Le pire n'est jamais décevant

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Jocelyn D.

Jocelyn D. ----------------------------------------- Homme. 21 ans. Avignon. Licence 3 Sciences de l'information & de la communication. Elu étudiant UNEF. Chroniqueur à RCF. ---------------------------------------- Etats d'âmes, réflexions, confidences, photographies, analyses, vidéos & mp3, portraits, chroniques, émissions, espoirs & idées noires.

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"Let's Kill This Bastards !"

Par Jocelyn D. :: 12/06/2007 à 18:28 :: Général

Tarantino,

ou la vengeance de la Femme.

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[ Retournement de veste final un peu lamentable ( mais cocasse : le coup de l'analyse sociologique comme excuse, avouez qu'il fallait le sortir ), attaques personnelles, hâtives et blessantes envers mes vrais proches, j'ai – temporairement supprimé les commentaires de mon dernier article sur les boites de nuit, ainsi que l'article lui même.
Que mon très modeste blog ne fasse pas de la pub à des gens qui n'ont nullement mon estime. Merci à ceux qui m'ont défendu, en tout cas. J'ai de vrais amis, j'évalue mal la chance que j'ai. ]
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L'absence soudaine et douloureuse de la fée internet dans ma chambre avignonnaise aura eu le (grand) mérite de m'encourager à multiplier les Soirées-Ciné-Utopia tout au long de la semaine dernière. Cela a commencé lundi avec Zodiac, film cluédo à la sauce sixties de David Fincher, d'une sobriété un peu trop rigide à mon goût (cela m'a quelquefois fait pensé à un bon épisode de Colombo, l'humour en moins). Ensuite j'ai chialé comme un môme devant Le Bonheur d'Emma (Film tire-larmes, peut-être un peu neuneu mais brillamment interprété). Enfin, j'ai sauté sur le nouveau Quentin Tarantino, Boulevard de la Mort ( Death proof ) ah voilà, j'ai des choses à dire, désolé mais je m'y attarde...

Je suis un fan absolu de Russ Meyer, et notamment de son film Faster, Pussycat! Kill! Kill ! (1965), oeuvre de ciné-bis désormais étiqueté « culte » par les étiqueteurs, incroyablement moderne car crade, perverse et violente. Une histoire simple d'ailleurs : trois femmes sauvages, aux lolos démesurés, accompagnées de trois superbes voitures de course ( qui font beaucoup de fumée et de bruit ) décident de former un gang et se livrent à des pillages plus ou moins meurtriers. Dans leur périple, elles kidnappent et droguent la petite amie d'une d'une pauvre victime masculine, et se réfugient dans un ranch isolé détenu par un vieil infirme pernicieux. Chose frappante : les trois instigatrices se comportent comme des mecs (dans le sens ou elles sont très éloignées des stéréotypes féminins encore présents aujourd'hui), et ridiculisent (et souvent, tuent) les gars qui osent frôler leurs pattes dociles. L'homme n'est qu'un benêt, tout juste bon qu'à baiser, et à dépouiller, car voilà, c'est encore le mâle qui a l'argent.

Le dernier Tarantino s'inspire énormément de ce film ( je m'étonne d'ailleurs qu'aucun critique ne l'ai relevé ) à la différence près que les nanas de Boulevard de la mort sont plus sages et ont des raisons plus consistantes de se révolter ( homicide, etc. ). La différence est subtile mais pas négligeable, on passe du « revenge movie » au « rape and revenge movie ». Le cinéma B des années 70 a souvent ressorti ce schéma là : fureur sadique de jolies créature féminines humiliés par un gent masculine lourdingue et grotesque, avec un sous-texte féministe difficilement dissimulable. Je pense à Bad girls go to hell de Doris Wishman et encore I spit on your grave de Meir Zarchi, je sais qu'il y en a plein d'autres, que j'aimerai voir, d'ailleurs.
Voilà, puisque tout le monde s'amuse à sortir ses propres références sur le nouveau Tarantino, voilà les miennes. Telle une tartine de Nutella, j'étale ma culture aromatique cinéphilique d'arrière boutique.

On a souvent reproché ( à tort ou à raison ) Quentin Tarantino de jouer systématiquement la carte du « Cinéaste Brocanteur » ; en gros, reprendre du vieux et rafler la mise.
C'est faire l'impasse sur les anachronismes présents tout au long de son dernier film, qui surviennent (et c'est là tout l'intérêt) comme si rien n'était. Les personnages vivent naturellement seventies dans un univers contemporain. Plus qu'un culte un peu simpliste pour sectaires allumés, il s'agit là d'une ode à une certaine manière de vivre et de penser assez cohérente, un sorte de paradigme imaginaire, au fond.

Un des films les plus malins, jouissifs, avant-gardistes et intemporels que j'ai vu depuis longtemps. C'est ma palme à moi, en fait.

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Déroute électorale bienheureuse ?

Bon après ça que dire ? Oui... La déroute législative. Très franchement, je ne sais pas quoi en penser.... ( En fait , si... )

En 1993, le PS perd deux cent députés d'un coup, cela fait très mal, et tout le monde pense alors que le parti mettra au moins une dizaine d'années pour accuser le coup (coût) et ainsi revenir au pouvoir.
On connaît la suite, 1997 : dissolution surprenante de Chirac et arrivée toute aussi surprenante de Jospin à Matignon. Cadeau empoisonné ? Oui, dans le sens ou ce parti n'a pas eu le temps d'approfondir sa maturation théorique dont il avait absolument besoin.
2007 : l'histoire se répète. Entre deux tours bien pénibles, les socialistes sont au pied du mur, et la tête dans le guidon. Tout est à reconstruire, tout est à réinventer, et pour une fois, tout le monde semble être d'accord. Par provocation, j'ai envie de dire que l'arrivée de Sarko au pouvoir, c'est le
Bad Godesberg Français.

« M'enfin », votez quand même dimanche, ne serait-ce que pour la beauté du geste.

JD

dance, dance, dance !

Par Jocelyn D. :: 07/06/2007 à 18:42 :: Général
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L'ouvre boite


«Augmenter les désir jusqu'à l'insoutenable tout en rendant leur réalisation de plus en plus inaccessible, tel était le principe unique sur lequel reposait la société occidentale.»
Michel Houellebecq

« Rêvons, mais en gardant à l'esprit que les démons de l'espèce peuvent surgir de l'enfer à tous moment pour piétiner,
brûler et transformer en charnier le jardin où les amants philosophes,
baisent et s'endorment en contemplant les étoiles »

Phillipe Val


C'était l'anniversaire à Sébastien samedi. Avec toute la troupe Annagrram (bien gais, bien picolés), on est allés en « boite », et bien évidemment, je n'étais pas d'un enthousiasme délirant à l'idée de gigoter jusqu'à 6h du Matin sur de la minimale à la sauce Radio FG. C'était à La Station, près d'Avignon.

Durant les deux premières heures, je me suis assis et et j'ai observé les d'jeunzs se trémousser dans l'arène, en jouant mon rôle (désormais fort bien rodé) du vieil aigri. Je me disais qu'au fond, la boite de nuit n'est qu'un grand supermarché de désir en polystyrène : les garçons et les filles agissent en bons commerciaux et se vendent en bougeant du derrière. Certains (la grande majorité en fait) repartiront bredouille, ce qui ne les empêcheront nullement de retenter leur chance le week-end prochain. ( Même sans espoir, la lutte est encore un espoir ).

