoirs & idées noires.

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L’amour du risque

Par Jocelyn D. :: 02/05/2007 à 19:22 :: Général
Sueurs Froides, Déo & débat

« Débattre, par définition, c’est éviter de se battre… » (Mon ami Stéphane, à Marseille, en Juin dernier)




20 Millions de téléspectateurs environ, nez collés au tube cathodique, attentifs, scrutant secondes après secondes la petite phrase assassine, la réflexion vache, la référence moqueuse, mais aussi la maladresse honteuse, le bafouillage qui tue, le lapsus criminel…
Je n’ose même pas imaginer la tension qu’il y aura chez les deux candidats ce soir, lors de ce débat présidentiel qualifié comme « décisif », dans la mesure où il est capable, à lui tout seul, de faire basculer 100 à 200 000 précieuses voix, ce qui n’est pas rien.
Le cœur qui s’affole, la goutte de sueur à dissimuler, un sourire détendu (mais pas trop) et sympathique (mais pas trop)… Bref, je préfère ma place à la leur, même si, moi aussi, mon cœur s’affole (mais c’est un autre sujet….)

Pour en revenir au débat : ce qui m’épate, c’est le coté guerrier et très solennel de l’affaire. Comme si deux malheureuses heures nous permettaient d’avoir un panorama large, complet & précis de deux projets politiques ô combien différents … En fait, si on est à fond sur ce débat, si on est grave au taquet, c’est qu’il n’y a plus de débats entre personnalités politiques sur le petit écran. Les seuls contradicteurs des politiques sont maintenant des journalistes.  Ou alors, on en met huit dans une même pièce, bien éclairée et tout, et on les fait parler les uns après les autres… Mais ce n’est pas pareil : faire parler tout le monde c’est au bout du compte ne faire parler personne, et cela sème la confusion.

Vive les débats vous dis-je, il en faut plus. On a grandement besoin de confrontations d’idées, en tête à tête, et pas par médias interposés. Marre de ces grands rendez-vous du genre « le grand jury » avec des journalistes aussi ignares que compatissants. Franchement, regardez le débat Ségo - Bayrou de samedi dernier : ne vaut-il pas toutes les émissions politiques que l’on a pu supporter durant la campagne ? C’était un bel échange démocratique, avec un vrai contenu politique et non politicien. Cela fait plaisir, de mon coté ça m’a même foutu la patate : on a tellement pas l’habitude de voir ça à la télé …

De même, j’espère que Ségolène n’a pas sorti DSK du chapeau uniquement pour récupérer les voix de quelques centristes encore indécis. Ce serait trop facile et ce ne serait pas « juste ». Il y a un Strauss-Kahn d’après.
Le score de Bayrou et l’effondrement d’une certaine « extrême gauche », prouvent qu’une majorité de Français ont soif de social-démocratie.
Je suis désolé (je parle à ceux pour qui la drague centriste est une horreur absolue) mais c’est une réalité.

Je m’évade du sujet en me la pétant Delarue avec un appel à témoin qui n’à rien à voir :
Quand est-ce que l’on sait que l’on est amoureux de quelqu’un ? Qu’est ce qui vous le fait savoir ? Avez-vous déjà été amoureux ? D’un amour réciproque ? Dans ce cas, c’était comment ?

Venez m’en parler.

(Bilan dans une à deux semaines). 

JD.

Retranscriptions hasardeuses

Par Jocelyn D. :: 28/04/2007 à 4:56 :: Général

Et la marée monte.

Imbroglios de sentiments contradictoires, cauchemardés, moulinés, transformés. 4h38 du mat'


« At first when i see you cry, yea it makes me smile, yea it makes me smile »

(Lily Allen)


« Pourquoi tant de bruit ? Pourquoi ces efforts, ces emportements, ces anxiétés et cette misère ? Il ne s'agit pourtant que d'une chose simple, il s'agit seulement que chaque jeannot trouve sa jeanette »
(Arthur Schopenhauer)


Ce qui est bien quand il y a du vent et qu'on est très triste, c'est que la larme qui coule sur ta joue fait des zigzags. C'est artistique.

Julien est assis sur le banc, Clara, une fille à coté de lui, lui demande ce qu'il compte faire, maintenant. Après un temps, il répond.
- « Je m'en irai ailleurs, je verrai d'autres personnes, je me frotterai à d'autres cultures. J'irai draguer de belles filles avec de jolis sourires pour les oublier le lendemain. Je danserai en boite tous les week-ends,  je ferai semblant d'être intéressé par tout le monde. »

Clara se met à rire, un rire  acerbe, atroce, agressif. Jusqu'alors, elle avait de la compassion pour ce type.
- « Tu n'y arriveras pas, tu n'est qu'une pauvre merde ! »

Julien continue, sanglots dissimulés, il fait mine de ne rien entendre.
- « Je me ferai désirer sans provoquer la pitié. J'envierai publiquement les gens qui souffrent, pour la frime. Je baiserai sans compter, quitte à être lâche... »

Clara est partie, morte de rire. Il reste là, seul, les yeux rivés vers le large. Le soleil se couche et l'océan monte lentement.
Au loin, derrière le phare, une mouette agonise. Si l'on est attentif, on peut voir du sang sous ses ailes.

Courir, toujours, tout le temps, sans relâche. Et puis un moment, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux : « C'est toi dont j'ai besoin, vraiment ». Et faire en sorte de le croire, et de le faire croire.

Il y a des jours avec, et des mois sans.


"Je mesure ... la responsabilité éminante, équimonore"

Par Jocelyn D. :: 23/04/2007 à 19:43 :: Général

Une présidente démocrate,

ça nous changera de Chirac.

