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Jocelyn D.
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P'tit coup de colère (stérile ?)Par Jocelyn D. :: 03/09/2007 à 22:08 :: Politique
La guerre des gauches ?...Vraiment ?
Contexte : Université d'été du PS de La Rochelle, le week-end dernier. "C'est fini le Grand soir !", clame François Hollande devant les jeunes socialistes. Bertrand Delanoë dénonce "l'état d'esprit alangui d'un parti de notables''.Vraisemblablement vexée, la troupe des marxistes refoulés du PS réagit : Razzye Hammadi fait chanter ''l'internationale'' à ses ouailles en lançant "Il y a des choses qu'on veut changer et des choses qu'on veut garder", et Benoit Hamon dénonce une ''droitisation du PS''.
---- 1] La droite à un but fondamental : conserver. Etre de droite, c'est être conservateur. Vouloir garder ces petites choses, que la nature nous aurait inexplicablement inspirés. Elle n'aime pas la transparence et promulgue le concept de pouvoir transcendantal, qui n'a de comptes à rendre à personne. Elle adore les classements, les triages, les oppositions, les séparations. ''Diviser pour mieux régner'' est sa devise. Hostile à l'idée de « vie privée », la liberté l'inquiète ( exemple parmis d'autres, cette liberté soixante-huitarde brocardée par Sarkozy : changement radical du statut des femmes, liberté sexuelle, « Il faut en finir !». ) 2] La gauche, c'est le mouvement continuel vers plus de libertés, la remise en cause permanente de dogmes ou de préjugés qui nous confinent dans une servitude volontaire et nuisent à notre épanouissement personnel. C'est promouvoir la justice face aux souffrances et aux prophéties fanatiques qui font, ou veulent faire de nous, des esclaves. La gauche, c'est aussi la réactivité, l'invention continue de nouvelles formes de régulations adaptées à la configuration du monde actuel. -
JD
Shuman, nous voilà !Par Jocelyn D. :: 25/03/2007 à 20:24 :: Politique
Europe, entre parenthèses... « En finir avec cette merde d'état nation. » Toni Negri
À l'heure où l'ex ministre de l'intérieur mélange avec une évidente malice pétainniste, immigration et identité nationale, à l'heure où la candidate socialiste à la présidentielle se donne comme priorité de remettre le drapeau tricolore dans toute les foyers de France tout en déplorant que les sportifs français maîtrisent mal leur hymne national, le constat est sans appel : L'Europe, on s'en balance un peu. L'union ne s'est jamais construite exclusivement à l'image de la France : pour l'avoir cru trop longtemps, les Français ne se reconnaissent plus en elle. J'ai l'impression que l'on fête le traité de Rome car on se dit secrètement que celui-ci ne serait peut-être pas adopté s'il était soumis aujourd'hui au vote des français. Pourtant, au lendemain de la victoire Francaise et Hollandaise du NON au TCE (Traité établissant une Constitution Européenne), combien de politologues se sont lancés mordicus dans des analyses douteuses du genre : « les français se sont réappropriés le débat européen », avec cette arnaque inouïe, « le camp du non », (de gauche évidement) : regroupé en une force "antilibérale & unitaire", cette grande force censée être décisive pour les élections à venir. On cherche toujours ce « plan B* », mais on parle quand même içi où là d'un éventuel nouveau traité Européen. Voilà ce qui en ressort : Sarko ne veut pas de référendum pour un éventuel nouveau traité, Bayrou et Royal si. Là ou je suis en désaccord avec les deux derniers (le premier, c'est de notoriété publique) c'est que je pense qu'il faudra obligatoirement un référendum Européen, c'est à dire le même jour, dans toute l'UE, à la place d'un simple référendum national. C'est la meilleure façon d'atténuer les nationalismes primaires, et puis même, l'Europe c'est l'Europe, et pas une simple addition de pays. Pour le futur traité en lui-même, je met au défi quiconque de m'assurer qu'on aura, à coup sûr, un meilleur texte que celui qui nous a été proposé jadis. Evidemment c'est un souhait, mais une difficulté reste à surmonter : la majorité des pays de l'Union Européenne sont à droite, tendance libérale ou (et) nationale... c'est un fait et il va falloir faire avec. D'intenses et difficiles négociations attendent le prochain président de la république puisque celui-ci prendra, au début de son mandat, la présidence de L'UE, et tout le monde va nous attendre au tournant. Refrain connu : la meilleure solution serait de virer la partie dite « trois » du texte (hypocrisie totale en vue, car elle existe et existera sous une autre forme) , avec en bonus, la tentative d'en faire un texte plus simple, plus lisible, plus démocratique. Et bien reprenons le refrain, tous en coeur, et espérons qu'il mènera à terme... Cocorico ? * à moins que cela soit le « Plan Bayrou » ? JD
Décéption.Par Jocelyn D. :: 20/03/2007 à 23:51 :: Politique
J'éspère qu'ils sont inconscients... « Salut jocelyn ! Et au fait, t'as vu Eric Besson ? Son livre : dur hein ? » Ah, ça vous fait plaisir, salauds, charognes, vous êtes des êtres sans coeur. Vous savez bien que je ne suis pas vraiment à l'aise dans cette campagne électorale, dans les méthodes employées par la candidate que, pourtant, je défend. Et vous m'emmerdez avec ce livre... « Je suis sur que t'en parleras pas dans ton blog! » et bien si, perdu. Les non-politicards de ce blog (il y en a beaucoup), doivent déjà ce demander qui est ce fameux monsieur au livre si polémique... Eric Besson alors : ancien dirigeant de Vivendi, marié à l'ancienne présidente d' « action contre la faim », secrétaire National à l'Économie du PS depuis 2002.... Poste qu'il a quitté le 17 Janvier dernier, suite à un profond désaccord avec Ségolène Royal et son équipe sur l'organisation de la campagne. Nous pensions alors que l'histoire était finie. Bien mal nous en a pris. Car Besson est de retour, avec, dans sa cartouchière, un livre d'entretien avec Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Obs, « Qui connait ségolène Royal ? » (chez Grasset), en vente jeudi. Pamphlet anti-Ségolène Roya, cela va sans dire.