Je me souviens d'un grand blond aux converses noires qui était en face de moi, proche de la cabine du DJ (pour avoir de la hauteur) regardant le dancefloor comme on regarderait des abricots au rayons fruits&légumes du Mammouth (je sais, les mammouths n'existent plus, mais je joue le vieil aigri, hein). J'ai vite compris que ce type était en rut, cela se voyait, son corps était tendu et ses yeux brillaient. Moi de mon coté, j'avais de la fascination et de la pitié à son égard (car, pour dire la vérité, il était assez moche). « Normal, c'est bestial » argumente Thalia au téléphone, «C'est le Lion à la recherche d'une Lionne, nos instincts que l'on juge ''primaires'' sont de retour...» Bien vu, mais pas entièrement d'accord.

Le Lion, lui, agit sincèrement, il est lui-même lorsque qu'il draguouille puis saute brutalement sur la pauvre femelle qui n'en demandait pas tant, alors qu'en boite, chez nous les z'humains, tout est atrocement faux ; c'est l'éloge de l'illusion, de l'hypocrisie, de la superficialité. Les gars et les nanas ont systématiquement les mêmes fringues, c'est l'armée de clones, tout pareil et tout comme l'autre sont les maîtres mots : font de teint, gel ultra-fixant, tee-shirts et pantalons moulants H&M, ainsi que la fameuse technique du « je-danse-oui-mais-pas-trop-pour-pas-trop-transpirer ».
La musique, elle, sert de prétexte à toute cette gentille mascarade, mais au final tout le monde s'en fout, ces gens là sont prêts à pseudo-danser sur à peu près n'importe quoi.

Je suis vite attiré par les intrus, comme cette fille poussée par ses copines de lycée, qui se retrouve accoudée au bar semblant se dire «T'ain qu'es-ce que je fous là moi ? ». J'aurais pu aller lui parler, si l'action n'avait pas été rendue impossible par un environnement sonore pour le moins oppressant.

Enfin, cela n'a rien à voir, mais j'aurais bien envie de gueuler sur l'UMP, dire à Fillon de se calmer surtout, mais je me rends compte que j'ai déjà pas mal écrit. C'est vrai qu'en ce moment je produis du vide, autant l'assumer pleinement. Alors pour me faire pardonner, je vous apprends que je n'ai plus accès au net dans ma piaule Avignonnaise (merci, voisins !), j'écris le tout en speed de la salle info estampillée « Communication » (s'il vous plait).

Oh hé, sinon, saviez-vous, pauvres fous, que Thalia et moi on est en train d'écrire une pièce extraordinaire et bouleversante ? Une histoire d'inceste entre frère et soeur (jeunes) en pleine guerre, à huit-clos. Quelle est la pertinence des tabous face à la menace de la mort ? Entre raison et désir qui l'emporte ? Quelle est notre limite de résistance à la tentation ? Céder ou ne pas céder quand le poids d'une société et de la culture se heurte à la puissance du désir ? Et surtout, comment extrapoler sur un sujet aussi minimaliste ? ... Bref, ne vous inquiétez surtout pas, je vous tiendrai au courant.



JD

Petit trip élitiste

Par Jocelyn D. :: 31/05/2007 à 14:38 :: Général
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Aux "malheureux" "lucides" occidentaux ...


Je n'ai plus la force de ne pas écrire...


J'ai eu beaucoup de mal a dormir hier soir, j'avais une migraine épouvantable, impossible de rester en place. Alors je me suis tapé deux ou trois histoires du Petit Nicolas en écoutant épures de William Sheller.
Ensuite, en fouillant dans mes tiroirs, j'ai retrouvé quelques vinyles que j'avais acheté aux puces il y a quelques années : une très vielle compilation de remixes de Dépêche Mode, Substance 1987 (autre compil) de New Order, et A Love Trilogy de Donna Summer, un échec commercial, sans aucun contexte son meilleur album.
« Mais elle rit, elle rit / Elle se fout de toutes mes envies / De mon absence et de ma vie / Car elle n'aime qu'elle », oui, même mon électrophone s'est mis a cracher du Polnareff, à 4h du mat', c'est dire.

Je suis content, j'ai trouvé une vidéo résumant assez bien l'esprit de la série anglaise "Sugar Rush" ( cliquez ici ) , oui oui, la série dont je vous ai parlé sur mon blog y'a pas si longtemps ( cliquez ici pour le souvenir ).

Et Sinon ? Sinon je me dis que je me suis accroché ces derniers jours à des choses bien dérisoires, j'essaye de prendre du recul sur mes tout récents emportements.
Promis, j'essaye de ne pas me dévaloriser, j'ai la truffe au vent, le regard tourné vers l'avenir, voilà, comme ça.

« Toi, tu passes ta vie à t'auto-traiter de con » m'avait justement reproché il y a quelques mois une  camarade apartride, avant de louer « ma lucidité qui (lui) manque» (cherchez l'erreur) 
Pourtant, il en a toujours été ainsi : les cons aiment être flattés, et les intelligents aiment être détestés (je me mets dans la caste des intelligents, bien sûr).

En revanche, une mise au point s'impose. La lucidité est loin d'être -selon moi- une qualité, c'est plutôt un boulet que l'on traîne et qui fait atrocement mal aux mollets.
La lucidité reste de la crotte, pusiqu'elle ne protège pas de la réalité, mais la rend plus triste.
Hélas (je m'en rends compte chaque jours) théoriser son propre malheur d'occidental (et l'exposer à la face du monde) ne l'empêche nullement d'advenir.
Certes, (cher lecteur) on est moins con, mais après ? à quoi bon ? quel est le bénéfice ? « Heureux les simples d'esprit » répète sans arrêt ma mère ; c'est vrai que j'envie les idiots qui m'emmerdent, et les idiotes qui me plantent.

La lucidité c'est l'intelligence du vide, elle déshumanise, elle fait de nous des vulgaires cailloux froids, effroyablement repoussants.

Plus que jamais, je rêve d'une révolution hédoniste dans ce monde so cynical auquel -pourtant- je participe grandement.

C'est parce que je suis un être blasé pratiquant le tirage de gueule à longueur de temps que je suis attiré par l'innocence, l'optimisme et la naïveté. Ce n'est pas un hasard si mon premier critère de beauté chez la femme est le sourire, tout le reste me semble si illusoire. 

Sur Msn, mardi dernier, j'ai exprimé à Halv mon envie de freiner mes textes égocentriques sur mon blog, afin de parler du monde, de la vie, des nuages, et des enfants qui courent dans l'herbe. Illico, il me rétorque : « On s'en fout de quoi tu parles. c'est le ton employé qui donne envie de lire».



Frustré un jour...

Par Jocelyn D. :: 23/05/2007 à 23:23 :: Général
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Mon voisin fêtard

"Nous allons proposer à l'opposition, une fois les législatives passées, un vrai statut: de présider une grande commission, sans doute la commission des Finances, de participer aux nominations d'un certain nombre de hauts fonctionnaires"
   François Fillon, aujourd’hui.