(J’y ajoute Mitterrand).






Elle m’a énervé Marie Georges Buffet, sautillant sur sa chaise en qualifiant le discours de Ségolène Royal d’hier soir de « pas assez à gôôôche », « et c’est pas avec ça qu’on va gagner ! » ajouta t-elle par la suite, la mine ronchonneuse, à la télé.
Elle est gonflée quand même la communiste : elle a à peine 2 % dans ses poches, et elle s’en va nous donner des leçons de stratégie de victoire.

Les chiffres d’hier m’ont fait plaisir. Tout d’abord, le taux de participation. Ensuite le plantage quasi-général des extrêmes, Le Pen bien sûr (et c’est à savourer, surtout que je me suis méga planté dans mes pronostics), mais aussi la « gauche de la gauche », qui paye le prix de leur cynisme et de leurs divisions. La pire hantise du gauchiste étant de prendre le pouvoir, ses potentiels électeurs ont fini par comprendre que ces candidats ne servaient à rien  dans une élection présidentielle, sauf peut-être à affaiblir la gauche, justement.
Dommage qu’ils ne l’aient pas compris cinq ans auparavant (on se console en se disant qu’il vaut mieux tard que jamais).

Enfin, le score de Ségolène est plutôt bon, et il ouvre une espérance : celle d’une probable dynamique pour battre Sarko lors du  2e Tour. Là encore, c’était inespéré il y a  quelques mois, et on se prend à y croire, c’est affriandant.

Autant dire les choses comme elles le sont : mon investissement dans la campagne du 1er tour de Ségolène Royal n’a pas été ébbourifant. Je faisais un petit collage par-ci, un petit tractage par là, privilégiant le « cyber-militantisme »  et les argumentaires amicaux (avec plus ou moins de succès d’ailleurs).
Pourquoi cela ? Quelques actions de ségo m'ont refroidi :

Sa décision (au mois de Janvier) de mettre délibérément des personnalités comme Lionel Jospin, Pierre Moscovici ou Dominique Strauss Kahn au bord de la route m’avait indigné, surtout lorsqu’elle fout des Rebsamen ou des Chevènement à la place.
Son trip nationaliste "Avez-vous un drapeau chez vous ?, ça peut toujours servir !" m’avait terrorisé, car je pensais qu’il fallait au contraire se positionner en priorité sur des thématiques économiques et sociales pour marquer clairement nos différences et nos priorités face au candidat de l’UMP.
(C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait lors des trois dernières semaines, et c’est ce qui lui a permis de creuser -enfin- son écart avec François Bayrou....)

Ségolène Royal ne peut pas gagner seule, tout le monde en convient. Voilà pourquoi elle a eu, dès les résultats du 2e tour, l’audace de se présenter en candidate Anti-Sarko (comprenez par là, pour être très schématique : « le rassemblement plutôt que la division. »).
Elle n’est donc pas (plus)  la candidate du parti socialiste, ni la candidate d’une gauche ou de lâ gauche, mais la candidate de la démocratie et de la défense des principes républicains.
On peut s’en moquer, dire qu’elle ne sait toujours pas parler, qu’elle ne quitte que rarement les yeux de ses notes, qu’elle est vague dans ses affirmations.... C’est certainement son plus beau discours. Pourquoi ? Parce qu' elle adopte un point de vue  humaniste, qui, bien que fragile, ne tombe pas dans la caricature ou encore dans la démagogie. Son speech peut paraître bateau, convenu, mais face à Sarkozy, sa politique et son discours, il fait mouche.

Un président doit fédérer un maximum de gens autour de principes forts, il doit rassembler et apaiser les tensions en permanence. Camarades, un président idéal n’est pas un vrai socialiste, ou un vrai « homme de gauche », il doit être avant tout un vrai démocrate, capable d’avancer des compromis, même lorsque cela ne sert par ses propres intérêts ou ceux de sa famille politique.

La démocratie, c’est la paix, et c’est un combat permanent. Ne nous laissons pas embarquer (uniquement) dans un clivage droite - gauche stérile pendant les deux semaines qui viennent, les enjeux sont bien plus importants que cela.



JD

mal de mer / appel du large.

Par Jocelyn D. :: 22/04/2007 à 3:18 :: Général

Entre deux vagues



Vendredi matin. 09h45

Je suis un homme heureux, là. Heureux mais un peu fatigué. Et c'est dans cette sphère béate que flotte mon âme, navigue à vue, vers des eaux plus chaudes, plus tendres, plus agréables.

Ce matin, malgré les cernes, j'étais bien. Un soleil – pas trop puissant – et un petit vent frais, harmonie totale avec mon environnement extérieur, avec la nature (ce qu'il en reste)... oserais-je terminer : avec moi-même (ce qu'il en reste).

Arrivé à mon semblant de bureau de stage, très lumineux pour neuf heures du mat', et le sentiment  d'avoir fait un rêve puissamment agréable... que je sais réel. Utopie concrète ? Songe d'une nuit de printemps ? J'allume l'ordinateur, et le disque dur hurle de douleur au démarrage, pauvres machines.

Et « pouf », repensais-je alors, ça arrive, c'est arrivé au moment ou l'on s'y attend le moins (du moins c'est ce que l'on se dit).
Immoral, déraisonnable mais agréable. On se dit qu'on peut mourir demain, impossible de passer à coté de la thématique du départ furtif qui fait froid dans le dos : « God Only Knows », gueulait Brian Wilson, bien conscient du problème.

Je m'étonne : pas eu besoin d'aller dans une pharmacie acheter des tubes de 500 mg de « Confiance-en-toâââ », même pas eu la nécessité de sniffer de l'estime.
Les semaines se suivent et se ressemblent pas, Murphy semble être congé, ou il est parti ailleurs, qu'il ne revienne pas, pas tout de suite en tout cas.