Qui peut encore douter du succès du livre ? Cela va être un succès. Et quoi en penser alors ? Là ça se complique : - D'un coté on peut dire que Besson dit une vérité, « sa » vérité. Qu'il dit tout haut ce que beaucoup de socialistes pensent tout bas, et qu'il a droit à la parole comme tout dirigeant (et ex-dirigeant) socialiste. Après tout, il ne fait que décrire l’abandon de ses principes et des principes du PS par Ségolène Royal, candidate qu'il n'aime décidément pas. - De l'autre, on a le droit de penser qu' E Besson n'est qu'un pauvre aigri, bouffé et rongé par sa propre haine, qui souhaite secrètement la victoire de Sarkozy au nom de vieilles rancoeurs et autres conflits de pouvoir. On peut aussi rappeler que Sarko « possède » Lagardère et que Lagardère « possède » Grasset (l'éditeur du dit bouquin). Même si je carricature, je penche pour le deuxième avis : Askolovitch et Besson m'ont déçu. Définitivement. Sortir ce truc à un mois du scrutin est suicidaire pour des gens se disant de gauche. Le PS est assez divisé et mal en point comme ça. Pourquoi en rajouter ? Vous aviez peut être des comptes à regler, il aurait mieux valu attendre la fin de la campagne. Je vais quand même essayer de le lire ce bouquin, parce que je déteste critiquer sans avoir vu, mais avant même d'y découvrir le contenu exact, je ne peux que condamner la démarche. JD (Edit -merci cyril !- sur le même sujet, une lettre ouverte a E. Besson, sur le très bon blog de claire, c'est ici!) Arlette c'est pas si chouette !Par Jocelyn D. :: 27/02/2007 à 2:31 :: Politique
c'est une vraie socialiste, Arlette...
Je viens de regarder « J'ai une question à vous poser », et je me suis beaucoup amusé en regardant Arlette Laguiller. Ce soir, elle était en forme. « Attentions les loulous ça va barder ! » s'était-elle sûrement dit, et ça n'a pas loupé. En regardant la performance de la dame, ma soeur et moi, on s'est dit qu'Arlette est peut être la seule vraie candidate socialiste. Attention, si on prend le mot socialiste au sens historique du terme, lutte des classes, économie collectiviste, et tout ce qui s'en suit. Après, c'est vrai, il y a eu le congrès de Tours... Arlette c'est la seule qui nous affirme clairement qu'il faut abolir le système capitaliste, et de fait, la notion même de concurrence lui paraît absurde... et c'est tout à fait cohérent. L'état ne doit pas se contenter de contrôler les entreprises, il doit les diriger. C'est la seule manière, selon elle, d'éviter les « abus ». En fait, Arlette ne prône pas une méthode, mais un système. Elle se moque du consensus, elle veut appliquer autoritairement une solidarité intégrale, pour le bien de tous. En fait, c'est pas très neuf tout ça, c'était même très soviétique, et ça m'a étonné ; manquait plus qu'elle déclame à la fin « Союз нерушимый республик свободных ! » en serrant la main a PPDA en guise d'adieu et ça aurait été parfait. En tout cas, à coté, Bové avait vraiment l'air d'un social-traître. Le moment fantastique de son apparition reste quand même son esquive sur une question concernant Cuba et La Corée du Nord... avec un énigmatique « oui mais c'était pas mieux avant ! »... Bon, même avec tout ça, elle m'a pas convaincu, vous vous en doutez bien. Je reste un social-démocrate, ce qui veut dire que je suis pour un capitalisme fortement régulé, contrôlé sur des bases sociales, humanistes et (osons le mot) éthiques; enfin, la concurrence n'est pas pour moi quelque chose de forcement malsain. Mais la raison de cet article écrit en vitesse, c'est qu'en regardant son oral, je me suis dit que Arlette est peut être plus visionnaire que passéiste. Puisque, et c'est une réalité, le système capitaliste actuel a tendance à se casser la gueule, le marxisme peut tout à fait revenir en force dans les décennies à venir et s'imposer de nouveau sur notre planête. En tout cas, c'est pas exclu. Un URSS bis, c'est pas mon souhait ni mon combat, mais ça peut arriver. Une chose est sure cependant, le vote protestataire et fouteur de merde, ce n'est ni le vote Le Pen, ni le vote blanc, ni le vote Bayrou, ni même l'abstention, c'est le vote Arlette. Enfin, réfléchissez quand même avant de le faire. La Montebourde attitudePar Jocelyn D. :: 18/01/2007 à 16:05 :: Politique
Amour, gloire et boutade