La stratégie, au fond, est un peu la même que celle de Mitterrand et Jospin avec les communistes : Les faire participer pour les affaiblir durablement (on voit maintenant à quel point cela a marché).
L’opération Ouverture® de Sarko, après la défaite cuisante de Ségolène Royal, amène les socialistes vers un terrible dilemme. Que faire ? Pactiser avec le diable, pour essayer de faire bouger un minimum de choses dans l’intérêt commun ? (Au risque de faire de grosses concessions), ou se conforter dans une opposition statique comme le PS a pu la pratiquer depuis 2002 ? (Posture, on l’a vu, pas si payante que ça)

Je m’excuse, je m’arrête en plein vol, j’avais promis de me calmer sur les discutions politiciennes de PMU.
Really Sorry,
comme dirait l’autre.
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Là, à l’heure où je vous parle, 22h35 mon voisin fait la fête, pour changer. Faut que je vous explique, y’a dans ma rue un type qui passe ses nuits à festoyer avec tous ses poteaux. Détail important : il ouvre toujours grand fenêtres & volets, histoire de bien montrer à la populass à quel point c’est l’éclate dans son antre.  Du coup, quand je m’ennuie, je me permets d’observer ces jeunes noctambules en action.

Les filles, de grandes brunes aux gros bonnets, plutôt excitantes mais l’air sacrément idiotes, gesticulent en parlant de baise. Quelquefois, elles se penchent dangereusement à la fenêtre, leurs corps secoués par de violents spasmes, et beuglent des phrases pas très cohérentes. J’aimerai beaucoup savoir quel genre de drogues elles prennent… ou alors elles sont au summum de l’excitation sexuelle et on besoin d’extérioriser…
bof, j’en sais trop rien.

Les garçons, eux, torses nus bien musclés et tout ce qu’il faut, sont au taquet. Ils dansent, rient, et hurlent des trucs du genre « Oh putttaiiin, mais regarde, regarde ça, oh merde, ouh, c’est trop bon hé ! » avec un enthousiasme certain.

Le volume de la chaîne HIFI est à son maximum, ça envoie de la Makina à fond les ballons. Les couples s’enlacent, et se roulent de gros patins… Une fois leur bouche-à-bouche terminé, j’ai toujours l’impression qu’ils me montrent du doigt en rigolant, c’est sacrement gênant. Dans ces moments là, je fais semblant de regarder ailleurs.

Tout ces gens réunis, ça fait un sacré boucan. Je m’étonne de ne pas encore avoir vu la police débarquer, apparemment personne ne s’est encore plaint (ou alors c’est la Police qui n’a pas voulu venir).

Bon, je ne vais pas tarder à faire un tour dehors. Peut être qu’au hasard d’une rue, on me remarquera.



Quoi ? C'est pas un blog politique ?

Par Jocelyn D. :: 21/05/2007 à 0:25 :: Général

Un souvenir qui vient,

comme ça...


Je me souviens d'une fille qui s'appelait Marion.

Elle était en option théâtre seconde, comme moi.
Jolie, elle l'était. Une grande brune, très mince, et des yeux foncés. Sa grâce m'avait frappé, cette délicatesse et cette finesse dans ses mouvements... dans son regard aussi.
J'avais la troublante impression qu'elle était constamment en symbiose, en harmonie parfaite avec tous les éléments qui  l'entouraient. C'est le genre de nanas qui incarnent la douceur, mais pas n'importe quelle douceur, une douceur enivrante et hypnotique, une douceur qui colle a la peau.

Fidèle à moi-même, je ne faisais qu'observer. Honnêtement, je ne me sentais pas en mesure de lui parler... Pour cela, il aurait fallu un minimum d'estime de moi, chose que je n'ai toujours pas. Dans ma tête, c'était la classe au dessus, et vu que je ne suis pas pour la lutte des classes, je restais à ma place, sans rien demander, ni même espérer.

Un soir, juste avant d'aller voir Platonov d'Anton Tchekhov, mis en scène par Jacques Lassalle au théâtre de Cavaillon, Camille (notre prof) nous proposa un exercice... Jouer la rencontre entre Platonov et Sofia, avec des instructions : la rencontre devait être très forte, très physique, riche en ambiguïtés sexuelles...
« Jocelyn, avec Marion, en improvisation !», hurla notre prof de théâtre. Et c'est ainsi que nous nous retrouvâmes, elle et moi, sur la scène.

Et là, moment magique. J'ai très vite enfilé le costume de Platonov, hâbleur, brillant et séducteur.
J'ai vécu en quelques minutes une intense rencontre, passionnée et puissamment érotique. Je ne contrôlais plus rien, habité par un personnage qui, c'est le moins qu'on puisse dire, ne me ressemblait pas.
Ces quelques minutes théâtrales sensuelles et intenses, je pensais les avoir oubliées.
Il y a des jours ou des souvenirs frappent, reviennent comme ça, sans qu'on arrive vraiment à comprendre pourquoi.

Et si je m'éloignais quelque peu de ces discours politiques qui barbent tout le monde, en privilégiant le théâtre et la musique ?...
Je pense terminer mon album en juin, et vais le mettre en téléchargement içi d'ici peu. J'aurais un peu plus de temps dans quelques semaines, je vais me replonger dans l'écriture et finir ma pièce de théâtre de science-fiction.

Je mise tout sur la sublimation, au sens freudien du terme. C'est toujours mieux que l'alcoolisme.



A la recherche d'un temps si peu connu

Par Jocelyn D. :: 17/05/2007 à 20:15 :: Général
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Ascension Malsaine


« Le souvenir d'une certaine image n'est que le regret d'un certain instant ;
et les maisons, les routes, les avenues, sont fugitives, hélas, comme les années »
Du coté de chez Swann.


« Nous vivons dans les ruines du Futur » Le Théâtre des opérations (M.G Dantec)


Ze truc qui m’excède en ce moment sont ces gens qui gravitent autour de moi (saurez pas qui, bandes de curieux)  qui semblent plus préoccupés par ce qu’ils représentent aux yeux de leurs proches que par ce qu’ils sont ou ce qu’ils font. Ces êtres qui ont comme perpétuelle et unique angoisse dans leur cervelle que cette lapidaire et néanmoins prodigieuse interrogation : « Mais  que vont t-ils penser de moi ? ».
Ils m’agacent, ces satellites qui ne vivent que dans le regard des autres, car cette attitude pousse au cynisme,
à la méchanceté, et au mensonge.
Ils m’agacent, oui, tout simplement parce que je deviens comme eux.

Le « est ce que je t’ai fait du mal ?» a été remplacé par le « qu’est ce que tu penses de moi ? »…
et on se dit que c’est beau le monde moderne.

Aie, mon mal de gorge, hop, un coup de Colludol dans ma bouche, ouh! c'est mauvais. Mon moral est au plus bas, en ce jour d'ascension (marrant non ?). Cool, je broie du noir, donc j'écris pour mon blog : bonne nouvelle pour mes lecteurs.