Le pire n'est jamais décevant, mais le pire n'est jamais certain. Définitivement.


Samedi Matin. 12h50

Désemparé, tenaillé par des questions sans fin, mais en pleine forme. C'est différent. Le soleil m'aveugle. Je navigue toujours à vue, mais je croise de gros icebergs. La situation se retourne et ma pirogue tangue, J'ai peur de sombrer.
En attendant le bus, je cherche des boucs-émissaires, Platon tiens : ce crétin qui a toujours lutté pour séparer corps & esprit, et cette séparation est devenu un fondement, un pilier de nos sociétés. Bien joué mon con.

Tempête en vue, donc. Il faut tenir. « Quel que soit le temps que ça prenne, quel que soit l'enjeu... »

« Entrez dans l'espérance », comme dirait l'autre... Bin pourtant j'fais de mon mieux m'sieur, et je préfère le mot "confiance".

J'ai confiance.



JD

évaluez-moi, évaluez moi !

Par Jocelyn D. :: 14/04/2007 à 2:06 :: Général
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La vraie vie d'Alice
« Attaques ! » Conseil de Lionel, dans un bar.


Semestre terminé sur les chapeaux de roue (j'ai merdé tous mes derniers partiels), convention de stage bloquée, rendue in-extremis (ou comment cavaler dans Avignon sous la pluie pendant plus d'une heure), La lmde qui est convaincue que je ne cotise pas, l'unef qui m'appelle tout les jours pour les élections étudiantes crous (et toujours la même réponse de ma part : bin non les cocos, je peux pas là ). At last (but not least), un gars de ma promo m'a dit que je ressemblais à J.L Borloo jeune (et ta soeur elle bat le beurre ?).

Semaine noire, c'est la loi de Murphy, que voulez vous y faire...

Je ne veux plus être ma propre marionnette, je m'ennuie, je m'agace. Il faut un autre pilote dans l'avion.
A qui le tour alors ? J'envisage très sérieusement de passer les commandes en vendant ma personne sur Ebay car – en plus – je suis très curieux de connaître ma valeur en Euros (ou en carambars).

Evaluez-moi, chers visiteurs, dans un monde où tout se vend et tout s’achète, où l'on traite l'humain en part de marché : combien vaux-je ?. Et surtout, que voudriez-vous faire de moi ? En quoi puis-je vous être utile ?

Bon, je délire, un délire un peu jaune, très amer. Au fond, c'est quand même un peu ça : dans mon blog, je communique comme une marque, avec une identité forte, le tout dans un régime concurrentiel très élevé. Oui, j'ai la modestie de me présenter en tant qu'institution : je détermine mes propres normes discursives,  normes que mes interlocuteurs interiorisent, et roule ma poule.
Mon plus-produit, c'est le cynisme. Ma cible, c'est vous.

-
Dans le Voici* de la semaine dernière, le scoop est passé inaperçu en période éléctorale : Enfin, on apprend la vraie vie d'Alice.
Alice, mais si ! l'emblème commercial du fournisseur d'accès internet, celle qui veut tout rendre transparent dans la maison, et qui ne se déplace pas sans sa fameuse bande-son « woo-hou (guitare) woo-hou », etc.
La belle se prénomme en réalité Vanessa Hessler (je sais, ça fait un choc), elle a 19 ans , et on la voit dans ce canard, en train de faire des bisous – tout sourire - avec un monsieur qui fume des camels et porte un gros blouson en cuir.
Bisous couchés, bisous assis, bisous dans le parc, bisous adossés sur un muret. Le tout dans « les rues printanières de Rome », ou elle entend partager avec son jules « le goût des choses simples »* (comme avec les saucisses Herta, en somme).

Aux vues de ces photos, la pauvre demoiselle n'a pas l'air de se rendre compte de toutes les insultes proférées à son égard au même moment, partout en Europe. Prise à partie par des utilisateurs mécontents et enragés : lorsque le modem ne voulait pas marcher et que la « Hotline », fraîchement délocalisée au Maroc, était occupée. Mais elle s'en fout, elle fait des bisous.


Et elle a bien raison.

JD


* Voici N°1012


Blog de soutien psychologique

Par Jocelyn D. :: 10/04/2007 à 17:16 :: Général

Ahmadinejad, Le Pen, Bush, Sarko...

c'est quand l'independance day ?


« le seul libérateur des femmes, c'est peut-être Joseph Mortimer Granville »

(moi, à une féministe de droite)


10 jours de répit, parce que je suis en pleine période de partiels. Faut pas déconner non-plus.

Déjà c'est gentil tous vos messages dans ce qui devient un blog de soutien psychologique. Mention spéciale à Lionel, qui a écrit le 100 ème commentaire. Ouais, 100 commentaires en 3 mois d'existence, y'a pas à dire, ça cartonne. Une question cependant : pourquoi les billets les plus rapidement écrits sont ceux qui remportent le plus d'adhésion ?
Mystère et boules de gommes, dirons-nous....

Plusieurs choses à dire : tout d'abord, je me réjouis qu'on reparle de Le Pen, qu'on s'affole quelque-peu, même si faut pas crier au loup non plus, cela sert a rien de se faire peur juste pour le plaisir.