L'épisode du moment commence dans le grand journal de Denisot, sur Canal + (ici). Les deux portes paroles des deux candidats en tête des sondages sont invités : Arnaud Montebourg pour Ségolène, et Valerie Pécresse pour Sarkozy. Ariane Massenet, en grande journaliste politique, demande à ses invités de citer les éventuels défauts de leurs candidats respectifs. Valerie P, fidèle à elle même et flairant le coup foireux, fait dans la langue de bois «Il mange trop de chocolat (!?), Il est pas assez authentique, pas assez lui-même, ect... » , et quand la parole arrive enfin à Arnaud M., celui-ci lance, hilare, «Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut... c'est son compagnon !». Alors, forcement, cette boutade, c'est du Montebourg tout craché. C'est pas bien malin, certes, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Cela aurait pu d'ailleurs s'arrêter là si les médias UMP, par l'odeur alléchée, ne s'étaient pas rués dessus comme le Saint Graal... Je pense en particulier à LCI qui, heureuse comme tout, a repassé la nuit dernière cette « vidéo polémique » toutes les cinq minutes, en oubliant de préciser que c'étaient eux, et uniquement eux, qui étaient en train de la créer de toutes pièces, la polémique... Ce qui m'embête dans cette histoire sans grand intérêt, c'est que Ségolène Royal semble capituler devant le moindre buzz médiatique pourtant créé contre elle. A mon avis, ce genre de comportement est autodestructeur. De plus, avec cette réaction, elle accentue les rumeurs peoplelisantes autour de son énigmatique (et très médiatique) couple. Si il y avait bien une phrase qui pouvait provoquer une polémique légitime, c'est celle que Ségolène à lancé la semaine dernière sur la justice chinoise « plus rapide » que la justice Française (c'est vrai qu'une balle dans la nuque va plus vite qu'une assignation au tribunal...) Mais visiblement, les médias de masse sont bien plus intéressés par le couple Hollande-Royal que par le régime politique Chinois. Et pour une fois, sur ce cas précis, je ne vais pas m'en plaindre... JD Ps : Bien sur, au même moment, aucune image ou presque du meeting de Toulon de Ségolène Royal n'a été difusée.
imaginons le sarko d'aprèsPar Jocelyn D. :: 16/01/2007 à 1:22 :: Politique
Le « Nouveau Sarkozy » à t-il testé le nouveau Gillette ?
Pour VSD, belle couverture : on le voit déterminé, inspiré, le regard au loin, les yeux fixés sur l'horizon, où plutôt vers « Les cent jours qui vont changer sa vie ». C'est solennel, on en flipperait presque. En accroche, une petite photo prise sur le vif avec Cécilia qui semble respirer l'amour et la complicité à plein poumons. C'est beau, on en redemande. Vendredi dernier, en revenant de Montpellier, je suis resté scotché sur une affiche à la gare d'Avignon. C'était une publicité pour le magazine L'Express : on y voyait, sur la couverture, Nicolas Sarkozy en vrai baroudeur : bronzé, rigolard et surtout mal rasé. Cécilia, encore elle, est à coté de lui, les cheveux au vent. C'est « un homme et une femme » version 2007 au bassin d'Arcachon avec les mouettes, les vagues, les chabadabada, ect... Mais j'en reviens sur cette photo. Forcement la référence avec la phrase « La présidentielle, j’y pense en me rasant » est incontournable. On en déduit qu'en vacances (vacances ministérielles, pas médiatiques, je vous rassure) il y pense moins le Sarko à son avenir politique... Alors quoi ? Et bien montrer que non, on s'est trompé sur son cas, que les médias français (gauchistes) l'ont diabolisé. Cet homme n'est pas celui que vous pensez. L'affaire Clichy et l'embrasement qui a suivi, il n'y est pas impliqué. Le bilan mitigé sur l'insécurité (thème central de l'élection 2002) avec une hausse de 40 % des violences aux personnes, il n'y est pas vraiment responsable. Le bilan de Nicolas au ministère de l 'économie avec une croissance quasi-nulle et les TPE et PME à la ramasse; c'est pas sa faute non plus, d'autant plus qu'il n'y est pas resté longtemps. Et puis de toute façons, ce n'est plus le débat car ce n'est plus le même. On ne s'en était pas rendus compte. Je remercie donc le service communication de l'UMP de nous avoir ouvert les yeux sur la métamorphose d'un homme. Une métamorphose qui tombe plutôt bien : les élections, c'est dans trois mois. Ouf ! JD.
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