J'allume LCI, et je rigole intérieurement (auparavant j'avais pleuré devant La vie est un miracle, de Kusturica, il y a un temps pour tout). On y voit en boucle la vidéo de Sarko, dans une sorte de papa-mobile new-style, faisant coucou au peuple en remontant les champs élysées, « une entrée la la Kennedy » répète t-on sur ces images. Comme mon ami Joseph me l'a suggéré hier, remarquez qu'il n'y a pas eu de coup de feu.
Pfff, quelle arnaque ce Nico.

Et le vl'a t-y pas qu'il sèche une larme devant la lettre de Guy Môquet ! « Guy Môquet, martyr du PCF, sacré par la droite : le geste frappe. Dans ces conditions, toute opposition pavlovienne serait condamnée à l'échec. Il faudra juger sur pièces l'action future, sur le critère des valeurs et non celui de l'étroitesse partisane. Soyons calmes et tolérants : les objections viendront d'elles-mêmes. » écrit Joffrin dans le Libé de ce matin, et je suis entièrement d'accord.

J'ai la réponse à la question que j'avais posé il y a deux semaines, je crois (avant dernier post).
L'amour c'est cesser d'hésiter, c'est quand l'autour de soi devient fade, inintéressant, c'est quand on sent que rater quelqu'un serait rater sa vie... c'est regretter quelqu'un avant de le connaître... Bof, je sais plus trop...

Enfin si, je reste sur d'une chose: c'est facile de tout gâcher quand on est bien avec quelqu'un,
il suffit de lui dire  « je t'aime ».



Echecs et postures qui se répètent…

Par Jocelyn D. :: 09/05/2007 à 20:30 :: Général

Ruptures d’espoirs


Paris. Rue Solferino (siège du PS), j’arrive vers 18h30. Il y a des cameras partout. Je pose la question aux militants du Val de Marne, « c’est foutu » me répondent-ils. Foutu ? Foutu ? C’est-à-dire ?
« 47-53, et c’est définitif ».

Et maintenant on fait quoi ?
« On fait semblant, pour la télé, pour la fierté ».
Désolé, mais moi je peux pas.

C’est ainsi que les gens chantent « On va gagner » sans y croire, nœuds dans la voix et sourires forcés, alors qu’au même moment, quelques rues plus loin, les jeunes UMP clament « On a gagné », la mine réjouie, satisfaite, et des ballons bleus.
Il y a un écran géant : on regarde France 2 qui nous observe en hauteur. A notre hauteur, la tristesse et l’amertume sont palpables. A la hauteur de la camera de France 2, en plan d’ensemble, on a l’impression d’être enthousiastes et confiants. Je pointe mon doigt vers l’écran géant et je demande innocemment : « heu… c’est nous ce que l’on voit là ? »
Des minutes interminables et, vingt-heures-zero-zero, le résultat tombe. Là encore, tout le monde feint la surprise. « Ooooh non » braille une fillette de 17 piges à coté de moi, jouant très mal la déception.

Réaction sur écran géant, Strauss-Kahn s’emporte, toujours sur France 2 : il dit que c’est une très grave défaite, et il a raison. Parce que c’est DSK, il se fait siffler illico par des militants LCR présents et quelques MJS fanatiques : je me retiens et ferme ma gueule. Vous savez tellement bien siffler, ce serait bête de vous arrêter dans votre élan partisan.

Très vite, arrive la retransmission du discours-express de Ségo en direct de la maison de l’Amérique Latine. Elle est souriante, même resplendissante. Je demande à un voisin : « on lui a dit qu’elle a perdu ? », le voisin me regarde avec des yeux noirs : « Tu comprends rien, elle pense aux législatives, il ne faut pas casser une dynamique ». Ok ok, mais là, on dirait qu’elle est rassurée d’avoir perdue… Bon, je n’insiste pas.

Vient ensuite le discours de notre nouveau président, j’ai nommé Nicolas Sarkozy.
A ce moment là, ma voisine qui simulait (pour mieux passer à la télé) tombe réellement en sanglots et atterrie dans mes bras.
Très vite, je comprends qu’il s’agit d’une rupture violente d’espoir : Elle réalise alors que Sarkozy sera le président de tous les Français. Elle, militante, pleure, car son espérance, son combat est parti en fumée en quelques secondes, lorsque celui-ci prononce les mots magiques ‘Identité nationale’ au début de son discours.
« Sarko restera Sarko et fera du Sarko » bredouilla t-elle, désemparée.
« Oui », lui répondis-je (Que lui dire d’autre ?).

J’ai accumulé deux gros échecs ces derniers temps. Rompre avec l’espérance, c’est difficile. La semaine dernière, j’ai cru que j’allais vivre une belle histoire avec une fille bien. Le week-end dernier, j’ai cru que les Français n’allaient pas choisir un président néo-conservateur. Si Le Petit Robert cherche une définition pour le mot « looser », je leur suggère de me prendre en exemple.




JD

L’amour du risque

Par Jocelyn D. :: 02/05/2007 à 19:22 :: Général
Sueurs Froides, Déo & débat

« Débattre, par définition, c’est éviter de se battre… » (Mon ami Stéphane, à Marseille, en Juin dernier)




20 Millions de téléspectateurs environ, nez collés au tube cathodique, attentifs, scrutant secondes après secondes la petite phrase assassine, la réflexion vache, la référence moqueuse, mais aussi la maladresse honteuse, le bafouillage qui tue, le lapsus criminel…
Je n’ose même pas imaginer la tension qu’il y aura chez les deux candidats ce soir, lors de ce débat présidentiel qualifié comme « décisif », dans la mesure où il est capable, à lui tout seul, de faire basculer 100 à 200 000 précieuses voix, ce qui n’est pas rien.
Le cœur qui s’affole, la goutte de sueur à dissimuler, un sourire détendu (mais pas trop) et sympathique (mais pas trop)… Bref, je préfère ma place à la leur, même si, moi aussi, mon cœur s’affole (mais c’est un autre sujet….)

Pour en revenir au débat : ce qui m’épate, c’est le coté guerrier et très solennel de l’affaire. Comme si deux malheureuses heures nous permettaient d’avoir un panorama large, complet & précis de deux projets politiques ô combien différents … En fait, si on est à fond sur ce débat, si on est grave au taquet, c’est qu’il n’y a plus de débats entre personnalités politiques sur le petit écran. Les seuls contradicteurs des politiques sont maintenant des journalistes.  Ou alors, on en met huit dans une même pièce, bien éclairée et tout, et on les fait parler les uns après les autres… Mais ce n’est pas pareil : faire parler tout le monde c’est au bout du compte ne faire parler personne, et cela sème la confusion.

Vive les débats vous dis-je, il en faut plus. On a grandement besoin de confrontations d’idées, en tête à tête, et pas par médias interposés. Marre de ces grands rendez-vous du genre « le grand jury » avec des journalistes aussi ignares que compatissants. Franchement, regardez le débat Ségo - Bayrou de samedi dernier : ne vaut-il pas toutes les émissions politiques que l’on a pu supporter durant la campagne ? C’était un bel échange démocratique, avec un vrai contenu politique et non politicien. Cela fait plaisir, de mon coté ça m’a même foutu la patate : on a tellement pas l’habitude de voir ça à la télé …

De même, j’espère que Ségolène n’a pas sorti DSK du chapeau uniquement pour récupérer les voix de quelques centristes encore indécis. Ce serait trop facile et ce ne serait pas « juste ». Il y a un Strauss-Kahn d’après.
Le score de Bayrou et l’effondrement d’une certaine « extrême gauche », prouvent qu’une majorité de Français ont soif de social-démocratie.
Je suis désolé (je parle à ceux pour qui la drague centriste est une horreur absolue) mais c’est une réalité.