Voilà ce qu'il faut savoir : si l'on part du fait qu'entre 2002 et 2007, la situation qui a  déclenché le vote Le Pen n'a guère changée, il n'est pas idiot d'affirmer que ceux qui on voté FN aux dernières élections n'ont aucune raison de ne pas réitérer leur (abject) vote. Cela voudrait dire que son électorat pèse (au moins) 19 %, voire plus. Et oui, c'est beaucoup.
Rappelons au passage que, lors de la dernière présidentielle, peu de votants « le Pen premier tour » se sont rétractés sur l'autre candidat lors du second. Cela peut faire réfléchir tous ces zozos qui me font, tous les jours, des théories bancales sur le report de voix « Frontistes ». (il se reconnaîtront).

-
Aussi, qui veut me soutenir sur le fait que le
Independance Day de R. Emmerich (1996) est certainement une des plus grandes superproductions pro-démocrates qu'Hollywood n'a jamais produit ?
Lors du visionnage de l'oeuvre sur TF1 mardi dernier, j'ai eu cette révélation. J'ai voulu en parler sur mon blog, j'ai pas osé. J'ai exposé ma théorie à la Fac, j'ai provoqué des rires homériques, ça m'a irrité, alors voilà :
Tout d'abord, je conçois que ce film à priori sérieux est involontairement drôle car il rassemble en deux petites heures tous les ingrédients d'un grand nanard américain. L' histoire est invraisemblable et bourrée de non-sens (même s'il s'agit de SF), le patriotisme américain est béat, cucul la praline, sirupeux à en être gerbant : ce grand pays qui sauve le monde par l'intermédiaire de son président qui prend les commandes d'un chasseur, même si on se plaît, au même moment, à imaginer le bon Bush au volant d'un F16 pour sauver l'humanité...

Mettons cette première réaction de coté, et réfléchissons... Qu'est ce que les aliens détruisent en premier ? : la Maison Blanche, le Capitole, la Statue de la Liberté. Et c'est un marine noir looser, un scientifique juif parano et un paysan alcoolique qui sauvent le monde. Les rejetés du système (en quête de légitimité) prennent leur revanche en zigouillant les ET.
De même, rappelons que R. Emmerich est Allemand (oui je sais, c'est pas un argument en soi, mais bon)

Pour terminer là dessus, ce qui est intéressant dans ce film catastrophe, c'est son coté visionnaire : son réalisateur a très bien préfiguré le délire patriotique de l'après onze septembre, et ses excès ; et il faut bien admettre que certaines scènes d'explosions ont des similitudes troublantes avec ces mêmes attentats terroristes.

-
Sinon (rien à voir) pensez, chers lecteurs, aux pauvres électeurs de gauche terrassés par le concept du « vote utile » : vote utile, ok mais jusqu'où ? Jusqu'à voter F. Bayrou parce qu'il est indéniablement le mieux placé pour battre Sarko au second tour ? Est-ce que l'on ne se situe pas vers un référendum « pour ou contre Sarkozy » ?, et est-ce que l'on ne mélange pas trop les élections législatives avec l'élection présidentielle ?

Enfin, je me marre quand je vois la « communauté internationale » agiter la menace des sanctions fiscales en Iran. Encore une fois, le plan d'Ahmadinejad marche comme sur des roulettes : rien de mieux pour justifier sa haine envers l'occident.
Bien joué les gars.



La politique va s’emparer de certaines choses et en délaisser d’autres. Certaines choses
sont politiques et d’autres non. Laissons les bulles exploser avant d'en finir. C'est le retour du mammouth :
http://mammouth.forumactif.fr (retour d'un forum "Fabrien" lancé par stéphane et moi (et d'autres),... enjoy ! )

JD


25 minutes sportives !

Par Jocelyn D. :: 31/03/2007 à 1:09 :: Général

Un grand moment de solitude

et une pincée de faux narcissisme.

00h40

Clavier sous les mains avant dodo mérité. Sous la contrainte, j'écris un post.

Un peu comme les soldats anglais, prisonniers en Iran, qui bafouillent des excuses maladroites à la télévision, oui, vous avez forcément vu ça, Tony Blair semblait même bien embêté par cette affaire.
Parce que, pour tout vous dire, moi aussi, on me menace. On me demande avec insistance pourquoi je n'écris plus sur mon blog. Et j'ai beau expliquer qu'il y a des jours comme ça où l'envie d'écrire est quasi-nulle, mais rien à faire, la foule est vorace, obstinée, elle ne veut rien comprendre.
De vous à moi, c'est dur d'avoir des fans : il y a beaucoup de contre-indications non-inscrites sur la notice, réfléchissez bien avant d'investir.

Premier jet dans ce billet volontiers destructuré : « Nous disons des choses que nous ne croyons pas à des gens qui ne nous croient pas, mais on fait semblant d'y croire : on est dans une campagne électorale schizophrène ». Citation de Vaclav Havel, certes quelque-peu modifiée. Cette surenchère nationaliste de la candidate socialiste sur les pas des sarkozystes, personne n'y croit, mais Jaques Julliard sur LCI ce matin, trouvait ça malin, taquin, rusé. Et se concentrer sur les questions d'ordre économique et social ?
Mais ça ne va pas monsieur ? vous êtes en campagne présidentielle, un peu de décence tout de même !


Mercredi sinon, représentation au théâtre des Carmes après six semaines de répétitions. Unité d'ouverture de l'université, ce qui me donne trois crédits supplémentaires dans ma besace semestrielle.
J'ai fait mon petit show devant une centaine de personne, un truc assez glauque que j'ai écris lors d'une nuit mélancolique, un truc qui m'a laissé un bon quart-d'heure, seul, sur les planches :
L'acteur Jocelyn incarne donc un homme qui avoue une liaison romantique avec « Betty », une machine à laver quelquonque d'une quelquonque Laverie, et qui crache son désespoir à l'auditoire en dénonçant du même coup le système capitaliste et Karl Marx. Bref, tout un programme...
Mais voyez vous, au début, l'incrédule public croit bêtement que je parle d'une fille de joie, ce qui renforce le coté piteusement cocasse de la révélation finale, roulement de tambour : « oh oh mais j'ai compris, ce n'est pas une pute, ce garçon aime un lave-linge, oh oh , c'est délicieux !! ».
Bref, un texte succulemment grotesque, mais qui fait mouche à tout les coups, car plus que jamais, la pitié fait rire.