Je m’évade du sujet en me la pétant Delarue avec un appel à témoin qui n’à rien à voir :
Quand est-ce que l’on sait que l’on est amoureux de quelqu’un ? Qu’est ce qui vous le fait savoir ? Avez-vous déjà été amoureux ? D’un amour réciproque ? Dans ce cas, c’était comment ?

Venez m’en parler.

(Bilan dans une à deux semaines). 

JD.

Retranscriptions hasardeuses

Par Jocelyn D. :: 28/04/2007 à 4:56 :: Général

Et la marée monte.

Imbroglios de sentiments contradictoires, cauchemardés, moulinés, transformés. 4h38 du mat'


« At first when i see you cry, yea it makes me smile, yea it makes me smile »

(Lily Allen)


« Pourquoi tant de bruit ? Pourquoi ces efforts, ces emportements, ces anxiétés et cette misère ? Il ne s'agit pourtant que d'une chose simple, il s'agit seulement que chaque jeannot trouve sa jeanette »
(Arthur Schopenhauer)


Ce qui est bien quand il y a du vent et qu'on est très triste, c'est que la larme qui coule sur ta joue fait des zigzags. C'est artistique.

Julien est assis sur le banc, Clara, une fille à coté de lui, lui demande ce qu'il compte faire, maintenant. Après un temps, il répond.
- « Je m'en irai ailleurs, je verrai d'autres personnes, je me frotterai à d'autres cultures. J'irai draguer de belles filles avec de jolis sourires pour les oublier le lendemain. Je danserai en boite tous les week-ends,  je ferai semblant d'être intéressé par tout le monde. »

Clara se met à rire, un rire  acerbe, atroce, agressif. Jusqu'alors, elle avait de la compassion pour ce type.
- « Tu n'y arriveras pas, tu n'est qu'une pauvre merde ! »

Julien continue, sanglots dissimulés, il fait mine de ne rien entendre.
- « Je me ferai désirer sans provoquer la pitié. J'envierai publiquement les gens qui souffrent, pour la frime. Je baiserai sans compter, quitte à être lâche... »

Clara est partie, morte de rire. Il reste là, seul, les yeux rivés vers le large. Le soleil se couche et l'océan monte lentement.
Au loin, derrière le phare, une mouette agonise. Si l'on est attentif, on peut voir du sang sous ses ailes.

Courir, toujours, tout le temps, sans relâche. Et puis un moment, s'arrêter pour dire à quelqu'un, en le regardant droit dans les yeux : « C'est toi dont j'ai besoin, vraiment ». Et faire en sorte de le croire, et de le faire croire.

Il y a des jours avec, et des mois sans.


"Je mesure ... la responsabilité éminante, équimonore"

Par Jocelyn D. :: 23/04/2007 à 19:43 :: Général

Une présidente démocrate,

ça nous changera de Chirac.

(J’y ajoute Mitterrand).






Elle m’a énervé Marie Georges Buffet, sautillant sur sa chaise en qualifiant le discours de Ségolène Royal d’hier soir de « pas assez à gôôôche », « et c’est pas avec ça qu’on va gagner ! » ajouta t-elle par la suite, la mine ronchonneuse, à la télé.
Elle est gonflée quand même la communiste : elle a à peine 2 % dans ses poches, et elle s’en va nous donner des leçons de stratégie de victoire.

Les chiffres d’hier m’ont fait plaisir. Tout d’abord, le taux de participation. Ensuite le plantage quasi-général des extrêmes, Le Pen bien sûr (et c’est à savourer, surtout que je me suis méga planté dans mes pronostics), mais aussi la « gauche de la gauche », qui paye le prix de leur cynisme et de leurs divisions. La pire hantise du gauchiste étant de prendre le pouvoir, ses potentiels électeurs ont fini par comprendre que ces candidats ne servaient à rien  dans une élection présidentielle, sauf peut-être à affaiblir la gauche, justement.
Dommage qu’ils ne l’aient pas compris cinq ans auparavant (on se console en se disant qu’il vaut mieux tard que jamais).

Enfin, le score de Ségolène est plutôt bon, et il ouvre une espérance : celle d’une probable dynamique pour battre Sarko lors du  2e Tour. Là encore, c’était inespéré il y a  quelques mois, et on se prend à y croire, c’est affriandant.

Autant dire les choses comme elles le sont : mon investissement dans la campagne du 1er tour de Ségolène Royal n’a pas été ébbourifant. Je faisais un petit collage par-ci, un petit tractage par là, privilégiant le « cyber-militantisme »  et les argumentaires amicaux (avec plus ou moins de succès d’ailleurs).
Pourquoi cela ? Quelques actions de ségo m'ont refroidi :

Sa décision (au mois de Janvier) de mettre délibérément des personnalités comme Lionel Jospin, Pierre Moscovici ou Dominique Strauss Kahn au bord de la route m’avait indigné, surtout lorsqu’elle fout des Rebsamen ou des Chevènement à la place.
Son trip nationaliste "Avez-vous un drapeau chez vous ?, ça peut toujours servir !" m’avait terrorisé, car je pensais qu’il fallait au contraire se positionner en priorité sur des thématiques économiques et sociales pour marquer clairement nos différences et nos priorités face au candidat de l’UMP.
(C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait lors des trois dernières semaines, et c’est ce qui lui a permis de creuser -enfin- son écart avec François Bayrou....)

Ségolène Royal ne peut pas gagner seule, tout le monde en convient. Voilà pourquoi elle a eu, dès les résultats du 2e tour, l’audace de se présenter en candidate Anti-Sarko (comprenez par là, pour être très schématique : « le rassemblement plutôt que la division. »).
Elle n’est donc pas (plus)  la candidate du parti socialiste, ni la candidate d’une gauche ou de lâ gauche, mais la candidate de la démocratie et de la défense des principes républicains.
On peut s’en moquer, dire qu’elle ne sait toujours pas parler, qu’elle ne quitte que rarement les yeux de ses notes, qu’elle est vague dans ses affirmations.... C’est certainement son plus beau discours. Pourquoi ? Parce qu' elle adopte un point de vue  humaniste, qui, bien que fragile, ne tombe pas dans la caricature ou encore dans la démagogie. Son speech peut paraître bateau, convenu, mais face à Sarkozy, sa politique et son discours, il fait mouche.

Un président doit fédérer un maximum de gens autour de principes forts, il doit rassembler et apaiser les tensions en permanence. Camarades, un président idéal n’est pas un vrai socialiste, ou un vrai « homme de gauche », il doit être avant tout un vrai démocrate, capable d’avancer des compromis, même lorsque cela ne sert par ses propres intérêts ou ceux de sa famille politique.

La démocratie, c’est la paix, et c’est un combat permanent. Ne nous laissons pas embarquer (uniquement) dans un clivage droite - gauche stérile pendant les deux semaines qui viennent, les enjeux sont bien plus importants que cela.



JD

mal de mer / appel du large.

Par Jocelyn D. :: 22/04/2007 à 3:18 :: Général

Entre deux vagues



Vendredi matin. 09h45

Je suis un homme heureux, là. Heureux mais un peu fatigué. Et c'est dans cette sphère béate que flotte mon âme, navigue à vue, vers des eaux plus chaudes, plus tendres, plus agréables.

Ce matin, malgré les cernes, j'étais bien. Un soleil – pas trop puissant – et un petit vent frais, harmonie totale avec mon environnement extérieur, avec la nature (ce qu'il en reste)... oserais-je terminer : avec moi-même (ce qu'il en reste).

Arrivé à mon semblant de bureau de stage, très lumineux pour neuf heures du mat', et le sentiment  d'avoir fait un rêve puissamment agréable... que je sais réel. Utopie concrète ? Songe d'une nuit de printemps ? J'allume l'ordinateur, et le disque dur hurle de douleur au démarrage, pauvres machines.

Et « pouf », repensais-je alors, ça arrive, c'est arrivé au moment ou l'on s'y attend le moins (du moins c'est ce que l'on se dit).
Immoral, déraisonnable mais agréable. On se dit qu'on peut mourir demain, impossible de passer à coté de la thématique du départ furtif qui fait froid dans le dos : « God Only Knows », gueulait Brian Wilson, bien conscient du problème.

Je m'étonne : pas eu besoin d'aller dans une pharmacie acheter des tubes de 500 mg de « Confiance-en-toâââ », même pas eu la nécessité de sniffer de l'estime.
Les semaines se suivent et se ressemblent pas, Murphy semble être congé, ou il est parti ailleurs, qu'il ne revienne pas, pas tout de suite en tout cas.

Le pire n'est jamais décevant, mais le pire n'est jamais certain. Définitivement.


Samedi Matin. 12h50

Désemparé, tenaillé par des questions sans fin, mais en pleine forme. C'est différent. Le soleil m'aveugle. Je navigue toujours à vue, mais je croise de gros icebergs. La situation se retourne et ma pirogue tangue, J'ai peur de sombrer.
En attendant le bus, je cherche des boucs-émissaires, Platon tiens : ce crétin qui a toujours lutté pour séparer corps & esprit, et cette séparation est devenu un fondement, un pilier de nos sociétés. Bien joué mon con.

Tempête en vue, donc. Il faut tenir. « Quel que soit le temps que ça prenne, quel que soit l'enjeu... »

« Entrez dans l'espérance », comme dirait l'autre... Bin pourtant j'fais de mon mieux m'sieur, et je préfère le mot "confiance".

J'ai confiance.



JD

évaluez-moi, évaluez moi !

Par Jocelyn D. :: 14/04/2007 à 2:06 :: Général
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La vraie vie d'Alice
« Attaques ! » Conseil de Lionel, dans un bar.


Semestre terminé sur les chapeaux de roue (j'ai merdé tous mes derniers partiels), convention de stage bloquée, rendue in-extremis (ou comment cavaler dans Avignon sous la pluie pendant plus d'une heure), La lmde qui est convaincue que je ne cotise pas, l'unef qui m'appelle tout les jours pour les élections étudiantes crous (et toujours la même réponse de ma part : bin non les cocos, je peux pas là ). At last (but not least), un gars de ma promo m'a dit que je ressemblais à J.L Borloo jeune (et ta soeur elle bat le beurre ?).

Semaine noire, c'est la loi de Murphy, que voulez vous y faire...

Je ne veux plus être ma propre marionnette, je m'ennuie, je m'agace. Il faut un autre pilote dans l'avion.
A qui le tour alors ? J'envisage très sérieusement de passer les commandes en vendant ma personne sur Ebay car – en plus – je suis très curieux de connaître ma valeur en Euros (ou en carambars).

Evaluez-moi, chers visiteurs, dans un monde où tout se vend et tout s’achète, où l'on traite l'humain en part de marché : combien vaux-je ?. Et surtout, que voudriez-vous faire de moi ? En quoi puis-je vous être utile ?

Bon, je délire, un délire un peu jaune, très amer. Au fond, c'est quand même un peu ça : dans mon blog, je communique comme une marque, avec une identité forte, le tout dans un régime concurrentiel très élevé. Oui, j'ai la modestie de me présenter en tant qu'institution : je détermine mes propres normes discursives,  normes que mes interlocuteurs interiorisent, et roule ma poule.
Mon plus-produit, c'est le cynisme. Ma cible, c'est vous.

-
Dans le Voici* de la semaine dernière, le scoop est passé inaperçu en période éléctorale : Enfin, on apprend la vraie vie d'Alice.
Alice, mais si ! l'emblème commercial du fournisseur d'accès internet, celle qui veut tout rendre transparent dans la maison, et qui ne se déplace pas sans sa fameuse bande-son « woo-hou (guitare) woo-hou », etc.
La belle se prénomme en réalité Vanessa Hessler (je sais, ça fait un choc), elle a 19 ans , et on la voit dans ce canard, en train de faire des bisous – tout sourire - avec un monsieur qui fume des camels et porte un gros blouson en cuir.
Bisous couchés, bisous assis, bisous dans le parc, bisous adossés sur un muret. Le tout dans « les rues printanières de Rome », ou elle entend partager avec son jules « le goût des choses simples »* (comme avec les saucisses Herta, en somme).

Aux vues de ces photos, la pauvre demoiselle n'a pas l'air de se rendre compte de toutes les insultes proférées à son égard au même moment, partout en Europe. Prise à partie par des utilisateurs mécontents et enragés : lorsque le modem ne voulait pas marcher et que la « Hotline », fraîchement délocalisée au Maroc, était occupée. Mais elle s'en fout, elle fait des bisous.


Et elle a bien raison.

JD


* Voici N°1012


Blog de soutien psychologique

Par Jocelyn D. :: 10/04/2007 à 17:16 :: Général

Ahmadinejad, Le Pen, Bush, Sarko...

c'est quand l'independance day ?


« le seul libérateur des femmes, c'est peut-être Joseph Mortimer Granville »

(moi, à une féministe de droite)


10 jours de répit, parce que je suis en pleine période de partiels. Faut pas déconner non-plus.

Déjà c'est gentil tous vos messages dans ce qui devient un blog de soutien psychologique. Mention spéciale à Lionel, qui a écrit le 100 ème commentaire. Ouais, 100 commentaires en 3 mois d'existence, y'a pas à dire, ça cartonne. Une question cependant : pourquoi les billets les plus rapidement écrits sont ceux qui remportent le plus d'adhésion ?
Mystère et boules de gommes, dirons-nous....

Plusieurs choses à dire : tout d'abord, je me réjouis qu'on reparle de Le Pen, qu'on s'affole quelque-peu, même si faut pas crier au loup non plus, cela sert a rien de se faire peur juste pour le plaisir.