Précision utile : pas une personne dans le public était là pour moi.
Conséquence : personne ne m'a filmé, ou même pris en photo, personne n'a osé me lancer un amical « franchement, c'était super !»... Non, rien de tout cela... Mis à part, peut-être, quelques timides sourires à mon égard, que j'ai d'ailleurs senti trop spontanés pour êtres foncièrement honnêtes.
Les autres du groupe avaient dans le public leurs amis, avec leurs vrais sourires et leurs félicitations personnalisées.
J'ai fui comme un voleur dès la fin de la représentation. A ce moment précis, il pleuvait, et je me suis dit que « tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie » (Blade Runner).


Ultime paragraphe, et une confession : ma fascination pour les gens seuls est croissante. Mon hobby, c'est de les observer. Ceux, sur les terrasses de bar, qui regardant les gens passer en sirotant une bière. Ceux qui ne sont pas accompagnés au cinéma, ou bien ceux qui pleurent, seuls, aux milieu d'une foule, dans une indifférence malsaine.
J'aime regarder les gens qui mangent, seuls, au restaurant universitaire. Ils se mettent dans un coin de table, histoire de ne gêner personne. Ils ne lèvent que rarement les yeux de leur assiette, ils ont peur d'êtres vus. Quand ils entendent des rires au loin, leurs mains se crispent, ils feignent de fermer les yeux, une crainte  : peut être sont-ils en train de se moquer de d'eux ?.
Les autres, pas loin, mangent, et s'entourent, tel un troupeau. La solitude est tout autour d'eux, ils se regroupent pour ne pas l'entre-apercevoir. Le soir sur son ordinateur, l'un deux écrira une lettre d'amour qu'il n'enverra pas.

Promis, la prochaine fois, j'écrirai plus lisiblement, avec moins de fautes.


01h04


free-aigreur

Par Jocelyn D. :: 23/03/2007 à 22:51 :: Général

Accolades Conviviales 

« Look here, read what I wrote on my shirt: Baby, baby I love you » Mutantes, "BABY"

J'aime ses moments là. On se sent tout con, tout léger et un peu important, parce qu'une jolie fille vous a dit bonjour et a eu la gentillesse de faire semblant de s'intéresser à vous. Furtivement, au détour d'un couloir, entre deux cours, à la BU, dans la rue, dans un car, ou à la sortie du restaurant universitaire.
Je tombe amoureux une à deux fois par jour. C'est déplorable. Heureusement je concrétise tout en dormant, car j'ai encore la chance de maîtriser mes rêves. Je suis l'incarnation parfaite de la loose qui s'assume.

Désolé pour cet égarement, la pitié attire la pitié, j'ai pas besoin de ça. Bon alors, je vais être sarcastique sur l'actualité politique, hein, comme d'habitude...

Et bien non, merde. Vous savez qui j'ai croisé cette semaine ? Catherine Deneuve. Faites pas le rapprochement, je l'ai jamais trouvé spécialement jolie Catherine, même quand elle était jeune.
Mais le fait est là, j'ai croisé Catherine Deneuve. Alors ça fait quoi ?
Et bien pour tout vous dire, j'ai longuement bloqué sur elle, « mais elle me dit quelque chose, cette bonne dame. » pensais-je. Impossible cependant de mettre un nom sur ce fichu visage.
C'est lorsqu'elle s'est retrouvée à deux (ou trois) mètres de moi que j'ai (enfin) tilté. Bon sang mais c'est bien sûr ! C'est Catherine, Catherine Deneuve!

- Et après ?
- Bin rien, c'est tout.
- Tout ca pour ca ?
- Oui, que voulez-vous que je vous invente de plus ? Que je lui ai parlé ? (non, soyons serieux) Que je l'ai frappée ? (je n'aurai pas pu) Que je l'ai embrassée ? (elle n'aurait pas pu)....

Et pourquoi n'ai-je pas fait comme ses jeunes & honnêtes gens qui se pelotent en ville, les « free hugs » comme ils disent, idée prétendument révolutionnaire, révélatrice de l'individualisme et du manque d'affection dans notre société ? (car c'est bien connu, c'est la faute à la société.).

Ok, mais c'est quoi, très exactement, le concept ? Et bien, tiens toi bien c'est fou, on se prends dans les bras pour s'oublier aussitôt, un zozo pas bien loin filme l'exploit, et les images se retrouvent sur youtube avec de la pop de superette.
Woaw, super les gars, on prend et on jette en quelque sorte : c'est de l'affection-Kleenex sous couvert de voyeurisme ? Mais naaaan, c'est formidable !
Et bien soit, si c'est formidable, c'est formidable.

Voilà, c'était juste pour égratigner un unanimisme ambiant, c'est mon coté Jean François Kahn. Rassurez vous, moi aussi j'ai envie d'être free-hugsé.

- Sinon j'ai vu Ségolène à Marseille.
- Et alors ?
- Et bien, on a chanté la Marseillaise deux fois.