Voilà ce qu'il faut savoir : si l'on part du fait qu'entre 2002 et 2007, la situation qui a  déclenché le vote Le Pen n'a guère changée, il n'est pas idiot d'affirmer que ceux qui on voté FN aux dernières élections n'ont aucune raison de ne pas réitérer leur (abject) vote. Cela voudrait dire que son électorat pèse (au moins) 19 %, voire plus. Et oui, c'est beaucoup.
Rappelons au passage que, lors de la dernière présidentielle, peu de votants « le Pen premier tour » se sont rétractés sur l'autre candidat lors du second. Cela peut faire réfléchir tous ces zozos qui me font, tous les jours, des théories bancales sur le report de voix « Frontistes ». (il se reconnaîtront).

-
Aussi, qui veut me soutenir sur le fait que le
Independance Day de R. Emmerich (1996) est certainement une des plus grandes superproductions pro-démocrates qu'Hollywood n'a jamais produit ?
Lors du visionnage de l'oeuvre sur TF1 mardi dernier, j'ai eu cette révélation. J'ai voulu en parler sur mon blog, j'ai pas osé. J'ai exposé ma théorie à la Fac, j'ai provoqué des rires homériques, ça m'a irrité, alors voilà :
Tout d'abord, je conçois que ce film à priori sérieux est involontairement drôle car il rassemble en deux petites heures tous les ingrédients d'un grand nanard américain. L' histoire est invraisemblable et bourrée de non-sens (même s'il s'agit de SF), le patriotisme américain est béat, cucul la praline, sirupeux à en être gerbant : ce grand pays qui sauve le monde par l'intermédiaire de son président qui prend les commandes d'un chasseur, même si on se plaît, au même moment, à imaginer le bon Bush au volant d'un F16 pour sauver l'humanité...

Mettons cette première réaction de coté, et réfléchissons... Qu'est ce que les aliens détruisent en premier ? : la Maison Blanche, le Capitole, la Statue de la Liberté. Et c'est un marine noir looser, un scientifique juif parano et un paysan alcoolique qui sauvent le monde. Les rejetés du système (en quête de légitimité) prennent leur revanche en zigouillant les ET.
De même, rappelons que R. Emmerich est Allemand (oui je sais, c'est pas un argument en soi, mais bon)

Pour terminer là dessus, ce qui est intéressant dans ce film catastrophe, c'est son coté visionnaire : son réalisateur a très bien préfiguré le délire patriotique de l'après onze septembre, et ses excès ; et il faut bien admettre que certaines scènes d'explosions ont des similitudes troublantes avec ces mêmes attentats terroristes.

-
Sinon (rien à voir) pensez, chers lecteurs, aux pauvres électeurs de gauche terrassés par le concept du « vote utile » : vote utile, ok mais jusqu'où ? Jusqu'à voter F. Bayrou parce qu'il est indéniablement le mieux placé pour battre Sarko au second tour ? Est-ce que l'on ne se situe pas vers un référendum « pour ou contre Sarkozy » ?, et est-ce que l'on ne mélange pas trop les élections législatives avec l'élection présidentielle ?

Enfin, je me marre quand je vois la « communauté internationale » agiter la menace des sanctions fiscales en Iran. Encore une fois, le plan d'Ahmadinejad marche comme sur des roulettes : rien de mieux pour justifier sa haine envers l'occident.
Bien joué les gars.



La politique va s’emparer de certaines choses et en délaisser d’autres. Certaines choses
sont politiques et d’autres non. Laissons les bulles exploser avant d'en finir. C'est le retour du mammouth :
http://mammouth.forumactif.fr (retour d'un forum "Fabrien" lancé par stéphane et moi (et d'autres),... enjoy ! )

JD


25 minutes sportives !

Par Jocelyn D. :: 31/03/2007 à 1:09 :: Général

Un grand moment de solitude

et une pincée de faux narcissisme.

00h40

Clavier sous les mains avant dodo mérité. Sous la contrainte, j'écris un post.

Un peu comme les soldats anglais, prisonniers en Iran, qui bafouillent des excuses maladroites à la télévision, oui, vous avez forcément vu ça, Tony Blair semblait même bien embêté par cette affaire.
Parce que, pour tout vous dire, moi aussi, on me menace. On me demande avec insistance pourquoi je n'écris plus sur mon blog. Et j'ai beau expliquer qu'il y a des jours comme ça où l'envie d'écrire est quasi-nulle, mais rien à faire, la foule est vorace, obstinée, elle ne veut rien comprendre.
De vous à moi, c'est dur d'avoir des fans : il y a beaucoup de contre-indications non-inscrites sur la notice, réfléchissez bien avant d'investir.

Premier jet dans ce billet volontiers destructuré : « Nous disons des choses que nous ne croyons pas à des gens qui ne nous croient pas, mais on fait semblant d'y croire : on est dans une campagne électorale schizophrène ». Citation de Vaclav Havel, certes quelque-peu modifiée. Cette surenchère nationaliste de la candidate socialiste sur les pas des sarkozystes, personne n'y croit, mais Jaques Julliard sur LCI ce matin, trouvait ça malin, taquin, rusé. Et se concentrer sur les questions d'ordre économique et social ?
Mais ça ne va pas monsieur ? vous êtes en campagne présidentielle, un peu de décence tout de même !


Mercredi sinon, représentation au théâtre des Carmes après six semaines de répétitions. Unité d'ouverture de l'université, ce qui me donne trois crédits supplémentaires dans ma besace semestrielle.
J'ai fait mon petit show devant une centaine de personne, un truc assez glauque que j'ai écris lors d'une nuit mélancolique, un truc qui m'a laissé un bon quart-d'heure, seul, sur les planches :
L'acteur Jocelyn incarne donc un homme qui avoue une liaison romantique avec « Betty », une machine à laver quelquonque d'une quelquonque Laverie, et qui crache son désespoir à l'auditoire en dénonçant du même coup le système capitaliste et Karl Marx. Bref, tout un programme...
Mais voyez vous, au début, l'incrédule public croit bêtement que je parle d'une fille de joie, ce qui renforce le coté piteusement cocasse de la révélation finale, roulement de tambour : « oh oh mais j'ai compris, ce n'est pas une pute, ce garçon aime un lave-linge, oh oh , c'est délicieux !! ».
Bref, un texte succulemment grotesque, mais qui fait mouche à tout les coups, car plus que jamais, la pitié fait rire.

Précision utile : pas une personne dans le public était là pour moi.
Conséquence : personne ne m'a filmé, ou même pris en photo, personne n'a osé me lancer un amical « franchement, c'était super !»... Non, rien de tout cela... Mis à part, peut-être, quelques timides sourires à mon égard, que j'ai d'ailleurs senti trop spontanés pour êtres foncièrement honnêtes.
Les autres du groupe avaient dans le public leurs amis, avec leurs vrais sourires et leurs félicitations personnalisées.
J'ai fui comme un voleur dès la fin de la représentation. A ce moment précis, il pleuvait, et je me suis dit que « tous ces moments se perdront dans l'oubli, comme les larmes dans la pluie » (Blade Runner).