Voyages cathodiques

Par Jocelyn D. :: 15/03/2007 à 22:05 :: Général

Vous aussi, insultez Sugar

Mardi. 23h10, et Thierry Ardisson qui déclame : « le mélange élection présidentielle au suffrage universel et télévision est un cocktail explosif, que le général de Gaulle n'avait pas prévu ». J'ai peu de points commun avec ce royaliste bobo-libertaire (pour reprendre les expressions fétiches de l'hebdomadaire Marianne), mais pour une fois qu'il ne dit pas de conneries... j'y reviendrais.

Sur M6, on nous montrait à quel point Staline était méchant, un vrai petit tégnieux. Bien entendu, il est Interdit de faire des rapprochements, mais il faut bien admettre que c'est tentant.

« La vérité oblige à dire que les délocalisations ne concernent que 8% des chômeurs supplémentaires chaque année en France, les 92 % restants étant engendrés par le système lui même, mais le symbole est là, persistant », Michel Rocard dans son livre-débat face à Fritz Bolkestein, complètement à la masse face au vieux socialo.

Hier soir, Je pouvais aller me torcher la gueule à la soirée « com » au RedZone; j'ai préféré faire la vaisselle en écoutant les Nocturnes d'Erik Satie. C'est un choix d'aigri et je l'assume pleinement.


Juste avant, en mangeant mes pâtes au petits pois-carottes (on se moque pas, hein ?), j'ai regardé Sugar Ruch sur Mcm, parce que je suis fan (et j'ai le bonheur de profiter de l'abonnement cable d'un voisin, il fut un temps où j'avais aussi internet gratos, bref...)

Sugar Ruch, série TV peu connue, qui raconte l'histoire de Kim Daniels, 15 ans, farouchement amoureuse de sa meilleure amie Sugar. Seulement voilà, excentrique, rebelle et adulée par tout les garçons de son lycée, cette dernière semble se moquer comme de l'an quarante des sentiments qu'éprouve sa pauvre camarade. Je précise que je reprends le pitch officiel de la chaîne. Cela aurait pu s'arrêter là donc, ouais, c'eût été sans doute mieux...

Eh bien non ma bonn'dame ! Les relations entre les deux tourterelles pré-pubères sont en réalité bien plus ambiguës qu'on veut bien nous faire croire, et cela devient vite insupportable pour le pauvre téléspectateur dévoré par le doute et ses flots de tâtonnements pernicieux.

Devant ma télé 33 cm qui vire de plus en plus au vert et au violet, je gueulais :

Sugar, arrêtes un peu ton petit jeu : tu l'aimes Kim ou tu l'aimes pas ? Si tu n'éprouves rien pour elle, pourquoi l'as tu goulûment embrassée, la semaine dernière en boite de nuit ? Hein ? Bon, ok, je te l'accorde, vous étiez en sur-dose d'alcool, mais quand même je t'ai vu, tu l'as embrassée : était-ce une vraie attirance, un accident où un piètre stratagème pour exciter les garçons ?

Vous aussi laissez vos commentaires et insultez Sugar. Et tant pis si sa famille porte plainte pour diffamation. Je suis un gueudin, je viens de finir un billet en 20 minutes.



Bric à Brac hébdomadaire.

Par Jocelyn D. :: 08/03/2007 à 11:47 :: Général

Elle ,

et les autres.


En cours de sciences politiques, il y a une Danoise. Elle est en communication, mais n'a pris que cette matière en Licence 2.
Seule, forcément car étiquetée Erasmus, c'est par définition une étrangère. Vaut mieux rester entre bons Français, cocorico, cassoulet, drucker, citroen, bref...

Je suis allé vers elle, brisant le tabou nationaliste et égocentrique de tout ces méchants étudiants qui ont un permis de conduire (j'en profite pour cracher injustement sur les conducteurs, c'est idiot mais ça me fait plaisir...).

Savoureuse conversation donc, avec une fille belle, intelligente, sens de l'humour, attentive, souriante. Je lui demande son avis sur l'université Française, les différences avec son pays d'origine, elle me répond que tout est en Français, alors que chez elle, la moitié des cours sont en Anglais. C'est qu'on est trop modernes, nous les Français. Et elle me parle du système de bourse Danois : chaque citoyen Danois a droit à 300 € par mois pour 7 ans d'études, quelque soit son age. De fil en aiguille, on arrive -sans trop comprendre pourquoi- sur la situation actuelle au Danemark : « c'est la guerre civile en ce moment », me dit-elle en riant. Il s'agit des affrontements entre la police et les jeunes chassés d'un squat symbolique de la culture underground. 650 personnes interpellées par la police lors de deux jours et deux nuits d'émeutes : en gros, à peu près le même bordel qu'on a eu en France.
D'ailleurs, elle se demande si ce ne sont pas les émeutes Françaises de Novembre 2005 qui ont données des idées aux djeun'zs Danois. Ca doit être ça, l'influence culturelle Française. 


Vive Elle.
C'est la fête à la femme. Youpie. Marronnier médiatique ô combien utile, journée-prétexte pour parler des discriminations, l'hostilité du sexe féminin dans les extrémismes religieux. Rien qu'une journée, point trop n'en faut. 

Ce matin, en écoutant France Inter, je pensais aux nouveaux livres à la mouvance « anti-féministe » comme « le premier sexe » de Zemour où « la confusion des sexes » de Sheinder. J'ai honte de les avoir lus, et même quelquefois d'avoir été d'accord sur certains points. C'est scandaleux, oui, je sais.



La panique a un chiffre : 24 %.

24 % d'intention de vote pour François Bayrou, au premier tour, selon un sondage CSA.

Je ne suis pas (et ne serai pas) de ceux qui critiquent François Bayrou pour la seule raison qu'il tallone Ségolène Royal dans les sondages. Faut leur faire comprendre que taper frénétiquement dessus en hurlant à la mort « mais il est de droiiiiite, il est de droiiiiiiite », n'a comme unique conséquence de le renforcer dans sa posture anti-establishment. Pour des supporters de ségolène, admettez que c'est idiot.

Alors, au lieu de tomber dans l'anti-Bayrouisme primaire, vaudrait mieux expliquer calmement que le bulletin Bayrou est une impasse, rappeler ce qu'est vriament l'UDF dans les régions, sans diaboliser, sans sombrer dans un manichéisme simpliste « droite VS gauche ». Car faut pas non plus pousser : au jeu (certes un peu idiot) des comparaisons, le programme du PS a plus de points communs avec le programme UDF qu'avec celui de Lutte Ouvrière.

La social-démocratie, ce n'est pas la confusion opportune entre la gauche et la droite sous prétexte de réalisme, mais ce n'est pas non plus la caricature excessive pour des raisons électoralistes. Non, Bayrou n'est pas Sarko, ce n'est ni le même programme, ni la même conception de la démocratie. Il ne faut pas dire n'importe quoi.

N'est-ce pas plutôt la campagne Socialiste qui patine ?... Il faut écouter les bilans des comités désirs d'avenir : « ouais les zozos, je vous jure, tout va bien, super, bonne dynamique, on est bien partis» répètent t-ils en coeur. Faut voir.
On a l'impression d'être en face de deux campagnes Ségo : une PS, et une « Désir D'avenir ». Ca fait désordre. Mais c'est quoi ça, désir d'avenir ? Et ce que ça a une légitimité après la campagne interne ? Je préserve ma tête donc je m'abstient; A vous d'en juger. Reste qu'on manque cruelement de cohérence. J'ajouterai de crédibilité, mais ca, à la rigueur...



JD

Fiscalité au coin du feu.

Par Jocelyn D. :: 01/03/2007 à 20:06 :: Général

La dette publique : un thème de droite ?

Un hors serie des Echos vient de tomber dans mes mains. Je peux y lire des chiffres tombés dans un anonymat total. Visiblement, on semble préférer les potins du « Canard Enchainé» aux chroniques de Bernard Maris de « Charlie-Hebdo ». Une bonne chose ?

La compétitivité de la France passe de la 6ème à la 9ème place des dix plus grandes nations européennes, selon une étude de l'assureur Allianz. Le montant en euros en déficit de commerce extérieur français 2006 est de 29,3 Mds. Seule l'Italie fait pire que nous. Si les Allemands (qui eux, sont passés de la 9ème à la 6ème place) s'en sortent mieux que nous avec la même monnaie (cf l'épisode Airbus) , c'est justement parce qu'ils ont su améliorer leur compétitivité. La France ne peut pas profiter des avantages de l'euro tout en ayant une gestion des finances publiques aussi catastrophique. On m'a souvent dit, durant l'investiture interne de Novembre, que la dette, faut pas en parler, car (je cite) "c'est un thème de droite". On vient de me le reprocher encore aujourd'hui à une réunion, en me traitant du même coup de « Bayrouiste » (?). Ouais mais les cocos, j'y peux pas grand chose : Ségolène a mis des plombes avant d'en parler, il a fallu attendre que le Béarnais-Centriste en fasse son thème de campagne pour que tout le monde s'agite enfin.

La dette c'est pourtant l'ennemi numéro un de la gauche, car c'est elle qui empêche l'état d'agir. En 2006, l'état a versé pas moins de 50 Milliards d'Euros à ses préteurs pour payer ses créances : un Etat endetté est donc un Etat qui enrichit les déjà-riches. Ce sont ceux qui veulent moins d'Etat qui laissent la dette se creuser, ceux qui le défendent veulent un état plus fort et mieux géré. Vous remarquerez d'ailleurs que  la dette explose au USA (8 000 milliards de dollars !) et que cela n'a pas l'air de particulièrement gener l'administration Bush.

Ensuite, j'emmerde Le Canard Enchaîné, qui, faute de parler de fond, sort des dossiers ridicules car faussement polémiques. Nicolas Sarkozy a profité de son statut de maire pour bénéficier d'un rabais lors d'un achat, en 1997, d'un appartement dans sa ville ? La belle affaire ! ... C'est comme si l'on faisait mine de découvrir le clientélisme politique, c'est d'une hypocrisie totale... Le PS a intérêt à jouer profil bas là dessus, puisqu'helas, certains de ses membres sont loins d'être exempt de tout reproche (même si ce n'est pas comparable). Mais franchement, il y a tellement à reprocher à Nicolas Sarkozy (notamment sur sa politique depuis 2002) pour ne pas être obligé de plonger tête baisée dans les factures des années 90, même avec Docteur Alban en bande son.

En revanche, la droite a accru la dette publique de 300 milliards d'€ en cinq ans, et ça aussi c'est scandaleux, c'est même tout à fait irresponsable. Mais ces chiffres n'ont pas l'air de provoquer le même émoi.

La France a décroché dans le domaine des hautes technologies en boudant les investissements dans la recherche et l'innovation. La France n'est plus présente sur les marchés a forte croissance, ainsi que sur les PME qui travaillent a l'exportation. Qu'on ne s'étonne pas après si on est à la traine. Et qu'on ne me dise pas que c'est « à cause » d'une faible croissance Européenne : elle est à 3%. Nous on est à peine à 2 %.

Voilà le bilan d'une politique économique qui a duré 5 ans. Il sûrement très décousu ce billet, mais tant pis, je me relis pas...


Ps : ne vous en faites pas, la prochaine fois, promis; je vous parlerai de mes déséspoirs sentimentaux.