Ultime paragraphe, et une confession : ma fascination pour les gens seuls est croissante. Mon hobby, c'est de les observer. Ceux, sur les terrasses de bar, qui regardant les gens passer en sirotant une bière. Ceux qui ne sont pas accompagnés au cinéma, ou bien ceux qui pleurent, seuls, aux milieu d'une foule, dans une indifférence malsaine.
J'aime regarder les gens qui mangent, seuls, au restaurant universitaire. Ils se mettent dans un coin de table, histoire de ne gêner personne. Ils ne lèvent que rarement les yeux de leur assiette, ils ont peur d'êtres vus. Quand ils entendent des rires au loin, leurs mains se crispent, ils feignent de fermer les yeux, une crainte  : peut être sont-ils en train de se moquer de d'eux ?.
Les autres, pas loin, mangent, et s'entourent, tel un troupeau. La solitude est tout autour d'eux, ils se regroupent pour ne pas l'entre-apercevoir. Le soir sur son ordinateur, l'un deux écrira une lettre d'amour qu'il n'enverra pas.

Promis, la prochaine fois, j'écrirai plus lisiblement, avec moins de fautes.


01h04


Shuman, nous voilà !

Par Jocelyn D. :: 25/03/2007 à 20:24 :: Politique

Europe,

entre parenthèses...

                                                                                        «  En finir avec cette merde d'état nation. » Toni Negri


À l'heure où l'ex ministre de l'intérieur mélange avec une évidente malice pétainniste, immigration et identité nationale, à l'heure où la candidate socialiste à la présidentielle se donne comme priorité de remettre le drapeau tricolore dans toute les foyers de France tout en déplorant que les sportifs français maîtrisent mal leur hymne national, le constat est sans appel : L'Europe, on s'en balance un peu.

L'union ne s'est jamais construite exclusivement à l'image de la France : pour l'avoir cru trop longtemps, les Français ne se reconnaissent plus en elle. J'ai l'impression que l'on fête le traité de Rome car on se dit secrètement que celui-ci ne serait peut-être pas adopté s'il était soumis aujourd'hui au vote des français.

Pourtant, au lendemain de la victoire Francaise et Hollandaise du NON au TCE (Traité établissant une Constitution Européenne), combien de politologues se sont lancés mordicus dans des analyses douteuses du genre : « les français se sont réappropriés le débat européen », avec cette arnaque inouïe, « le camp du non », (de gauche évidement) : regroupé en une force "antilibérale & unitaire", cette grande force censée être décisive pour les élections à venir.

On cherche toujours ce « plan B* », mais on parle quand même içi où là d'un éventuel nouveau traité Européen. Voilà ce qui en ressort : Sarko ne veut pas de référendum pour un éventuel nouveau traité, Bayrou et Royal si. Là ou je suis en désaccord avec les deux derniers (le premier, c'est de notoriété publique) c'est que je pense qu'il faudra obligatoirement un référendum Européen, c'est à dire le même jour, dans toute l'UE, à la place d'un simple référendum national. C'est la meilleure façon d'atténuer les nationalismes primaires, et puis même, l'Europe c'est l'Europe, et pas une simple addition de pays.

Pour le futur traité en lui-même, je met au défi quiconque de m'assurer qu'on aura, à coup sûr, un meilleur texte que celui qui nous a été proposé jadis.  Evidemment c'est un souhait, mais une difficulté reste à surmonter : la majorité des pays de l'Union Européenne sont à droite, tendance libérale ou (et) nationale... c'est un fait et il va falloir faire avec. D'intenses et difficiles négociations attendent le prochain président de la république puisque celui-ci prendra, au début de son mandat, la présidence de L'UE, et tout le monde va nous attendre au tournant.

Refrain connu : la meilleure solution serait de virer la partie dite « trois » du texte (hypocrisie totale en vue, car elle existe et existera sous une autre forme) , avec en bonus, la tentative d'en faire un texte plus simple, plus lisible, plus démocratique.

Et bien reprenons le refrain, tous en coeur, et espérons qu'il mènera à terme...

J'aimerai bien aussi chanter l'hymne à la joie
à la fin des meetings. Ça me rappellerait que je suis aussi et avant tout Européen. Ca fait jamais de mal, je pense.

Cocorico ?

                                                                                                           * à moins que cela soit le « Plan Bayrou » ?


JD




free-aigreur

Par Jocelyn D. :: 23/03/2007 à 22:51 :: Général

Accolades Conviviales 

« Look here, read what I wrote on my shirt: Baby, baby I love you » Mutantes, "BABY"

J'aime ses moments là. On se sent tout con, tout léger et un peu important, parce qu'une jolie fille vous a dit bonjour et a eu la gentillesse de faire semblant de s'intéresser à vous. Furtivement, au détour d'un couloir, entre deux cours, à la BU, dans la rue, dans un car, ou à la sortie du restaurant universitaire.
Je tombe amoureux une à deux fois par jour. C'est déplorable. Heureusement je concrétise tout en dormant, car j'ai encore la chance de maîtriser mes rêves. Je suis l'incarnation parfaite de la loose qui s'assume.

Désolé pour cet égarement, la pitié attire la pitié, j'ai pas besoin de ça. Bon alors, je vais être sarcastique sur l'actualité politique, hein, comme d'habitude...

Et bien non, merde. Vous savez qui j'ai croisé cette semaine ? Catherine Deneuve. Faites pas le rapprochement, je l'ai jamais trouvé spécialement jolie Catherine, même quand elle était jeune.
Mais le fait est là, j'ai croisé Catherine Deneuve. Alors ça fait quoi ?
Et bien pour tout vous dire, j'ai longuement bloqué sur elle, « mais elle me dit quelque chose, cette bonne dame. » pensais-je. Impossible cependant de mettre un nom sur ce fichu visage.
C'est lorsqu'elle s'est retrouvée à deux (ou trois) mètres de moi que j'ai (enfin) tilté. Bon sang mais c'est bien sûr ! C'est Catherine, Catherine Deneuve!

- Et après ?
- Bin rien, c'est tout.
- Tout ca pour ca ?
- Oui, que voulez-vous que je vous invente de plus ? Que je lui ai parlé ? (non, soyons serieux) Que je l'ai frappée ? (je n'aurai pas pu) Que je l'ai embrassée ? (elle n'aurait pas pu)....

Et pourquoi n'ai-je pas fait comme ses jeunes & honnêtes gens qui se pelotent en ville, les « free hugs » comme ils disent, idée prétendument révolutionnaire, révélatrice de l'individualisme et du manque d'affection dans notre société ? (car c'est bien connu, c'est la faute à la société.).

Ok, mais c'est quoi, très exactement, le concept ? Et bien, tiens toi bien c'est fou, on se prends dans les bras pour s'oublier aussitôt, un zozo pas bien loin filme l'exploit, et les images se retrouvent sur youtube avec de la pop de superette.
Woaw, super les gars, on prend et on jette en quelque sorte : c'est de l'affection-Kleenex sous couvert de voyeurisme ? Mais naaaan, c'est formidable !
Et bien soit, si c'est formidable, c'est formidable.

Voilà, c'était juste pour égratigner un unanimisme ambiant, c'est mon coté Jean François Kahn. Rassurez vous, moi aussi j'ai envie d'être free-hugsé.

- Sinon j'ai vu Ségolène à Marseille.
- Et alors ?
- Et bien, on a chanté la Marseillaise deux fois.


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