JD
 

Voyages auditifs

Par Jocelyn D. :: 26/02/2007 à 18:08 :: Général

The Rapture, Lyon, et les "Vrais" Prolos.

« faut dire quand même s'quiyé, les "veules et gaucho profist" sont vulgaires et cons mais ils sont rigolos alors que toi mon povre jocelyn tu le fais chier le prolo tu l'emmerde, tu te sers de lui pour tes pauvres fesse mais le prolo lui (et je te le dit mon gaillard car j'en suis un vrai) te chies ses glaires à la gueule car pour ses interets il se démerdera tout seul comme un grand pas besoin de pantin comme le ps ou autres partis politiques. »

(...)

Vendredi, 12h30. Je relis ce message posté sur mon blog, épaté devant une telle idiotie. J'ai pas l'impression de faire chier ce que ce monsieur appelle les «vrais  prolos », mais en tout cas j'ai l'air de faire chier ceux qui s'autoproclament leurs représentants, statut légitimé par leurs gueulantes aussi rebelles et efficaces qu'une chanson des Musclés. Ca me fait toujours marrer ces gens qui se disent représenter le peuple, alors que ne peuple n'existe pas, c'est un ensemble politiquement vide... Qu'ils se rassurent, on a pas besoin d'eux.

20h30. Début du concert de The Rapture au Ninkasi Kao. Je suis un grand grand fan de ce groupe, surtout de leur période électro-crado du premier album sorti sur DFA. Déjà, rassuré, je constate qu'ils ont encore gardé cet esprit disco-punk foutraque sur scène, et, franchement, ça tue. Ensuite mes oreilles me font savoir que le sound-system du Ninkasi est très médiocre, avec un forcing sur les aigus à la limite du supportable. Faut dire que moi, comme un con, je m'étais mis devant la scène avec tout mes amis, les bras en l'air, la bouche grande ouverte, faisant mine d'oublier que mes oreilles étaient fragiles.


Une heure passe et c'est vraiment trop fort, je décide enfin de me réfugier au fond de cette (petite) scène mais c'est déjà trop tard : un putain d'acouphène vient d'éclore dans mon oreille droite. Après une nuit de sommeil, il est toujours présent. C'est encore le cas aujourd'hui, malgré les médocs fournis par mon ORL. J'espère que ça va se calmer, et la prochaine fois, c'est décidé, je mettrai des bouchons, même si j'aurais l'air d'un con (vous me direz, ça ne changera pas beaucoup...)

Samedi 00h30. Dans la caisse à Rémy, je me dis que Lyon est une ville qui m'attire que des malheurs. Pour plein de raisons, c'est récurent, Lyon et Moi, on s'aime pas.

Tout ça pour en arriver là : le jour de Noël 2006, en repartant de Lyon justement, j'avais composé en 2h 50 chrono dans le TER un titre assez mystérieux, et plutôt difficile d'écoute, révélateur de mes coups de blues pendant cette période (Désillusions amoureuses, et...psychoses).

.. Ca s'appelle TER LYON-NICE, c'est à écouter au casque sinon ça donne rien, et c'est en téléchargement ICI.



J'ai une question à vous poser

Par Jocelyn D. :: 07/02/2007 à 18:25 :: Général

Débat ? Quel Débat ?

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Passionné et tétanisé parce que j'ai vu mardi soir, à la TV. Tellement même que j'ai mis deux jours à m'en remettre (d'où le retard de ce commentaire Bloguesque). Mardi dernier, en prime, sur TF1, c'était 36 15 Sarko, où plutôt questions pour le Sarko. Notre ministre de l'intérieur a ,en effet, répondu à (presques) toutes les questions, même sur le remboursement des lunettes où encore la législation dans le domaine de la viticulture... Bref, que du bonheur...

Plusieurs réflexions après cette première émission. Tout d'abord, on a pu voir une vraie performance : Qui d'autre que Nicolas Sarkozy peut enfiler le costume du Libéral, du conservateur, du social-démocrate et du beauf en moins de deux heures, cumulant de fait les contradictions et les contre-vérités à travers un pseudo programme fourre-tout ?... Vraiment, chapeau.
Deuxième chose : à l'entendre, Nicolas semblait connaître les questions à l'avance... c'est tout à son honneur et il est vrai que tenir deux heures face à une pléthore de sujets différents n'est pas super simple. Mais un doute subsiste: Est-ce que TF1 fera la même chose pour Royal et Bayrou ? Les règles du jeu n'étant inscrites nulle part et connaissant un peu les opinions politiques des deux zigotos de Bouygues TV (Mougeotte-Le Lay), l'interrogation est légitime.

Sur le programme TV en lui-même, il m'ennuie profondément. Je vais y aller plus fort même : quand on pousse à l'extrême le concept de démocratie participative dans les médias, voilà le genre de merde que l'on peut, indirectement, pondre. Ce genre d'émission, c'est la mise à mort de la contradiction, du débat, de la discussion de fond sur un thème précis. C'est mettre en avant la spontanéité plutôt que la compétence, la démagogie et la simplicité face à l'évidente complexité des sujets. Mais surtout, que peut faire un « simple français » face au vieux briscard de la rhétorique qu'est Sarko ? , une bonne moitié des intervenants avaient les mains qui tremblaient car, une première fois sur un plateau télé, devant le ministre de l'intérieur, c'est flippant. En ce sens, ceux qui ont osé l'égratigner ont beaucoup de mérite.

Vraiment, j'aurais tellement aimé un débat Dsk-Fillon à la place. Un vrai débat à l'ancienne, Old School, "back to basics" (yo). Ça aurait peut être fait moins d'audience, mais les jerry springer show politiques, ca va deux secondes...

JD


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